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    «Régner, c'est servir», rappelle le cardinal Sandri aux cardinaux du conclave

    «Régner, c’est servir», a affirmé le cardinal Leonardo Sandri en célébrant la messe du cinquième jour des « novendiales » – ces neuf jours de prière traditionnels pour un pape défunt – dans la basilique Saint-Pierre avec le collège cardinalice, le 30 avril 2025. Le vice-doyen du Collège cardinalice - qui n'est plus électeur - a encouragé les cardinaux à dialoguer pour élire le prochain pape.

    Quatre jours après l’enterrement du pape, cette messe était dédiée particulièrement à la Chapelle papale, c’est-à-dire aux proches collaborateurs du pontife. Devant eux, le cardinal Sandri a rappelé dans son homélie que «quelques instants avant la Veillée [de Pâques], cette basilique avait reçu la visite du pape François». Le pontife argentin y avait fait une sortie surprise le 19 avril pour exprimer aux fidèles sa proximité en cette fête, deux jours avant sa mort. «De façon probablement inconsciente, il se préparait à traverser […] une autre nuit que la résurrection du Christ nous permet de qualifier de bienheureuse», a confié le cardinal argentin.

    Envisageant le prochain Habemus papam - le conclave s’ouvrant le 7 mai –, le cardinal Sandri a souligné devant les électeurs l’agenda spirituel du futur pontife: la préparation de l’Année sainte de 2033, marquant les 2000 ans de la mort et de la résurrection de Jésus.

    « Régner, c’est servir »

    Le prélat de 81 ans a souligné dans son homélie la provenance très variée des cardinaux créés ces derniers années par le pape François, « des îles Tonga avec les îles du Pacifique aux steppes de Mongolie, de l’ancienne Perse avec Téhéran au lieu d’où a jailli l’annonce du salut, Jérusalem ». Il a aussi cité des lieux « qui abritent aujourd’hui un petit troupeau, parfois marqué par le martyre, comme le Maroc et l’Algérie ».

    Sur tous les continents, comme à la Curie romaine, il a enjoint ses confrères à garder la conscience que «régner, c’est servir». «Nous sommes tous appelés à servir, en témoignant de l’Évangile jusqu’à l’effusion du sang, comme nous l’avons juré le jour où nous avons été créés cardinaux», a-t-il insisté.

    Il a rappelé que l’un des titres traditionnels de l’évêque de Rome était Servus Servorum Dei – serviteur des serviteurs de Dieu. « Le pape François l’a vécu, en choisissant différents lieux de souffrance et de solitude pour réaliser le lavement des pieds pendant la Messe in Coena Domini [Jeudi saint, ndlr] », a-t-il souligné. Il a aussi mentionné le geste de François qui, en 2019, s’est agenouillé et a embrassé les pieds des dirigeants du Soudan du Sud, en implorant la paix. Il y a vu «ce même style, jugé scandaleux par beaucoup, mais fortement évangélique, avec lequel saint Paul VI, il y a cinquante ans, le 4 décembre, dans la chapelle Sixtine, s’est agenouillé pour baiser les pieds de Melitone, métropolite de Chalcédoine».

    Le dialogue entre générations

    Évoquant les 252 cardinaux du monde représentant diverses générations, de 45 ans – l’âge du plus jeune, le gréco-catholique Mykola Bytchok – à 99 ans, le cardinal Sandri a prêché le dialogue intergénérationnel, thématique chère au pape François. «Il n’y a pas d’avenir sans cette rencontre entre les vieux et les jeunes ; jamais de prophétie sans mémoire, jamais de mémoire sans prophétie» a-t-il déclaré en citant le pontife argentin.

    Pour l’ancien préfet du dicastère pour les Églises orientales, «d’une certaine manière, le pape François laisse également cette parole au Collège des cardinaux». Le cardinal Sandri a alors engagé l’assemblée à «se laisser enseigner par Dieu, sentir le rêve qu’il a pour son Église et essayer de le réaliser avec une jeunesse et un enthousiasme renouvelés». (cath.ch/imedia/ak/mp)

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