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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Quels sont les enjeux du consistoire extraordinaire convoqué par Léon XIV ?

    Les 245 cardinaux que compte actuellement le Sacré Collège sont convoqués à Rome ces 7 et 8 janvier 2026 pour un consistoire extraordinaire. Organisée au lendemain de la clôture solennelle de l’année jubilaire, cette réunion ouvre une nouvelle phase du pontificat de Léon XIV. Cette journée et demi de rencontres s’ouvrira mercredi après-midi – le pape étant mobilisé par l’audience générale le matin – et se conclura le jeudi soir.

    Tous les cardinaux ont été conviés, y compris ceux qui ne sont plus électeurs, et qui, pour la première fois dans l’histoire de l’Église, sont désormais majoritaires au sein du Sacré Collège. Ce 5 janvier en effet, le 80e anniversaire du cardinal italien Mario Zenari, toujours en poste en tant que nonce apostolique en Syrie, porte à 122 le nombre de cardinaux électeurs en cas de conclave contre 123 non-électeurs.

    Tout comme lors des congrégations générales qui avaient précédé le conclave, les échanges se dérouleront à huis clos. Les thèmes précis de la réunion n’ont pas été rendus publics, mais certains médias italiens ont évoqué des échanges possibles portant sur la gouvernance de l’Église. D’importants remaniements sont attendus au sein de la Curie romaine, dont plusieurs dicastères sont actuellement dirigés par des préfets ayant dépassé l’âge de la retraite.

    La messe tridentine en discussion?

    Le thème de la liturgie pourrait aussi être abordé, le pape cherchant une voie de synthèse et d’apaisement après les fortes restrictions apportées par François à la célébration selon le rite tridentin depuis le motu proprio Traditionis Custodes publié durant l’été 2021.

    La synodalité devrait également revenir dans les discussions, alors que le processus synodal ouvert par le pape François en 2021 doit se poursuivre jusqu’à l’assemblée ecclésiale programmée à Rome à l’automne 2028. Derrière ce thème qui touche notamment à l’exercice de la co-responsabilité entre clercs et laïcs, se dessine aussi l’enjeu de la mise en application du Concile Vatican II. Soixante ans après sa conclusion en décembre 1965, cette assemblée n’a pas été assimilée au même rythme par toutes les Églises locales.

    Dans cette perspective, il est possible que Léon XIV se réinvestisse du sujet de la « collégialité » entre évêques et pose la question d’un partage plus clair des responsabilités entre la Curie romaine et les conférences épiscopales nationales. Le pape François souhaitait conférer une réelle « compétence doctrinale » aux épiscopats locaux, mais ceux-ci n’ont pas tous les mêmes ressources institutionnelles et sont parfois fragiles, notamment face à des régimes politiques hostiles ou intrusifs. Le débat demeure donc ouvert.

    Un dialogue en réponse aux attentes des cardinaux

    Le Père Roberto Regoli, professeur d’Histoire contemporaine à l’Université pontificale Grégorienne, remarque que cette réunion répond à une attente exprimée par les cardinaux lors de la préparation du conclave de mai dernier. « Nous savons que les cardinaux avaient exprimé un besoin d’avoir des moments de partage, d’échanges, de discussions avec le pape », souligne le prêtre italien, interrogé par I.MEDIA.

    Au terme de cette année jubilaire durant laquelle Léon XIV a suivi le programme établi par François, le nouveau pape va pouvoir commencer cette année avec son propre programme, en le situant en cohérence avec les attentes des cardinaux. Déjà le 10 mai dernier, lors de l’audience aux cardinaux organisée au surlendemain de son élection, Léon XIV ne s’était pas contenté de l’habituel discours de remerciements protocolaires mais il avait organisé un temps de discussions libres. Ce format avait été interprété comme le signe d’une approche plus « collégiale » de l’exercice de la papauté, alors que François n’avait que rarement réuni ses cardinaux.

    « Plutôt que de la ‘collégialité’, qui se rapporte à l’ensemble des évêques et a notamment été mise en valeur lors du Concile Vatican II, je crois qu’il serait plus exact de parler de ‘consistorialité’ », nuance le Père Regoli. « Le consistoire est un instrument ancien qui remonte à la papauté médiévale », explique l’historien. Il rappelle que « c’est dans ces réunions de cardinaux que les papes prenaient des décisions relatives à la politique, aux relations internationales, et nommaient les évêques ».

    Cependant, compte tenu des tensions qui entouraient ces réunions, la tradition juridique de l’Église a évolué vers un renforcement de l’autorité personnelle du pape. Les cardinaux gardent le rôle de conseiller le pontife mais ne constituent plus, comme autrefois, une sorte de parlement délibératif auquel le pape régnant serait tenu de se conformer.

    Le Père Regoli remarque par ailleurs que l’expérience du père Prevost comme prieur général des augustins peut donner un horizon d’interprétation de son mode d’exercice du pontificat. « Il connaît déjà la fatigue et les joies de la recherche de la communion dans la diversité », souligne-t-il.

    Pour un pape, « il est parfois plus facile de prendre une décision tout seul, mais les instruments de communion permettent de faire avancer l’Église, d’une manière peut-être plus lente mais plus durable, en faisant avancer la communauté toute ensemble », insiste le père Regoli. (cath.ch/imedia/cv/mp)

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