Le Centre jésuite de réflexion théologique (JCTR) de Zambie, en Afrique australe, a exprimé sa «profonde inquiétude» face à «l’augmentation alarmante» des agressions sexuelles contre des mineurs dans le pays.
Alors que six cas de violences sexuelles sur des enfants ont été enregistrés durant le premier trimestre 2025, le responsable de la protection de l'enfance pour le Centre jésuite, Gibson Chilyobwe, remarque qu’il ne s’agit que de la face visible de l’iceberg, de nombreux cas restant non signalés. Cela reflète un «tableau sombre» de l’état de la protection de l’enfance en Zambie, a-t-il souligné.
Ces abus se produisent dans des espaces traditionnellement considérés comme sûrs: le cercle familial, les écoles, les églises, et même les postes de police. Des lieux qui sont devenus des zones «dangereuses» pour les enfants, qui y sont violés par leurs propres pères, par des chefs religieux de confiance, par des agents des forces de l'ordre.
Nécessité de sensibilisation
Pour l’Organisation non gouvernementale (ONG) de protection des enfants Humanium, basée notamment en Suisse, «les agressions sexuelles sur les enfants et le VIH sont les deux plus grandes menaces imminentes pesant sur la santé et le bien-être des enfants en Zambie».
Face à cette situation, le JTCR a appelé à «une action urgente et collective» des institutions gouvernementales, des autorités judiciaires et des ONG. Il a exhorté le gouvernement à appliquer «strictement et rapidement» les lois sur la protection de l'enfance, à améliorer la sensibilisation du public et la responsabilité communautaire. Les Églises et les chefs traditionnels doivent, eux aussi, prendre une position ferme contre la maltraitance des enfants, en préconisant une tolérance zéro envers la violence sexuelle. (cath.ch/ibc/com/rz)