Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Jubilé 2025 Année Sainte à Rome: pèlerinages et événements ouverts
    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image
    La pastorale de prison est un travail exigeant (Illustration: www.ccee.eu)

    Une religieuse italienne arrêtée dans une opération anti-mafia

    Une religieuse italienne estimée, engagée depuis des années dans l'assistance aux prisonniers, a été arrêtée le 5 décembre 2024 à Brescia, dans l'une des plus vastes enquêtes anti-mafia de ces dernières années. Les enquêteurs la soupçonnent de collusion avec la 'ndrangheta’ calabraise.

    Les enquêteurs de la police d'État et les soldats de la Guardia di Finanza, sous la coordination de la direction du district antimafia (DDA) du parquet de Brescia, ont mené une opération de grande envergure qui a conduit à l'arrestation de 25 personnes et à la saisie de biens d'une valeur de plus de 1,8 million d'euros, rapporte le quotidien Il Messagero. L'enquête s'est concentrée sur l'association mafieuse 'ndranghetiste’ active dans la région de Brescia, avec des ramifications dans les provinces de Reggio Calabria, Milan, Côme, Lecco, Varèse, Vérone, Viterbe et Trévise.

    L'organisation se consacrait à un large éventail d'activités illégales, notamment l'extorsion, le trafic d'armes et de stupéfiants, l'usure, les délits fiscaux et le blanchiment d'argent. Les enquêteurs ont également allégué le crime de corruption électorale de politiciens locaux, dont certains ont également été arrêtés.

    Sœur Anna Donelli

    Mais parmi les inculpés le nom qui a suscité le plus d'émoi est celui de Sœur Anna Donelli, une religieuse de 57 ans appartenant à l'Institut des Sœurs de la Charité de Crémone. Sœur Anna est connue pour son engagement social en faveur des prisonniers. Travaillant depuis des années à la prison de San Vittore de Milan et, par le passé, à celle de Brescia, la religieuse s'est forgé au fil des ans une réputation d'altruisme et d'abnégation.

    Cependant, selon les enquêteurs, la religieuse serait entrée en contact avec des clans mafieux au sein des établissements pénitentiaires, se mettant à leur disposition pour faciliter les activités illégales de la 'ndrangheta’. Les accusations portées contre la religieuse incluent le rôle présumé d'intermédiaire entre les détenus affiliés aux clans mafieux et leurs familles.

    Les accusations portées à l'encontre de Sœur Anna ont consterné ceux qui ont travaillé avec elle. Décrite comme une figure toujours prête à aider et à promouvoir des parcours de réinsertion sociale pour les prisonniers, la religieuse travaillait également avec des jeunes à la prison pour mineurs de Beccaria. Selon les enquêteurs ce serait précisément son rôle de religieuse qui lui permettait d'agir en toute tranquillité et de rester au-dessus de tout soupçon.

    «Quand quelqu'un s'intéresse à un prisonnier, trahit-il la famille de la victime? Est-ce que le fait de s'occuper de l'agresseur détourne ou trahit le fait de s'occuper de la victime ou de sa famille? Personnellement, à ce jour, je réponds: absolument pas!» expliquait dans un blog Sœur Anna. Elle relevait avoir transformé son regard «qui a commencé à voir avant tout la personne, l'homme en face de moi, à la fois dans le délinquant et dans la victime». (cath.ch/ag/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus