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    Léon XIV reconnait des nouveaux bienheureux et vénérables

    Le 21 février 2026, le pape Léon XIV a reconnu comme bienheureux le français Gabriel-Maria Nicolas et le prêtre libanais Béchara Abou-Mourad. Il a aussi reconnu les «vertus héroïques» de deux Italiens et d'un Indien.

    Au cours d’une audience avec le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère pour les Causes des saints, le pape a autorisé le dicastère pour les Causes des saints à publier un décret faisant du serviteur de Dieu Gabriel-Maria Nicolas (vers 1460-1532) un bienheureux, par une béatification dite «équipollente». Cette procédure permet de reconnaître une béatification sans passer par la reconnaissance d’un miracle.

    La publication de ce décret permet donc de s’affranchir de certaines procédures. Si l’Église assure que le nouveau bienheureux peut être pris pour modèle et peut être invoqué dans la prière comme intercesseur, elle ne garantit pas l’exactitude des faits rapportés à son sujet, au regard des normes de la critique historique. Dans son dictionnaire des canonisations, le canoniste Jean-Michel Fabre explique que cette procédure est utilisée surtout lorsque les faits relèvent d’un lointain passé.

    Les bienheureux Gabriel-Maria et Béchara Abou-Mourad

    Né vers 1460 à Riom, dans l’actuel département du Puy-de-Dôme, Gilbert Nicolas aurait rejoint l’Ordre des frères mineurs en 1475. Devenu directeur spirituel de sainte Jeanne de Valois, fille de Louis XI, il fonde avec elle l’ordre de l’Annonciation de la Vierge Marie en 1501.

    Connu pour sa dévotion pour la Vierge Marie, ce franciscain dirige et développe pendant près de 30 ans cette communauté religieuse. En parallèle, il accompagne également son Ordre des frères mineurs dans les réformes entreprises au début du XVIe siècle. Devenu frère Gabriel-Maria par une décision de Léon X en 1517, il mène des recherches sur l’influence du luthéranisme et prêche une croisade contre l’Empire Ottoman. Il meurt en 1532 au monastère de Rodez.

    Léon XIV a également autorisé la publication d’un décret reconnaissant un miracle attribué à Béchara Abou-Mourad, prêtre profès de l’Ordre basilien du Très Saint Sauveur des Melkites. Cet acte ouvre la voie à sa béatification.

    Né en 1853 au Liban, Béchara Mourad entre dans les ordres en 1874 et devient prêtre en 1883. Infatigable pasteur, il développe considérablement sa paroisse de Deir el Quamar, réussissant notamment à y faire bâtir une église. Il meurt en 1930 et est déclaré vénérable par Benoît XVI en 2010.

    Le miracle qui a été reconnu à son intercession date de 2009. Une femme souffrant de douleurs à la jambe et incapable de marcher fut guérie après avoir prié ce prêtre libanais.

    Deux Italiens et un Indien deviennent "vénérables"

    Le pape a également reconnu les «vertus héroïques» de l’Italien Fausto Gei (1927-1968), de son compatriote le Père Francesco Lombardi (1851-1922) et du frère capucin indien Michael Koodalloor (1913-1968).

    Laïc italien, Fausto Gei est né à Brescia en 1927. Ayant reçu une éducation catholique, il mène des activités antifascistes et est brièvement arrêté en 1945. Peu après la guerre, on lui diagnostique une sclérose en plaques qui lui fait perdre l’usage de ses jambes, puis de ses mains et enfin de la parole.

    Il adhère à l’Association des travailleurs silencieux de la croix en 1962 et s’engage pour évangéliser le monde des malades. Fausto Gei entretient notamment de nombreuses correspondances avec des infirmes et s’efforce de faire intervenir des prêtres auprès d’eux. Il meurt le 28 mars 1968.

    Le Père Francesco Lombardi, pour sa part, est né en 1851 à Terzorio, dans le nord de l’Italie. Il est ordonné prêtre très jeune, à l’âge de 23 ans. Il reste durant 47 ans curé de la petite paroisse de Bussana, non loin de son lieu de naissance. Cette mission fut particulièrement marquée par un tremblement de terre qui tua 54 paroissiens, détruisit son église et une partie du village en 1887. Il fit construire un sanctuaire dédié au Sacré-Cœur de Jésus, pour lequel il avait une grande dévotion, à la place de son ancienne église. Il est mort en 1922.

    Enfin, le frère Théophane, né en 1913 en Inde sous le nom de Michael Koodalloor, entra chez les capucins en 1933 et devint prêtre en 1941. Prédicateur hors pair, il fit preuve d’un dynamisme remarqué dans les couvents et les paroisses dans lesquels il passa. Avant sa mort en 1968, il fit construire une église, un couvent et un séminaire afin d’accueillir au mieux les vocations franciscaines. (cath.ch/imedia/cz/lb)

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