Lors du premier voyage apostolique de son pontificat, qui le mènera en Turquie et au Liban du 27 novembre au 2 décembre 2025, Léon XIV trouvera deux réalités très différentes en ce qui concerne les communautés catholiques locales.
L’agence I.MEDIA fait un tour d’horizon avec les chiffres officiels du Bureau central des statistiques du Vatican publiés en amont du déplacement.
En Turquie, la communauté catholique est estimée à 33’000 membres. Elle représente une minorité de 0,04% des 85,8 millions d’habitants. Une dizaine d’évêques sont présents dans le pays, et 76 prêtres – diocésains ou religieux – desservent 40 paroisses réparties entre sept circonscriptions ecclésiastiques. Par ailleurs, une dizaine de séminaristes sont recensés.
L’Église catholique gère 24 établissements scolaires accueillant environ 7000 élèves au total. Dans le domaine de la santé, elle anime une quinzaine d’instituts – hôpitaux, orphelinats, maisons de retraite… Les chiffres, modestes, comptabilisent par ailleurs 56 catéchistes, deux diacres et une quarantaine de religieuses.
Les catholiques de Turquie représentent diverses Églises (latine, chaldéenne, arménienne, syriaque, byzantine). Bien que la Constitution turque reconnaisse la liberté de culte, les communautés chrétiennes connaissent diverses difficultés, reconnaît le Vatican. Le fait notamment que l’Église catholique ne bénéficie pas d’une reconnaissance juridique, a des conséquences sur la question de ses biens et propriétés et sur le statut du clergé.
30/04/2025
Cardinal Koch: 1700 ans du Concile de Nicée, opportunités et défis 1/5
Le premier Concile œcuménique de l’histoire de l’Église s’est tenu à Nicée, en Asie mineure, en 325. 1700 ans plus tard, les questions doctrinales et disciplinaires que les quelque 300 évêques présents abordèrent ont encore un écho.
Au Liban, le Bureau central des statistiques du Vatican compte deux millions de catholiques, atteignant la proportion de 44,85% de la population – des chiffres surestimés par rapport à bon nombre d’autres sources. Le nombre de chrétiens au Liban est habituellement estimé à 34%. Mais en 2023, le Premier ministre sortant Nagib Mikati avait créé la polémique en estimant que les chrétiens ne représentaient plus que 19,4% de la population libanaise. Ces chiffres sont sensibles, puisque l’importance des communautés religieuses au Liban a des implications sur la représentativité politique.
Plus d’un millier de paroisses catholiques parsèment le territoire divisé en 24 circonscriptions ecclésiastiques. Une cinquantaine d’évêques et 1564 prêtres – dont près d’un millier de diocésains – servent les communautés. Près de 1700 religieuses également sont implantées dans le pays. On compte également 46 diacres, quelque 40 catéchistes et quelque 280 séminaristes.
L’Église catholique au Liban administre 750 établissements scolaires. De la maternelle à l’université, ses instituts sont fréquentés par 243’500 élèves. 23 hôpitaux, 85 centres de santé, et 170 foyers sociaux dédiés à divers besoins de la population (personnes âgées, enfants, familles, etc).
Terre présentant une mosaïque de peuples, le Liban abrite des catholiques des rites latin, maronite, grec-melkite, syriaque, arménien, ou encore chaldéen. L’Église catholique est reconnue officiellement par l’État – et selon la constitution, le président doit être de confession catholique maronite. (cath.ch/imedia/ak/rz)