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    Russie-Ukraine, Gaza, cardinaux face aux abus: les précisions de Mgr Parolin

    Dans un entretien avec Vatican News, le secrétaire d’État Pietro Parolin explique, le 27 mai 2025, que le Vatican peut offrir un espace «neutre et protégé» aux acteurs de la guerre en Ukraine mais que d’autres lieux sont possibles. Sur Gaza, le ‘numéro 2’ du Saint-Siège estime que ce qui s’y passe est «inacceptable». Il dénonce par ailleurs le «cancer de l’antisémitisme». Mgr Parolin écarte enfin les rumeurs d'avant le conclave sur l’action défaillante de certains préfets de dicastères concernant des abus.

    Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège sous le pape François et reconduit pour l’heure à ce poste par le pape Léon XIV, a précisé à Vatican News l’action de la diplomatie vaticane dans le conflit entre l’Ukraine et la Russie. «Le pape Léon XIV a donné la pleine disponibilité du Saint-Siège pour accueillir d’éventuels pourparlers, en offrant un lieu neutre et protégé», souligne-t-il, alors que le président Donald Trump s’est dit favorable à cette éventualité le 19 mai dernier.

    Le ‘Premier ministre’ du pape Léon XIV précise toutefois les contours de cette offre en assurant qu’il ne s’agit pas d’une médiation. «Une médiation doit être demandée par les parties. Dans ce cas, il y a simplement eu une offre publique d’accueil pour une éventuelle rencontre», éclaire-t-il.

    Alors que Moscou semble défavorable au choix du Vatican comme lieu pour des négociations, le cardinal Parolin assure qu’il n’est «pas important de savoir» où se tiendront ces rencontres mais plutôt que la négociation «puisse enfin commencer car il est urgent d’arrêter la guerre». «On parle maintenant d’autres lieux possibles, comme Genève», prévient encore le diplomate italien.

    Peu après les déclarations de Donald Trump concernant de possibles pourparlers au Vatican, des spécialistes avaient confié à I.MEDIA que cette option était peu évidente. François Mabille, chercheur associé à l’IRIS et directeur de l’Observatoire géopolitique du religieux, mettait ainsi en avant «la difficulté pour le Vatican d’apparaître comme un lieu neutre vis-à-vis de Moscou, qui se considère être la Troisième Rome».

    Dans son entretien aux médias du Vatican, le cardinal Parolin rappelle la position du pape Léon XIV dans ce conflit: parvenir à une «paix stable, juste et durable» en Ukraine. Son prédécesseur, le pape François, avait été très critiqué pour avoir déclaré en mars 2024 que les Ukrainiens devraient «hisser le drapeau blanc» pour négocier avec les Russes.

    La tragédie de Gaza et le cancer de l’antisémitisme 

    Alors que l’armée israélienne continue de bombarder la bande de Gaza et que le nombre de morts depuis le 7 octobre 2023 s’élèverait à plus de 54'000, le cardinal Parolin condamne une nouvelle fois cette situation «inacceptable». «Le droit international humanitaire doit toujours s’appliquer», insiste-t-il, alors qu’Israël a bloqué l’aide humanitaire pour la Bande de Gaza depuis le mois de mars et que l’aide ne reprend qu’au compte-gouttes.

    Fidèle à la position du Saint-Siège, le cardinal Parolin en appelle à la communauté internationale pour faire cesser les bombardements et acheminer les aides nécessaires. Il demande dans le même temps au Hamas de libérer «immédiatement» les otages israéliens encore détenus et de restituer les corps de ceux qui ont été tués après l’attaque «barbare» du 7 octobre 2023.

    Réagissant aux meurtres récents des deux employés de l’ambassade israélienne à Washington, il se dit «bouleversé». «Nous devons être vigilants et veiller à ce que le cancer de l’antisémitisme, jamais totalement vaincu, ne relève pas la tête», affirme-t-il.

    Il n 'y a pas eu de mauvaise gestion des abus

    Interrogé sur des rumeurs concernant l’action passée de plusieurs préfets de dicastères de la Curie romaine face à des signalements d’abus, le cardinal Parolin est catégorique: «Les vérifications effectuées par les autorités compétentes n’ont, de façon définitive, révélé aucune irrégularité dans l’action des évêques diocésains.» «Les enquêtes menées par les instances compétentes, à travers l’analyse des données objectives et documentaires, ont montré que les cas ont été traités ad normam iuris, c’est-à-dire, selon les normes en vigueur, et transmis par les évêques diocésains de l’époque au dicastère compétent pour examen et évaluation des accusations», assure encore le secrétaire d’État.

    Dans l’entretien, le cardinal Parolin ne donne pas de précision sur l’identité des cardinaux qui ont fait l’objet d’une vérification. Il s’agit manifestement de prélats qui, avant d’être nommés à la Curie romaine, ont exercé la charge d’évêque dans un ou plusieurs diocèses – ce qui n’est pas le cas du cardinal Parolin qui a fait toute sa carrière au Vatican.

    Peu avant le conclave, des associations de lutte contre les abus avaient mis en cause l’attitude de plusieurs cardinaux dans la gestion de cas d’abus sexuels commis par des clercs. L’ONG américaine BishopAccountability s’était montrée très critique envers les cardinaux Pietro Parolin et Luis Antonio Tagle, deux papabili jugés trop peu pro-actifs dans la lutte contre les abus, selon la cofondatrice de l’organisation, Anne Barrett Doyle.

    Quelques semaines auparavant, le Réseau des survivants des abus commis par des prêtres (SNAP) avait mis en cause six cardinaux, parmi lesquels Kevin Farrell, Mario Grech ou encore Robert Francis Prevost, élu pape le 8 mai dernier. Shaun Dougherty, responsable du SNAP, avait alors écrit un courrier au cardinal Pietro Parolin pour signaler et détailler chaque cas problématique. (cath.ch/imedia/hl/lb)

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