Le pape François a prôné la «disponibilité illimitée» envers Dieu, lors de l’audience générale présidée le 5 février 2025 dans la salle Paul VI du Vatican. Souffrant d’un rhume, le pape a délégué à un collaborateur la lecture de sa catéchèse, prononçant toutefois un appel pour les pays en guerre au terme de la rencontre.
Poursuivant ses catéchèses sur le thème de l’espérance, le pape a médité sur le récit de Marie, enceinte de Jésus, rendant visite à sa cousine Elisabeth. Dans le texte lu par un prêtre italien fonctionnaire du Vatican, il a souligné la foi de la jeune femme «dans le Dieu de l’impossible».
Le pape a mis l’accent sur le fait que Marie «ne choisit pas de se protéger du monde, ne craint pas les dangers et les jugements d’autrui, mais va à la rencontre des autres». Il a alors cité le théologien suisse Hans Urs von Balthasar pour assurer que «l’unique acte par lequel l’homme peut correspondre au Dieu qui se révèle est celui de la disponibilité illimitée».
Soutien aux réfugiés de Palestine
«Marie ne parle pas d’elle-même mais de Dieu», a également constaté François dans cette catéchèse. Il a insisté sur la fidélité de Dieu qui déverse «pour toujours […] un flot ininterrompu d’amour miséricordieux de génération en génération». Le pontife argentin, qui a laissé son collaborateur lire également ses salutations aux pèlerins de diverses langues, a repris la parole pour résumer sa catéchèse en espagnol. Au terme de la rencontre, il a aussi adressé un appel, d’une voix enrouée, en faveur des pays souffrant de la guerre, citant l’Ukraine, Israël, la Jordanie, ainsi que «les réfugiés de la Palestine».
La mention de la Jordanie intervient deux jours après le sommet organisé le 3 février 2025 au Vatican sur les droits des enfants, auquel a participé la reine Rania au côté du pape. Le pays constitue un relatif pôle de stabilité au Moyen-Orient, mais le projet de Donald Trump d’y transférer une partie des Palestiniens de la Bande de Gaza pourrait déstabiliser le Royaume hachémite. Le roi Abdallah II doit s’entretenir à ce sujet avec le président des États-Unis.
Le pape ne peut pas lire sa catéchèse
«Je voudrais m’excuser car avec ce gros rhume, il est difficile pour moi de parler», a expliqué le pontife de 88 ans en préambule de la rencontre hebdomadaire dans la salle Paul VI du Vatican. «C’est pourquoi j’ai demandé à mon frère de lire la catéchèse, il la lira mieux que moi», a-t-il ajouté avant d’être pris d’une quinte de toux. La catéchèse et les salutations aux fidèles de diverses langues ont été lues par le prêtre italien Pierluigi Giroli, fonctionnaire de la secrétairerie d’État. Le pape François a cependant repris la parole, d’une voix fortement enrouée, en résumant sa catéchèse en langue espagnole.
Ces dernières années pendant la saison froide, le pape souffre régulièrement d’affections respiratoires qui le contraignent à confier ainsi la lecture de ses discours à un tiers. Le 9 janvier dernier, il n’avait pu lire son discours de vœux de Nouvel An au Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège. Le 20 décembre dernier, il avait confié être «très enrhumé», en recevant un groupe italien. (cath.ch/imedia/ak/rz)