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    Tanzanie: les évêques condamnent l’agression de leur secrétaire général

    La Conférence épiscopale de Tanzanie (TEC – Tanzania episcopal Conference) a «condamné fermement» l’agression «brutale et diabolique», le 30 avril 2025, de son secrétaire général, le Père Charles Kitima, au cours de laquelle il a été grièvement blessé.

    Selon les médias locaux, l’abbé Kitima est connu pour ses prises de position acerbes à l’encontre du régime de la présidente Samia Suluhu. Il défend la justice, relayant aussi les appels à des réformes électorales dans la perspective de l’élection présidentielle de septembre prochain.

    Il a été agressé à son domicile, qu’il avait rejoint après avoir après avoir quitté la cantine du presbytère dans la soirée. Il est actuellement hospitalisé – ses jours ne sont pas en danger – après avoir été violemment frappé à la tête. La police a interpelé un des deux suspects qui seraient impliqués dans l’agression, a rapporté le journal tanzanien, The Citizen. La police a déclaré que le mobile de l'attaque du père Kitima n'était pas encore connu et que l'enquête en cours visait à identifier d'autres suspects. Les attaques de ce type contre des responsables d'Église sont rares.

    L’agression suscite une vive indignation dans le pays, où des critiques se font entendre de toute part. Stephen Wasira, vice-président du parti au pouvoir, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), a fermement dénoncé l'agression, exprimant sa «profonde tristesse», et la qualifiant «d'acte cruel et inhumain contre un chef religieux qui a consacré sa vie à servir la communauté avec amour et intégrité».

    Appels à la réforme électorale

    Cette agression, qui a alarmé les chefs religieux et la société civile, survient quelques jours après que l'Église catholique a demandé au gouvernement de tenir compte des appels à la réforme électorale, une revendication clé de l'opposition, explique la BBC. Les dirigeants des églises chrétiennes, dont les fidèles représentent 60% de la population, s'expriment de plus en plus ouvertement sur les questions de justice et de gouvernance. Mais leurs critiques n'ont pas été bien accueillies par certains partisans du parti au pouvoir, qui ont demandé aux chefs religieux de se tenir à l'écart de la politique.

    Le week-end dernier, la présidente Samia Suluhu Hassan a averti l'opposition que «personne n'est au-dessus de la loi». «Nous ne devons pas permettre que cette élection soit une cause de conflit», a-t-elle ajouté.

    Elle a également cherché à minimiser les craintes de fraude en promettant que le gouvernement ferait «tout ce qui est en son pouvoir pour garantir que l'élection soit libre et équitable». Depuis 2024, une vague d'attaques et d'enlèvements a visé les détracteurs du gouvernement. Des personnalités de l'opposition ont également été arrêtées, notamment le leader du Chadema, Tundu Lissu, qui a été accusé de trahison.

    Les ambassades des Etats-Unis et de l’Union européenne dans le pays ont également fustigé l’agression, et dit leur solidarité avec le Père Kitima. (cath.ch/ibc/ag/bh)

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