Les évêques de l’Union européenne réaffirment, le 3 février 2026, que l'avenir du Groenland doit être décidé par le peuple groenlandais lui-même, dans le plein respect de ses droits, de sa dignité et de ses aspirations.
Dans le même temps, le Comité permanent de la Commission des Épiscopats de l'Union européenne (COMECE) souligne l'importance de respecter le droit international, les principes de la Charte des Nations unies et l'intégrité territoriale du Royaume du Danemark.
Sans citer explicitement les velléités d’annexion du président américain Donald Trump, la COMECE encourage donc l'Union européenne à continuer d'agir comme une force unie, responsable, ferme et fiable, en restant ancrée dans ses valeurs fondamentales et en s'engageant à défendre un système international fondé sur des règles et un multilatéralisme efficace.
Pour le multilatéralisme
Les évêques expriment leur solidarité et sa proximité spirituelle avec le peuple du Groenland, aujourd'hui confronté à une instabilité et à une incertitude géopolitiques croissantes, ainsi qu'aux conséquences profondes du changement climatique et à des défis sociaux persistants.
Dans ce contexte, la COMECE rappelle les paroles du pape Léon XIV, récemment adressées au corps diplomatique : «Ces temps-ci, la faiblesse du multilatéralisme sur le plan international est particulièrement préoccupante. Une diplomatie qui promeut le dialogue et recherche le consensus de tous est remplacée par une diplomatie de la force, des individus ou de groupes d’alliés. »
Ces paroles trouvent un écho profond dans le climat international actuel et appellent à un engagement renouvelé en faveur d'approches pacifiques et coopératives face aux défis mondiaux, conclut la déclaration de la COMECE.