Les Conférences épiscopales de l'Afrique de l'Ouest, de l'Espagne, le Réseau Afrique-Europe pour la mobilité humaine (RAEMH), et des représentants de Caritas de pays d’Afrique et d’Europe ont plaidé en faveur d'une «hospitalité positive» des pays d'accueil, à l'égard des migrants.
Les organisations se sont rencontrées pour un atelier de deux jours (8 et 9 mai 2025) à Rufisque, dans la banlieue Est de Dakar, au Sénégal. Sur le thème «Hospitalité sur la route de l'Atlantique», les participants ont appelé au respect de la dignité humaine «dans la justice, la solidarité». Ils ont évoqué «la commune volonté de montrer son appartenance à la société».
Le choix de Rufisque, ville historique, créée au 16e siècle par des pêcheurs sénégalais à 25 km de Dakar, n’est pas fortuit. Située au bord de l’océan atlantique, elle est, depuis 2006, un important point de départ des embarcations, chargées de migrants, pour les îles Canaries, en Espagne.
Sans pour autant, encourager les migrants qui prennent «les routes périlleuses» de la mer, les organisations d’Église ont rappelé que l’émigration avait toujours existé.
Les migrants doivent devenir acteurs de leur intégration
Pour Mgr Fernando Garcias Cadinanos, président de la sous-commission épiscopale d’Espagne, pour la migration, et évêque de Mondoñedo-Ferrol, la Conférence des évêques d’Espagne a récemment publié un document visant à sensibiliser les communautés chrétiennes à l’accueil des migrants. Il appelle aussi les migrants à devenir acteurs de leur propre intégration, qu’ils ne soient pas seulement objets de charité, mais qu’ils luttent pour se faire une place dans la société espagnole.
L’atelier de Dakar avait pour but d’élaborer un document permettant de renforcer la collaboration inter-ecclésiale entre les institutions locales et internationales. (cath.ch/ibc/rz)