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    Sur les ruines du port de Beyrouth, le pape console un peuple en quête de vérité

    Le pape Léon XIV a prié en silence sur le site de l’explosion du port de Beyrouth, dans la matinée du 2 décembre 2025. Sa visite constituait un appui à la population libanaise frustrée par la paralysie de la justice face aux zones d’ombre entourant cette catastrophe, plus de cinq ans après la puissante double explosion du 4 août 2020.

    Le pape n’a pas pris la parole mais a participé à un temps de prière silencieuse devant le monument érigé à la mémoire des victimes de cette catastrophe, où il a déposé une couronne de fleurs et allumé une bougie. Il s’est entretenu quelques instants avec des survivants et des proches des victimes, rassemblés dans un paysage marqué par la présence de ruines et de gravats, le silo éventré étant toujours en place. Une soixantaine de personnes étaient présentes, brandissant des portraits de victimes du drame.

    Le Premier ministre Nawaf Salam a participé à cette rencontre, ainsi que le ministre des Affaires sociales Hanine Sayed, dont la propre mère a été tuée dans l’explosion de 2020. Léon XIV a pris le temps de saluer une partie des membres du groupe, dans une atmosphère d’émotion très intense. Le pape leur a exprimé des paroles de consolation et de compassion, se baissant à hauteur d’enfants et acceptant notamment de se laisser étreindre par une jeune femme très émue.

    Le besoin d’écoute et de vérité

    «Nous voulons la vérité. Nous voulons savoir qui est responsable», a confié aux journalistes de la presse internationale présents sur place la tante d’un jeune homme tué dans cette explosion, en expliquant que la visite du pape lui donnait de «l’espoir».

    «Le message le plus important est de rester unis en prière», a assuré la fille d’un employé mort dans le silo, en précisant que les victimes étaient chrétiennes et musulmanes. Cette jeune femme a expliqué qu’elle avait été reçue par le pape François avec un groupe de victimes en 2024, et qu’elle s’était sentie « écoutée » par le pontife argentin.

    «Avec vous, je demande la vérité et la justice, qui n’est pas arrivée: vérité et justice», avait exigé François lors de cette rencontre du 26 août 2024 au Vatican. «Nous savons tous que la question est compliquée et épineuse, et que des pouvoirs et des intérêts contradictoires pèsent sur elle. Mais la vérité et la justice doivent prévaloir sur tout», avait martelé le pontife argentin.

    Un traumatisme encore vif pour la nation libanaise

    En fin d’après-midi le 4 août 2020, les habitants de Beyrouth, déjà éprouvés par la crise économique et la pandémie, avaient vu leur ville dévastée par une puissante explosion, lorsqu’un stock de nitrate d’ammonium en dépôt dans un silo du port depuis 2014 s’était embrasé dans des circonstances encore obscures. La catastrophe avait fait plus de 220 morts, plus de 6’800 blessés et 300'000 sans-abri.

    Les enquêtes ouvertes sur le plan national et international après la catastrophe se sont heurtées à des interférences de la part de responsables politiques et de fonctionnaires qui ont refusé de comparaître devant le juge Tarek Bitar. Après plusieurs années de suspension, ce juge a toutefois pu reprendre son enquête en février dernier, un mois après l’élection du président de la République Joseph Aoun qui entend remettre les institutions en ordre de marche.

    Hier, lors de sa rencontre avec les jeunes à Bkerké, le pape a écouté les témoignages de deux volontaires, Anthony et Maria, qui s’étaient mobilisés après l’explosion du 4 août 2020. «Nous avons appris que l’amour ne se mesure pas en paroles, mais en actes», ont-ils témoigné. lls ont expliqué que «des décombres est né quelque chose d’inattendu: la solidarité, l’unité, un sentiment renouvelé de citoyenneté».

    «Au milieu de la désolation, nous avons senti à quel point Dieu était présent parmi nous, et une espérance résiliente ne cessait de monter, ancrée dans notre foi en la Résurrection du Christ et dans la certitude que la lumière triomphe des ténèbres et que la vie l’emporte sur la mort», ont confié ces volontaires.

    Léon XIV oppose le «cri des pauvres» aux «mythes du bien-être» 

    «Nous ne pouvons pas imaginer une société qui court à toute vitesse en s’accrochant aux faux mythes de bien-être, et en ignorant les nombreuses situations de pauvreté et de fragilité», a déclaré le pape Léon XIV en visitant ensuite l’hôpital de la Croix, une structure psychiatrique accueillant des enfants, à Jal ed Dib (Liban) Il a apporté son soutien à un secteur médical et caritatif très éprouvé par la crise économique et sociale que traverse, depuis plusieurs années, le pays du Cèdre.

    Suivi par une foule en liesse sur toutes les routes menant de la nonciature à Jal ed Dib, ville située à quelques kilomètres au nord de Beyrouth, le pape est arrivé à l’hôpital de la Croix peu après 8h30 (heure locale). Cette structure psychiatrique unique au Moyen-Orient accueille 800 patients, chrétiens comme musulmans, avec divers handicaps, y compris des déficiences psychiques graves. Parfois très jeunes et abandonnés, les enfants sont le plus souvent pris en charge gratuitement. L’hôpital a été fondé en 1919 par le bienheureux père Jacques de Ghazir (1875-1954), un capucin libanais.

    «Notre mission est un miracle quotidien, comme en témoignent ceux qui l’ont vécue. Comment une humble institution, dépourvue de tous moyens, a-t-elle pu rester inébranlable face aux horreurs des explosions, de la famine, des épidémies et de l’effondrement des institutions étatiques?», a témoigné devant le pape la supérieure de la congrégation, mère Marie Makhlouf, très émue.

    Devant plusieurs centaines de patients et employés de l’hôpital rassemblés dans une salle de l’établissement rebaptisée «Salle Léon XIV», le pontife a exprimé en français toute sa reconnaissance pour le «message d’espérance» envoyé par toutes les personnes investies dans le fonctionnement de l’hôpital «malgré les difficultés». «C’est une grande œuvre aux yeux de Dieu!», leur a-t-il assuré, visiblement touché par l’accueil très chaleureux qui lui a été réservé.

    «Ce qui se vit en ce lieu est une exhortation pour tous; pour votre terre, mais aussi pour l’humanité tout entière», a insisté le chef de l’Église catholique. Il a critiqué «une société qui court à toute vitesse en s’accrochant aux faux mythes de bien-être, et en ignorant les nombreuses situations de pauvreté et de fragilité», exhortant à ne pas oublier le « cri des pauvres ». Se tournant enfin vers les patients, il les a assurés que Dieu les tenait «dans le creux de ses mains». (cath.,ch/imedia/hl/mp)

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