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    Santé du pape: le Vatican s'efforce de jouer la transparence

    Spéculations et fake news vont bon train autour de l'hospitalisation prolongée du pape François, et les caméras sont en permanence braquées sur l’hôpital Gemelli où il se trouve depuis le 14 février. Le Saint-Siège fournit pour sa part des bulletins médicaux réguliers, auxquels s'ajoutent les briefings du directeur du Bureau de presse.

    «En ce qui concerne les informations diffusées par Rai News 24 cet après-midi à 16h11, le Bureau de presse du Saint-Siège dément qu’il y ait eu une rencontre hier entre le Saint-Père et les cardinaux Gianfranco Ghirlanda et Pietro Parolin.» Vendredi dernier, dans une réaction étonnamment rapide, la communication vaticane a démenti fermement la nouvelle de la télévision italienne. L’enjeu est en effet sérieux: une telle rencontre avec le secrétaire d’État – numéro 2 du Vatican – et le cardinal Ghirlanda, canoniste artisan de la réforme du pape, pourrait être interprétée par certains comme le signe d’une réflexion quant à une éventuelle démission du pape.

    Sur une autre thématique, le Bureau de presse a démenti les informations d’un article de Paris Match publié lundi, estimant que le pontife argentin allait être transporté dans un autre hôpital plus proche du Vatican, sur l’île de Tibhirine. Divers médias ont également avancé que le Saint-Siège avait demandé aux cardinaux du monde de se tenir prêts à se rendre à Rome. Cette information n’a pas été confirmée. Hier soir, un cardinal électeur non italien a assuré à I.MEDIA que personne ne l’avait contacté pour le mettre en alerte depuis le début de l’hospitalisation.

    Prolifération de fake news

    D’autres fake news ont circulé. Un site italien assurait ainsi que «selon le rituel [des funérailles] simplifié par Bergoglio, le pape ne peut pas mourir au Gemelli, mais doit être ramené au Vatican», ce qui laissait supposer que tant qu’il était à l’hôpital, il n’était pas à l’agonie. Cette conclusion était trompeuse, puisque le rituel établit seulement que le constat du décès – et non pas le décès – d’un pape, selon le droit du Vatican, doit avoir lieu «dans la chapelle de la résidence du pontife».

    De fausses «images» du pape hospitalisé, créées par intelligence artificielle, ont en outre circulé sur les réseaux. D’autres informations suggérant une détérioration de l’état de santé du pape François, parfois jusqu’à annoncer sa mort imminente, ont été diffusées, provoquant quelques feux de paille sur le réseau X.

    Des précédents qui induisent la méfiance

    «On ne nous dit pas tout», entend-on murmurer parfois dans la salle de presse vaticane ou en-dehors. La méfiance de certains s’explique en partie: le Vatican ne s’est pas toujours illustré pour sa transparence. En mars 2023, le Saint-Siège avait annoncé que le pape François était à l’hôpital pour des examens programmés. En réalité, il avait été amené en urgence en ambulance pour soigner une bronchite infectieuse. L’information erronée dès le départ avait rompu la confiance pour certains. «Si on nous ment sur cela, on peut nous mentir à nouveau», glissait un vaticaniste échaudé par la dissimulation d’un fait aussi grave.

    Un effort (limité) de communication officielle

    Cette fois-ci, le Saint-Siège a pris les devants: dès le premier jour de l’hospitalisation, ordre a été donné de laisser la salle de presse ouverte sur de longues plages horaires – un fait inhabituel. Un bulletin médical est publié avec régularité chaque soir.

    Les communiqués font état des diagnostics, des résultats d’examens – mauvais ou rassurants –, des changements de thérapie, des crises respiratoires du pontife et des soins prodigués. Jour après jour, le corps médical ne cache pas que l’état de santé du pape est «critique» et que son pronostic est «réservé».

    C’est le pontife lui-même, d’ordinaire peu favorable aux publications sur sa santé, qui a voulu jouer la carte de la transparence depuis son arrivée au Gemelli. «Tout ce que nous publions est la vérité, le pape l’a explicitement demandé», ont assuré ses médecins lors d’une conférence de presse vendredi dernier.

    «Le dicastère pour la Communication a fait un effort immense», estime un bon observateur présent à Rome. Il ajoute que le ton des briefings est bien loin de ceux du pontificat de Jean Paul II, où son porte-parole Joaquín Navarro-Valls niait sciemment que le pontife polonais était atteint de la maladie de Parkinson, alors que ses tremblements étaient sous les yeux de tous.

    «Il y a un grand effort de communication», abonde un journaliste qui suit le Vatican depuis des années. Il note toutefois que les éléments publiés restent «succincts», et que «rien ne filtre du Gemelli». La concision de certains communiqués, avares de mots, interroge.

    Une certaine discrétion, pour protéger le pape

    «Il y a une grande prudence, c’est aussi une façon de protéger le pape, de garantir sa sécurité et le respect de sa vie privée, car la situation est très délicate», estime encore le vaticaniste. Un autre spécialiste concède pour sa part que «tous les porte-parole étatiques ont des règles et suivent une ligne, qui peut parfois ne pas correspondre avec la transparence absolue». (cath.ch/imedia/ak/lb)

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