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    Congrégations générales: «Les disputes n'ont pas encore commencé!»

    Après une journée de pause, les cardinaux se sont réunis le lundi matin 5 mai 2025 pour leur 10e congrégation générale de préparation au conclave. À deux jours du début de l’élection, certains cardinaux se sont confiés à la presse, avant de se rendre au Vatican pour réfléchir à huis clos au profil du successeur du pape François.

    À son arrivée devant le portail du Saint-Office, au matin du 5 mai, le cardinal Ignatius Suharyo Hardjoatmodjo, archevêque de Jakarta, confie être fatigué: il a atterri à Rome la veille dans la soirée en provenance de la capitale indonésienne après 18h de vol. Pour le conclave, il ne manquerait donc plus qu’un cardinal sur les 133 électeurs attendus. Samedi 3 mai, le Bureau de presse du Saint-Siège indiquait que le Bosnien Vinko Puljic devait rejoindre Rome au dernier moment en raison de problèmes de santé.

    L’espoir d’un conclave court

    «Je suis heureux, ouvert aux conseils du Saint-Esprit», affirme le cardinal indonésien qui espère un conclave court. Peu expérimenté – il s’agira de son premier conclave – il confie ne connaître que quelques cardinaux pour le moment. Il pense que le futur pape peut venir de partout. Mais il assure ressentir le besoin d’élire quelqu’un qui poursuive les chantiers ouverts par François. «C’est ce que les gens espèrent, pas ce que moi je souhaite. Je les ai écoutés, c’est leur souhait», estime-t-il.

    Arrivé à Rome peu après la mort du pape François, le cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, confie avoir vu le collège des cardinaux «prendre forme» au fil des congrégations générales. Il explique notamment avoir repéré beaucoup de personnalités qui pourraient être pape parmi ses pairs.

    «J’ai ce qu’on appelle un cœur d’artichaut, chaque jour je me dis 'Ah, là ce cardinal, ce qu’il dit et ce qu’il est, c’est bon, c’est beau!’», déclare le dominicain. «Aujourd’hui je suis en paix, je suis sûr qu’on donnera un bon pape à l’Église», assure-t-il, écartant les rumeurs d’accords entre cardinaux.

    «Peut-être quelqu’un né en Algérie»

    Le cardinal, qui a la nationalité franco-algérienne, assure ne pas savoir si le collège cardinalice pourrait élire un Français. «Peut-être quelqu’un qui est né en Algérie, c’est possible», plaisante-t-il, faisant un clin d’œil sur le statut de papabile de son ami le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, né à Sidi Bel Abbès.

    «Vous parlez d’un Français quand on est 70 nationalités. Et si c’était un Africain, et si c’était un Asiatique, j’en serais très heureux», poursuit le cardinal Vesco. Le plus important, pour lui, est que le prochain pape soit «un pasteur, une voix pour le monde, quelqu’un qui peut porter les valeurs des Évangiles, qui peut porter les valeurs des Béatitudes, qui peut être le père de 'l’enfant prodigue’». Soit «beaucoup de ce qu’était le pape François», estime-t-il.

    «Rassembler tout le monde»

    Reconnaissable à sa barbe blanche, le cardinal Joseph Coutts, archevêque émérite de Karachi, assure ne s’attendre à rien pour le moment. «Ce sont les congrégations générales: il n’y a pas de discussions, ce sont seulement des présentations», souligne le Pakistanais de 79 ans. Juste avant de pénétrer dans le Vatican, un journaliste lui demande si certains désaccords se font ressentir à l’intérieur. «Pas encore! Les disputes n’ont pas encore commencé!», assure le cardinal en éclatant de rire.

    Premier cardinal du Timor oriental, Virgilio do Carmo da Silva ne sait pas s’il est prêt pour le conclave. «La date a été choisie, donc peu importe, il va falloir y aller», assure-t-il avec un grand sourire. Selon lui, un profil de pape commence à se dessiner, celui d’un homme «qui puisse rassembler tout le monde, d’un pape qui puisse travailler en restant ouvert à la réalité d’aujourd’hui».

    Un pape «ne peut plus vivre replié dans son palais»

    Le patriarche chaldéen Raphaël Sako voit lui aussi émerger un profil de pape, qui devra être «un père et un pasteur, capable de porter le message et de conserver l’intégrité de l’Église, mais qui connaît aussi les défis d’aujourd’hui, qui sait dialoguer, défendre les pauvres, et réaliser la paix dans le monde». Il imagine un conclave relativement court, de «deux ou trois jours».

    L’Irakien estime que le futur pape sera dans la continuité du pontificat de François, mais qu’il devra être aussi capable de lire les «signes des temps» d’un monde en plein changement. «Il ne peut plus vivre replié dans son palais.»

    Une opinion que semble partager le cardinal Vesco. Il estime que le temps d’écoute entre cardinaux est une richesse pour le futur pape qui se trouve parmi eux. «J’espère qu’après, on va pouvoir être pour lui un vrai collège de frères cardinaux (…) À la fin, il faudra en choisir un, et le Seigneur l’a déjà choisi dans son cœur.» Il assure pour sa part avoir «plusieurs» noms en tête. (cath.ch/imedia/hl/rz)

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