Au 20 février 2025, les bulletins sont plus rassurants quant à l’état de santé du pape François. Il continue à travailler depuis l’hôpital Gemelli, informe le Vatican.
Au septième jour de l’hospitalisation du pape François pour une infection respiratoire, personne ne se hasarde cependant à faire des pronostics sur une éventuelle sortie d’hôpital. Un nouveau bulletin médical sera publié le 20 février au soir.
«La nuit a été sereine, le pape s’est levé et a pris son petit déjeuner dans son fauteuil», a indiqué le Bureau de presse du Saint-Siège ce matin. De source vaticane, le pontife argentin poursuit son travail – allégé – depuis son appartement de la polyclinique du nord-ouest de Rome. En l’occurrence, il traite certains dossiers apportés par ses secrétaires, lit, signe des documents et effectue des entretiens téléphoniques.
Sens de l’humour toujours là
Depuis le 19 février, les nouvelles sont donc plus rassurantes après trois changements de thérapie, même si le tableau clinique de François reste «complexe». Le 19 février, le Saint-Siège avait fait état d’une «légère amélioration notamment au niveau des indices inflammatoires» après des analyses de sang, tout en évoquant des conditions cliniques «stationnaires». Le pape est atteint d’une infection polymicrobienne et d’une pneumonie touchant les deux poumons.
Il avait également pu recevoir dans l’après-midi la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, pendant une vingtaine de minutes. La dirigeante avait affirmé l’avoir trouvé «alerte et réceptif» et avoir «plaisanté» avec lui. «Il n’a pas perdu son sens de l’humour proverbial», avait-t-elle assuré.
Le bulletin médical du 20 février au soir devrait permettre de savoir si le nouveau traitement administré au pape fait effet. Selon les informations de l’agence I.MEDIA, sa pneumonie a été détectée à un stade encore précoce, où elle ne présentait que de légers foyers d’infection.
Moins de préoccupation
Ces nouvelles présentant des signaux positifs ont contribué à relativiser l’attention médiatique fébrile autour du pontife. Déjà ce matin la salle de presse du Saint-Siège était désemplie après la prise d’assaut de ces derniers jours.
À Rome non plus, l’ambiance n’est pas aux funérailles. Hier soir, l’appel du cardinal vicaire du diocèse, Baldassare Reina, à «vivre une heure d’adoration silencieuse» pour le pape a été peu suivi aux abords du Vatican, a constaté I.MEDIA. Certaines paroisses se sont cependant organisées en lançant des initiatives pour les prochains jours. «Les gens commencent à comprendre que la situation est un peu plus grave. L’Église ne bougeait pas trop jusque-là. Avec cet l’appel du cardinal, on sent que les choses évoluent», soufflait un prêtre du diocèse, le 19 février.
«Il n’y a pas d’alarmisme particulier à la Garde suisse», assurait hier Eliah Cinotti, porte-parole du corps d’armée, après de fausses rumeurs de préparation de funérailles.
Pas de date de fin d’hospitalisation
Pour autant, le Vatican rechigne à se projeter sur une durée d’hospitalisation, qui demeure la grande inconnue. Dans les pages du Corriere della Sera, le jésuite italien Antonio Spadaro, bon connaisseur du pontife, souligne qu’il faudra «un peu de temps» pour sa guérison et envisage deux ou trois semaines d’hôpital.
On ignore encore sous quelle forme le pape assurera – ou non – la prière traditionnelle de l’angélus dimanche prochain. De source vaticane, plusieurs scénarios sont envisagés. Un texte pourrait être diffusé pour les fidèles sans apparition du pape. Une liaison vidéo pourrait aussi être mise en place depuis la chapelle de son appartement de l’hôpital. Son texte pourrait alors être lu par un collaborateur.
En revanche, une apparition publique du 266e pape à sa fenêtre «semble difficile», glisse-t-on au Vatican. Dimanche dernier, 16 février, une cinquantaine de personnes avaient attendu un signe sous les fenêtres du Gemelli, mais le pape ne s’était pas montré. (cath.ch/imedia/ak/rz)