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    Une femme à la tête du Bureau des constatations médicales de Lourdes

    Pour la première fois, le Bureau des constatations médicales de Lourdes aura à sa tête une femme. Le Dr Giada Monami aura la mission d’examiner officiellement les guérisons inexpliquées attribuées à l’intercession de la Vierge Marie.

    La nomination de l’Italienne Giada Monami a été annoncée le 11 février 2026, l'évêque de Tarbes-Lourdes, Mgr Jean-Marc Micas. Elle succède au Dr Alessandro de Franciscis qui dirigeait ce bureau depuis 2008.

    Originaire du Frioul, Giada Monami est une habituée de Lourdes puisqu’elle s’y rend depuis plus de dix ans. Beaucoup de ceux qui l’accompagnent lors de ces pèlerinages au service des malades témoignent de son approche "humaine, respectueuse et bienveillante", rapporte le site Aleteia.

    72 miracles reconnus

    Depuis sa création en 1883, des milliers de témoignages ont été enregistrés par le Bureau des Constatations Médicales du sanctuaire de Lourdes mais seuls 72 ont été officiellement reconnus comme miracles par l’Eglise. Le Bureau est chargée d'examiner scientifiquement les guérisons jugées inexplicables. Son but est clair: faire dialoguer le témoignage des pèlerins avec la foi et la science, sans tirer de conclusions hâtives, mais en attendant l’épreuve des faits et du temps.

    Un examen rigoureux

    Le processus de reconnaissance d’un éventuel miracle implique une enquête longue et rigoureuse. Le médecin résident recueille tout d’abord le témoignage de guérison et entreprend une première évaluation clinique: reconstitution en détail de l’historique de la maladie, état de santé actuel, éviction de toute fraude ou influence extérieure, vérification de l’évolution de la maladie. La question que se pose le médecin est la suivante: ce changement est-il survenu dans des circonstances extraordinaires que rien ne peut expliquer? Cette première étape peut durer des mois, voire des années. L’enjeu est en effet de voir si la guérison se stabilise dans le temps.

    Une fois la documentation jugée solide, le Bureau convoque une réunion collégiale ouverte à tous les médecins présents à Lourdes, indépendamment de leurs convictions personnelles. Le but est de vérifier cliniquement la réalité de la guérison inexpliquée.

    Si le cas est jugé comme véritablement anormal, il est inscrit à l’ordre du jour du Comité Médical International de Lourdes (CMIL), organe d’experts examinant chaque année les cas les plus significatifs. L’objectif est de déterminer si la guérison est, au vu des connaissances actuelles, est cliniquement explicable, ou non. En clair, la maladie doit être grave et bien diagnostiquée, d’origine organique et non psychologique, avec un pronostic défavorable. La guérison doit être soudaine, complète, durable et non imputable aux traitements administrés.

    Seule l’Église reconnaît le miracle

    Ce cas, d’abord qualifié d’"exceptionnel", est alors soumis à l’évêque concerné, chargé d’en évaluer la valeur miraculeuse. Le jugement final est donc de nature ecclésiale. Ce processus qui fera intervenir les théologiens dure souvent des années. Enfin le miracle pourra être reconnu comme tel par l’Eglise. Le dernier en date remonte au 16 avril 2025. Il s’agit de la guérison en 2009 d’Antonietta Raco atteinte d’une sclérose latérale primitive. (cath.ch/aleteia/mp)

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