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    Ganswein.VaticanMedia

    Mgr Gänswein assure s'être réconcilié avec le pape François 

    Mgr Georg Gänswein, ancien secrétaire de Benoît XVI, a assuré, le 11 décembre 2025, s’être réconcilié avec le pape François peu avant sa mort. L’actuel nonce aux pays baltes, avait été écarté de sa charge de préfet de la maison pontificale par le pape argentin.

    L’archevêque allemand est revenu devant des journalistes sur sa relation « pas toujours facile » avec le pape François. Venu à Rome pour la remise du ‘Prix Ratzinger’, le prélat en a profité pour avoir une audience avec le pape Léon XIV.

    L’ancien secrétaire particulier de Benoît XVI a été une figure importante au sein de la Curie romaine ces dernières années, d’abord auprès du pontife allemand, puis après la renonciation de ce dernier en 2013, en se mettant au service de François. Dernier préfet de la Maison pontificale en date, Mgr Gänswein a cependant vu ses responsabilités lui être retirées par François en 2020, à la suite de désaccords. L’Argentin avait ensuite obtenu sa démission formelle en février 2023, quelques mois après la mort de Benoît XVI, et l’avait laissé sans mission pendant un an et demi avant de lui confier la nonciature aux pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) en 2024.

    Un des épisodes qui avait suscité des tensions entre le pape argentin et Mgr Gänswein fut la publication d’un livre co-signé par Benoît XVI et le cardinal Robert Sarah sur le célibat sacerdotal en janvier 2020. Ce coup éditorial avait été perçu comme une manière de faire pression sur le pape François en utilisant l’autorité morale de son prédécesseur. Le pape avait immédiatement réagi en demandant à Mgr Gänswein de se concentrer sur sa mission de secrétaire de Benoît XVI.

    Cette mise à l’écart avait été mal vécue par l’archevêque allemand, qui s’en était plaint dans ses mémoires, parues seulement quelques jours après la mort de Benoît XVI. Il y rapportait des critiques exprimées par le pape allemand à propos de décisions prises par son successeur. Interrogé sur sa relation avec François, Mgr Gänswein a reconnu que « ce n’était pas toujours facile » et a nié vouloir masquer les difficultés dans leurs relations.

    La paix liturgique a été «endommagée» par Traditionis Custodes

    Un autre des désaccords entre Mgr Gänswein et François a été la publication du Motu proprio Traditionis custodes en 2021, par lequel le pontife était revenu sur la libéralisation de la messe dite « tridentine » opérée par Benoît XVI dans le Motu proprio Summorum pontificum (2007). «La situation après Traditionis custodes a été très délicate et difficile», a assuré l’archevêque allemand, qui estime que la «paix liturgique apportée par Benoît XVI a été endommagée». Il a néanmoins confié avoir perçu «des signes dans la bonne direction» depuis le début du pontificat de Léon XIV.

    François voyait dans le maintien de la liturgie tridentine le risque d’un rejet du Concile Vatican II au profit d’une soi-disante ‘vraie Église’ revendiquée par certains fidèles traditionalistes. « Abusus non tollit usum », a affirmé Mgr Gänswein, interrogé sur ces débordements. En 2007, cette maxime juridique latine – qui signifie «l’abus n’interdit pas l’usage» – avait été utilisée par le cardinal Carlo Maria Martini dans un article pour défendre la liturgie conciliaire contre ceux qui déploraient des «abus liturgiques» et prônaient un retour à la liturgie «latine».

    Sa réconciliation avec François et son « impression excellente » de Léon XIV

    Concernant François, Mgr Gänswein n’a pas exprimé d’amertume sur ces désaccords, rappelant que «le pape est le pape, c’est le successeur de Pierre !». «Avant sa mort, lors de ma dernière audience avec lui, je me suis excusé auprès de lui et nous nous sommes réconciliés », a-t-il même confié. Il s’est rendu en juin prier sur la tombe du pontife argentin à Sainte-Marie-Majeure.

    À propos de Léon XIV, Mgr Gänswein a exprimé sa satisfaction : « Quand je l’ai vu et entendu pour la première fois, j’ai eu, à partir de ce moment, une impression excellente ». L’ancien préfet s’est réjoui que le pape américain ait décidé d’occuper les appartements pontificaux – contrairement à ce qu’avait fait François. «Cette annonce a été un soulagement incroyable», a-t-il assuré.

    Pour un cause de canonisation pour Benoît XVI

    Interrogé sur un possible procès de canonisation de Benoît XVI, Mgr Gänswein a assuré le souhaiter. «J’ai vu comment il a vécu, comment il a affronté les grands problèmes, comment il a cherché une réponse dans la foi», a-t-il confié. Il a cependant assuré vouloir attendre cinq ans après la mort de Benoît XVI, comme le prévoit le droit de l’Église, avant d’ouvrir ce dossier.

    Il a confié recevoir chaque jour de nombreux messages du monde entier de personnes attachées au pontife allemand, souvent «des personnes qui ont lu quelque chose de Benoît XVI», note-t-il. (cath-ch/imedia/cd/mp)

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