«Luttons contre toutes les formes d’antisémitisme», a déclaré Léon XIV dans une brève déclaration aux journalistes en sortant de Castel Gandolfo, dans la soirée du 27 janvier 2026.
Selon une source vaticane, Léon XIV n’avait pas l’intention de prendre la parole devant les journalistes qui font chaque semaine le pied de grue devant la grille de sa résidence de Castel Gandolfo, où il a passé sa journée de repos du mardi comme à son habitude. Le pontife, cependant, a accepté de répondre brièvement à une question portant sur les manœuvres militaires américaines, posée par des journalistes de la télévision publique italienne.
«Je dis seulement: il faut beaucoup prier pour la paix», a-t-il affirmé. Il a encouragé les «petits» à «élever la voix et toujours rechercher le dialogue plutôt que la violence pour résoudre les problèmes».
Le pontife a souligné l’importance toute particulière de cette attitude alors qu’est commémorée la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, qui marque le jour de la libération d’Auschwitz-Birkenau en 1945. «Luttons contre toutes les formes d’antisémitisme», a-t-il conclu.
La communauté internationale doit rester «vigilante»
Le lendemain, au terme de l’audience générale, le pape a tenu à rappeler une nouvelle fois les commémorations en cours, évoquant la mort de «millions de juifs et d’autres personnes» durant la Shoah. Le pape a demandé à Dieu «le don d’un monde sans plus aucun antisémitisme, et sans plus de préjudice, d’oppression et de persécution».
Se tournant vers la communauté internationale, il lui a demandé de rester «vigilante» afin que «l’horreur du génocide ne s’abatte plus sur aucun peuple». Dans ce but, il l’a appelée à construire une société fondée sur «le respect réciproque et sur le bien commun».
Nostra Aetate, toujours aussi actuelle
La veille, le pape avait déjà tenu à rappeler, dans une publication sur son compte X, que l’Église restait «fidèle à la position ferme de la déclaration Nostra Aetate contre toutes les formes d’antisémitisme». Il avait insisté sur le rejet de «toute discrimination ou harcèlement fondé sur l’origine ethnique, la langue, la nationalité et la religion».
Dans la déclaration Nostra Aetate, texte central sur le dialogue entre les religions pour l’Église catholique publié au terme du concile Vatican II en 1965, sont explicitement déplorées «les haines, les persécutions et toutes les manifestations d’antisémitisme dirigées contre les juifs à toute époque et par quiconque». (cath.ch/imedia/cd/lb)