Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Mar. 31 mars | Saint du jour | Parole de Dieu
Advertisement
  • Flash Info

    Jubilé 2025 Année Sainte à Rome: pèlerinages et événements ouverts
    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    ✝️ En direct

    Vatican en direct

    Suivez en direct les célébrations et événements liturgiques depuis la Cité du Vatican.

    no_image
    Veillee_AngeloBecciu

    Le cardinal Becciu renonce à participer au conclave

    Dans une déclaration transmise par ses avocats le 29 avril 2025, le cardinal Angelo Becciu renonce à participer au conclave. Déchu de ses droits cardinalices par le pape François en 2020, le cardinal italien avait dans un premier temps déclaré à la presse compter participer au scrutin.

    Le collège cardinalice compte donc toujours 135 électeurs en vue du conclave – le Saint-Siège ne comptabilisait déjà pas le cardinal Becciu dans sa liste officielle.

    Depuis le 25 avril, des rumeurs rapportaient que le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État sous François, avait lu lors des congrégations générales deux lettres du pontife défunt confirmant la destitution du cardinal Becciu. Hier, plusieurs médias avaient annoncé que le cardinal sarde avait fait volte-face et renoncé, une information que les cardinaux interrogés ce matin par les journalistes n’ont pas voulu confirmer. La réponse aux interrogations est finalement venue de l’avocat du cardinal sarde, Me Fabio Viglione, qui a fait parvenir un communiqué.

    «Ayant à cœur le bien de l’Église, que j’ai servie et continuerai à servir avec fidélité et amour, ainsi que de contribuer à la communion et à la sérénité du conclave, j’ai décidé d’obéir, comme je l’ai toujours fait, à la volonté du pape François de ne pas entrer au conclave tout en restant convaincu de mon innocence», affirme le cardinal dans cette brève communication. Sa non-participation au conclave ne l’empêche pas d’assister et d’intervenir lors des congrégations générales.

    Premier cardinal condamné par la justice civile vaticane

    Le cardinal Becciu a occupé les positions influentes de substitut de la secrétairerie d’État de 2011 à 2018 puis de préfet de la congrégation (désormais dicastère) pour les Causes des saints. Le 24 septembre 2020, le pape François l’a poussé à démissionner de son poste de préfet en raison de sa mise en cause dans l’affaire dite «de l’immeuble de Londres». Le Sarde a été ensuite été inculpé par la justice vaticane en juillet 2021 et condamné en première instance à 5 ans et demi de prison pour détournement de fonds publics en décembre 2023. Le procès en appel doit se tenir à l’automne prochain.

    La justice vaticane reproche au cardinal d’avoir notamment permis un investissement contraire aux normes légales du Saint-Siège, aboutissant à l’acquisition d’un immeuble à Londres. Engageant une part très importante des ressources financières de la secrétairerie d’État, cet investissement a été très défavorable aux intérêts du Vatican, qui a perdu une somme estimée entre 139 et 189 millions d’euros, selon le promoteur de justice du Vatican, Alessandro Diddi.

    Mais ce n’est pas tout: dans un autre volet du procès, le cardinal a été reconnu coupable de détournement de fonds – de 570’0000 euros – dans le cadre de l’embauche, entre 2018 et 2019, de l’intermédiaire Cecilia Marogna pour une opération visant à libérer une religieuse retenue en otage dans le Sahel. Le tribunal considère que l’argent n’a pas été utilisé à cette fin.

    Angelo Becciu a également été reconnu coupable de détournement de fonds – de 125.000 euros – dans le cadre de deux versements effectués avec l’argent de la secrétairerie d’État en 2015 et 2018 à une association diocésaine de Sardaigne gérée par son frère. Le tribunal reconnaît que la destination des fonds était licite – l’argent du Saint-Siège pouvait servir à financer ce type d’association -, mais qu’il s’agissait néanmoins d’une «utilisation illégale» des fonds en raison de la présence de son frère dans l’organisme bénéficiaire.

    Le cardinal a récemment perdu un autre procès – auprès du tribunal de Côme – contre son ancien subordonné au sein de la secrétairerie d’État (et principal témoin de l’enquête vaticane) Mgr Alberto Perlasca, à qui il demandait notamment une compensation pour les conséquences de la perte de ses droits cardinalices. Il conteste vivement sa condamnation, dénonçant une «enquête fabriquée de toutes pièces» et met notamment en cause la manipulation opérée sur le témoignage de Mgr Perlasca par une lobbyiste italienne, Francesca Immacolata Chaouqui, sur laquelle enquête actuellement la justice vaticane. (cath.ch/imedia/cd/mp)

    Actualités liées

    Actualités les plus lues