Plus de 70 corps, dont ceux de femmes, d'enfants et de personnes âgées, ont été découverts le 14 février 2025 dans une église du Centre évangélique et baptiste au Congo et en Afrique (Cebcea), à Kasanga, près du village de Maiba, dans le territoire de Lubero, au Nord Kivu.
Selon Radio Okapi, la société civile locale pense qu'il s'agit des corps de personnes disparues, enlevées le 12 février par des hommes armés non identifiés. Les corps des personnes décapitées à coups de machette ont été retrouvés les mains liées dans le dos.
On soupçonne que le massacre a été commis par des djihadistes membres de l'ADF (Forces démocratiques alliées), un groupe originaire d'Ouganda qui s'est installé dans l'est de la RDC depuis des décennies, en particulier dans le Nord-Kivu. En 2019, les ADF ont adhéré à l'État islamique, accentuant leur profil « djihadiste ».
L'armée ougandaise a récemment renforcé sa présence dans les provinces congolaises de l'Ituri et du Nord-Kivu, officiellement pour contrer l'ADF, mais peut-être aussi pour contrôler ou soutenir l'offensive du M23 et de l'armée rwandaise dans le Nord et le Sud-Kivu.(cath.ch/fides/mp)