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    Léon XIV en Turquie: «La petitesse est la véritable force de l’Église»

    La force de l’Église «ne réside pas dans ses ressources ni ses structures», a assuré le pape Léon XIV le 28 novembre 2025 lors du deuxième discours de son voyage en Turquie, devant les évêques, prêtres, diacres, consacrés et agents pastoraux de l’Église locale, rassemblés en la cathédrale du Saint-Esprit, siège du vicariat apostolique d’Istanbul.

    Au cours de cette rencontre de prière célébrée dans une ambiance très chaleureuse, le pape a mis en relief les défis rencontrés par cette communauté minoritaire, exhortant les missionnaires à assumer une profonde «inculturation” dans la société turque.

    C’est dans une grande ferveur que le pape Léon XIV a fait son entrée dans la cathédrale latine du Saint-Esprit d’Istanbul. «Quelle joie immense d’être ici avec le pape ! Quelle bénédiction de le voir venir chez nous », confiait Olivier, originaire du Cameroun et installé à Istanbul depuis dix ans. «Cette visite est un immense encouragement pour notre communauté », renchérissait Christivie, étudiant congolais et fidèle paroissien de cette église construite à Istanbul au milieu du XIXe siècle.

    Après tous ses prédécesseurs

    Après Paul VI en 1967, Jean-Paul II en 1979, Benoît XVI en 2006 et François en 2014, le pape Léon XIV a remonté la nef de la cathédrale latine sous les vivats généreux des fidèles. Ses yeux se sont emplis de larmes quand il a pris place dans le chœur de l’église où étaient réunis évêques et patriarches catholiques, parmi lesquels le cardinal Sako, patriarche chaldéen, venu d’Irak pour l’occasion. Le primat de l’Église syriaque catholique, Ignace Joseph III Younan, était également présent.

    Cardinal Koch: 1700 ans du Concile de Nicée, opportunités et défis 1/5

    30/04/2025

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    Le premier Concile œcuménique de l’histoire de l’Église s’est tenu à Nicée, en Asie mineure, en 325. 1700 ans plus tard, les questions doctrinales et disciplinaires que les quelque 300 évêques présents abordèrent ont encore un écho.

    «Quand nous regardons avec les yeux de Dieu, nous découvrons qu’Il a choisi la voie de la petitesse pour descendre parmi nous», a pointé Léon XIV dans son discours prononcé en anglais, en expliquant que « cette logique de la petitesse est la véritable force de l’Église ». En effet, « les fruits de sa mission ne proviennent du consensus numérique, de la puissance économique ou de l’importance sociale », a insisté le pape, devant les principaux acteurs de cette communauté très minoritaire, qui ne représente que 33’000 personnes au total dans le pays, soit 0,04% de la population.

    La Turquie, une «terre sainte»

    Retraçant l’ancrage historique du christianisme en Asie mineure, depuis Abraham jusqu’aux apôtres et aux pères de l’Église, Léon XIV a présenté ce pays comme une « terre sainte ». Il a dit se souvenir « avec admiration du grand passé byzantin, de l’élan missionnaire de l’Église de Constantinople et de la diffusion du christianisme dans tout le Levant », en évoquant la présence toujours active de communautés latines et orientales.

    « L’histoire qui vous précède n’est pas simplement quelque chose à se rappeler avant de l’archiver dans un passé glorieux, tandis que nous regardons résignés le fait que l’Église catholique est devenue numériquement plus petite », a averti l’évêque de Rome, invitant au contraire les catholiques de Turquie à « adopter le regard évangélique, éclairé par l’Esprit Saint ».

    Une minorité appelée à bien s’intégrer en Turquie

    Parmi les défis prioritaires de cette Église, le pape a mentionné « le dialogue œcuménique et interreligieux, la transmission de la foi à la population locale, et le service pastoral aux réfugiés et aux migrants ».

    Tout en reconnaissant l’importance du service offert aux étrangers et le fait qu’une grande partie des acteurs de l’Église en Turquie sont des missionnaires venus d’ailleurs, le pape leur a demandé de bien s’intégrer dans la société turque. « Cela exige de votre part un engagement particulier en faveur de l’inculturation, afin que la langue, les usages et les coutumes de la Turquie deviennent toujours plus les vôtres. La communication de l’Évangile passe en effet par cette inculturation », a-t-il souligné. Lors de cette célébration ont été utilisés le turc, le latin et l’anglais.

    En expliquant les enjeux de la commémoration du Concile de Nicée qu’il vivra cet après-midi à Iznik, le pape a invité à « saisir l’essence de la foi » en trouvant dans le Credo « un critère de discernement, une boussole, un pivot autour duquel doivent s’articuler notre croyance et notre action ». Il s’est inquiété de la tendance contemporaine à considérer le Christ seulement « comme un grand personnage historique, un maître sage, un prophète qui a lutté pour la justice, et rien de plus ».

    L’un des enjeux de la commémoration est donc rappeler que « Jésus-Christ n’est pas une figure du passé » , mais qu’il est «le Fils de Dieu présent parmi nous, qui guide l’histoire vers l’avenir que Dieu nous a promis», a-t-il martelé.

    Hommage à Jean XXIII, nonce en Turquie

    Le pape a rendu hommage à son prédécesseur Jean XXIII, « qui a aimé et servi ce peuple » en tant que représentant du Vatican auprès de la jeune République turque, dans les années 1930 et 1940. Dans ses écrits, le diplomate et futur pontife estimait que les chrétiens devait « imiter les pêcheurs du Bosphore » qui assumaient leur dur labeur, jour et nuit.

    Le pape a conclu en souhaitant aux acteurs de l’Église catholique « d’être animés par cette passion, de conserver la joie de la foi et de travailler comme des pêcheurs intrépides dans la barque du Seigneur », en les confiant à la Vierge Marie, la Theotokos. Ce terme de grec ancien, utilisé par les orthodoxes, fait référence à son titre de «Mère de Dieu». (cath.ch/imedia/hl/mp)

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