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    Jubilé des pouvoirs publics: le pape dénonce les injustices et défend la liberté

    S'adressant aux élus et dirigeants politiques venus au Vatican le week-end des 21 et 22 juin 2025, dans le cadre du Jubilé 2025, et originaires de 68 pays, le pape a promu la liberté religieuse et de conscience, mettant en avant la figure de saint Thomas More.

    Quelque 700 personnes – majoritairement italiennes – étaient réunies le 21 juin dans la Salle des Bénédictions du Vatican pour entendre le pape Léon XIV dans le cadre du Jubilé des pouvoirs publics. Parmi elles, la présidente du Conseil des ministres, Giorgia Meloni, et le président de la Chambre des députés de la République italienne.

    Les inégalités conduisent à la violence

    Dans son discours d’une douzaine de minutes prononcé en anglais, le pape Léon XIV a rappelé la responsabilité du politique de protéger «indépendamment de tout intérêt particulier, le bien de la communauté, en défendant notamment les personnes vulnérables et marginalisées». S’inscrivant dans le sillage de son prédécesseur Léon XIII (1810-1903), il a déploré la «disproportion inacceptable entre l’immense richesse concentrée entre les mains de quelques-uns et la pauvreté du reste du monde».

    Pour le chef de l’Église catholique, ce déséquilibre engendre des situations «d’injustice persistante», qui conduisent facilement à la violence et, «tôt ou tard, au drame de la guerre». Il a alors assuré qu’une politique saine, qui favorise «une distribution équitable des ressources», peut rendre un «service efficace à l’harmonie et à la paix, tant sur le plan intérieur qu’international».

    La «loi naturelle» comme « boussole» du politique

    Le pape a aussi mis l’accent sur le respect de la liberté religieuse et le dialogue interreligieux. Le politique «peut beaucoup faire en créant les conditions favorables» en la matière, a-t-il assuré, soulignant que «la foi en Dieu, avec les valeurs positives qui en découlent, constitue une source immense de bonté et de vérité pour la vie des personnes comme des communautés».

    Souhaitant donner un «point de référence» aux acteurs politiques, il a cité «la loi naturelle, non écrite de main d’homme, mais reconnue comme valable en tout temps et en tout lieu, et trouvant son fondement le plus plausible et convaincant dans la nature elle-même». Léon XIV a pris soin de justifier son raisonnement en citant un long extrait du traité De Republica de Cicéron: «La loi naturelle est la droite raison conforme à la nature, universelle, constante et éternelle, qui, par ses commandements, nous incite à accomplir ce qui est juste et, par ses interdictions, nous détourne du mal… On ne peut rien changer à cette loi, ni en supprimer une partie, ni l’abroger complètement.»

    Pour le pape, cette loi universelle constitue «la boussole permettant de s’orienter dans la législation et dans l’action, en particulier face aux questions éthiques délicates et pressantes qui, aujourd’hui plus qu’hier, concernent la vie privée et personnelle».

    La veille de ce discours, Mgr Paul Richard Gallagher, cheville ouvrière de la diplomatie du Saint-Siège, avait déploré devant les élus français l’adoption récente en première lecture par les députés de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. «Transformer la mort en un droit marque un basculement moral préoccupant», avait-il déclaré.

    L’exemple de saint Thomas More

    Dans son propos, le pape a aussi voulu alerter les dirigeants sur le défi représenté par l’intelligence artificielle (IA). Rappelant qu’il devait s’agir d’un «outil au service de l’homme», il a assuré que «notre vie personnelle a plus de valeur que n’importe quel algorithme».

    En conclusion, le pape Léon XIV a invité son auditoire à prendre exemple sur saint Thomas More (1478–1535), qui fut chancelier du roi Henri VIII avant d’être décapité pour s’être opposé au divorce du roi et au schisme avec Rome. De par sa foi, ce «serviteur exemplaire de l’État» considérait «la politique non comme une profession, mais comme une mission au service de la vérité et du bien», a souligné le pape. «Le courage qu’il montra en étant prêt à donner sa vie plutôt que de trahir la vérité fait de lui, aujourd’hui encore, un martyr de la liberté et de la primauté de la conscience», a-t-il confié. (cath.ch/imedia/hl/lb)

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