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    Sergueï Lavrov juge «irréaliste» une négociation entre Moscou et Kiev au Vatican

    «Ce ne serait pas très élégant que des pays orthodoxes discutent en terre catholique de questions relatives à l’élimination des causes profondes» du conflit en Ukraine, a indiqué le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, lors d’une conférence organisée à Moscou le 23 mai 2025.

    Le 19 mai le président américain Donald Trump avait suggéré de tenir des négociations de paix entre l’Ukraine et la Russie au Vatican. Le 20 mai, lors d’un échange avec la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni, le pape Léon XIV avait confirmé la disponibilité du Vatican pour une médiation. Mais en une seule phrase, le ministre russe semble avoir douché définitivement ce maigre espoir.

    Après une première négociation directe en Turquie le 15 mai dernier entre délégations russes et ukrainiennes – les deux parties s’accordant notamment sur le principe d’un échange de prisonniers -, le Vatican a été pressenti pour un sommet russo-ukrainien dont le Wall Street Journal a annoncé une possible tenue à la mi-juin.

    Irréaliste pour les Russes

    Mais le ministre russe a considéré qu’une médiation du pape serait «irréaliste», ont rapporté plusieurs agences de presse reprenant l’agence russe TASS. «Le Vatican lui-même ne serait pas très à l’aise dans ces conditions pour accueillir les délégations de deux pays orthodoxes », a déclaré Serguei Lavrov. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a pour sa part confirmé que « pour l’instant, aucune décision ni accord n’a été pris concernant le prochain lieu des négociations».

    Outre une certaine roublardise de la diplomatie russe, l’attitude du Kremlin atteste de sa conviction d’être la troisième Rome et que le ‘monde russe’ n’a pas l’intention de se soumettre à un Occident décadent. Les orthodoxes sont soumis au patriarche de Moscou et non pas au ‘pape de Rome’.

    La ministre russe de la culture présente aux obsèques du pape François

    Plus tôt dans la journée, le quotidien russe Izvestia avait pourtant indiqué que la piste de négociations au Vatican n’était pas exclue par la diplomatie russe, arguant du fait que le Vatican n’est membre ni de l’Union européenne ni de l’OTAN, et ne figure pas non plus sur la liste russe des pays dits «inamicaux». Il représente actuellement «le territoire le plus impartial d’Europe», a souligné Svetlana Gavrilova, directrice du département des programmes du Conseil russe pour les affaires internationales.

    Le média moscovite a souligné que la venue de la ministre russe de la Culture aux obsèques du pape François a été l’occasion de maintenir un canal de contact diplomatique entre le Saint-Siège et la Russie. À cette occasion, malgré les sanctions prises par l’Union européenne, l’Italie a garanti le transit et l’escorte de la ministre russe en territoire italien en vertu des accords du Latran reconnaissant la neutralité du Vatican. Toutefois, le retour de la ministre à Rome, prévu pour la messe d’installation de Léon XIV, n’a pas pu se concrétiser en raison d’un problème technique lié à son plan de vol.

    Une disponibilité du Saint-Siège depuis trois ans

    Interrogé par I.MEDIA, Matteo Bruni, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a expliqué que la disponibilité du Saint-Siège était déjà connue par le passé et qu’il n’y avait rien de nouveau. Depuis l’offensive russe à grande échelle lancée le 24 février 2022 en territoire ukrainien, le Saint-Siège n’a eu de cesse d’appeler à des négociations, le pape François se rendant même personnellement dans les locaux de l’ambassade de Russie près le Saint-Siège pour tenter d’établir un contact avec le Kremlin, sans succès.

    Les mois suivants, le pape argentin avait évoqué l’idée de se rendre à Moscou et à Kiev pour tenter de mettre fin à la guerre. Il avait aussi nommé le cardinal Matteo Zuppi pour offrir une médiation entre les deux pays. L’archevêque de Bologne et président de la conférence épiscopale italienne s’était rendu pour cela à Kiev, à Moscou, à Washington et à Pékin. Mais sa mission s’est surtout limitée à des aspects humanitaires, comme le rapatriement d’enfants ukrainiens déportés en Russie, et dont le nombre est difficile à établir.

    Les funérailles du pape François, le 26 avril dernier, et l’installation de Léon XIV le 18 mai suivant, ont provoqué des occasions de rencontres diplomatiques de très haut niveau au Vatican, avec deux visites du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

    Lors des obsèques du pontife argentin, le président Zelensky a pu s’entretenir dans la basilique Saint-Pierre avec son homologue américain Donald Trump. Cette rencontre a constitué leur premier contact direct depuis l’altercation les ayant opposés deux mois plus tôt à la Maison Blanche.

    Léon XIV veut la paix

    Dimanche dernier, la messe d’inauguration du pontificat de Léon XIV a permis au nouveau pape d’accorder une audience privée au président Zelensky. Dès les premiers jours de son pontificat, Léon XIV s’est montré très actif sur le dossier ukrainien. Le 12 mai, il a échangé par téléphone avec le président Zelensky – qui l’a d’ailleurs aussi invité à venir en Ukraine. Deux jours plus tard, il a assuré lors d’une audience aux Églises catholiques orientales que « le Saint-Siège est disponible pour que les ennemis se rencontrent et se regardent dans les yeux ».

    Outre la Turquie qui a accueilli une première réunion, d’autres États se positionnent pour l’accueil de ces négociations. C’est le cas notamment de l’Arabie saoudite, du Qatar, des Émirats arabes unis, et dans une moindre mesure, de l’Inde et du Brésil, dont la Russie apprécie les positions très distantes vis-à-vis de l’Occident.

    La Suisse, terre traditionnelle des négociations internationales et qui fut en 2021 l’hôte du dernier sommet entre les présidents russe et américain (alors Joe Biden) n’est en revanche plus considérée par Moscou comme un pays neutre, compte tenu du soutien de la Confédération helvétique aux sanctions occidentales décidées contre la Russie. (cath.ch/imedia/cv/mp)

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