Du 8 au 12 octobre 2025, des milliers de religieuses et religieux convergeront à Rome pour le Jubilé de la vie consacrée, dans le cadre de l’Année sainte. La préfète du dicastère en charge des religieux, Sœur Simona Brambilla, explicite les enjeux de cette rencontre mondiale jalonnée de plusieurs rendez-vous avec le pape Léon XIV.
Plus de 16'000 pèlerins – religieux, moines, vierges consacrées, mais aussi ermites – d’une centaine de pays sont attendus à Rome, dès le 8 octobre, pour le Jubilé de la vie consacré. Ils participeront à une messe avec Léon XIV, le 9 octobre, sur la place Saint-Pierre.
Sont aussi prévus des ateliers de «dialogues avec la ville» sur diverses places de Rome. Les consacrés ont voulu impliquer la capitale italienne autour des thèmes «de la paix, de l’écoute du cri des plus petits, du soin de la création et de la fraternité universelle», explique à I.MEDIA la préfète du dicastère pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, Sœur Simona Brambilla. Les religieux offriront «des animations à travers des images, des musiques, des danses et des paroles, ainsi que des moments de prière en diverses langues dans plusieurs églises».
Une présence dans les contextes les plus variés
Alors que l’Église est confrontée ces dernières décennies à une baisse continue du nombre de religieux, le dicastère entend mettre en valeur leur présence fidèle «dans les régions les plus diverses du monde et dans les contextes et cultures les plus variés». Sœur Brambilla cite l’œuvre des consacrés «dans les parcours éducatifs des enfants, des adolescents, des jeunes et des adultes; dans l’approche du soin intégral de la personne et de la collectivité; dans les périphéries comme dans les centres urbains, les villes, les zones rurales et les recoins les plus reculés de la planète; dans les lieux de fracture, de souffrance et de conflit; dans les réalités du quotidien, dans le monde numérique, et sur les chemins du dialogue interculturel et interreligieux».
En Occident, de nombreuses communautés sont cependant menacées par le défi de la sécularisation. Les dernières statistiques, en 2022, montraient une diminution de 9730 religieuses en un an, en majeure partie en Europe. On dénombrait au total 49'414 religieux (non prêtres) et 599'228 religieuses dans le monde – contre 814'779 religieuses en 1998.
De nouvelles manières de vivre la consécration
Mais «la créativité de l’Esprit est inépuisable, y compris dans l’éveil de nouveaux charismes et de nouvelles manières de vivre la consécration», souligne a religieuse italienne, première femme à avoir été nommée à la tête d’un dicastère de la Curie romaine en janvier dernier. Son dicastère est amené notamment à promouvoir et encadrer les «nouvelles formes» de vie consacrée, qui seront l’objet de réflexions pendant la suite de ce jubilé.
L’une des conférences prévues traitera du reste des «nouvelles formes de vie consacrée», les nouveaux types de consécration non prévus par le Code de droit canonique. Ces expériences «ne rentrent pas, sans contrainte, dans l’une des formes déjà établies, à savoir: les instituts religieux, les instituts séculiers, les sociétés de vie apostolique qui assument les conseils évangéliques, la vie érémitique, la virginité consacrée», précise Sœur Simona Brambilla.
Si ces réalités sont «un don à accueillir», elles représentent aussi un engagement, poursuit la préfète. Son dicastère, qui veille à l’approbation et à la réglementation de ces nouvelles consécrations, souhaite apporter «une attention sérieuse dans le discernement» et «un soin attentif dans l’accompagnement». (cath.ch/imedia/ak/lb)