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    RDC: calme précaire à Goma, mais la situation humanitaire est préoccupante

    “La ville est calme mais la population a encore peur de sortir de chez elle parce que la sécurité n'est pas complètement garantie. Les hôpitaux et les réfugiés sont les situations les plus préoccupantes”, a déclaré, le 3 février 2025, Mgr Willy Ngumbi Ngengele, évêque de Goma.  

    Les écoles sont encore largement fermées, notamment parce que de nombreux bâtiments scolaires ont été endommagés ou détruits par les combats », rapporte le 3 février 2025 à l'Agence Fides Mgr Ngengele. La situation la plus grave est celle des hôpitaux, qui accueillent un grand nombre de blessés et sont en difficulté en raison du manque de médicaments et d'équipements.

    «Les connexions Internet restent difficiles, les gens se contentent de solutions de fortune pour rester en contact avec le monde extérieur», poursuit l'évêque. Environ un million de personnes déplacées, originaires des régions du Nord-Kivu, les plus touchées par les combats, vivent à Goma. Leur situation est actuellement incertaine car, comme le rapporte Mgr Ngengele, « les camps de réfugiés ont été fermés et les personnes déplacées ont encore la possibilité de retourner dans leur village d'origine. Ceux qui ne le peuvent pas restent à Goma dans des conditions précaires ».

    Selon les données recueillies par le Ministère congolais de la Santé en collaboration avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la situation sanitaire dans la ville est très grave. “Plusieurs structures sanitaires fonctionnent au-delà de leur capacité: il y a une pénurie de lits, de médicaments, de kits médicaux, de kits de traumatologie, de produits sanguins, de carburant, de matériel chirurgical et d'équipement”, indique un rapport du 30 janvier reçu par l'Agence Fides.

    Encore des centaines de mort dans les rues

    «Les morgues sont saturées. Plus de 770 corps sans vie ont déjà été ramassés et d'autres sont encore éparpillés dans les rues des quartiers dangereux, dans un état de décomposition avancé». Selon le rapport, il y a 2’800 blessés dans les structures hospitalières de la ville. De nombreux blessés restent chez eux sans assistance médicale adéquate, alors que le danger d'épidémies reste élevé.

    Trève humanitaire proclamée pare le M23

    Le 3 février, le M23 a proclamé une trêve ‘pour des raisons humanitaires’. «Pour l'instant, la trêve tient, mais les gens ont encore peur de sortir parce qu'ils ne se sentent pas complètement en sécurité », explique l'évêque.

    Intervention de l’Eglise auprès du gouvernement congolais

    Afin de rechercher une solution pacifique à la crise, une délégation de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a été reçue le 3 février à Kinshasa par le Président Félix Tshisekedi. Au cours des entretiens, un projet de réconciliation élaboré par la CENCO en collaboration avec l'Église du Christ au Congo (ECC) a été présenté au chef de l'État. « Les deux Églises ont pris l'initiative d'élaborer ce projet de sortie de crise que nous avons présenté aujourd'hui au chef de l'État qui l'a reçu avec beaucoup d'attention ; il l'a beaucoup apprécié et nous a encouragés. C'est un projet louable », a déclaré Mgr Donatien Nshole, porte-parole de la CENCO, à l'issue de l'audience qui a duré plus d'une heure.

    Situation calme à Bukavu

    A Bukavu, la situation est calme en ce moment mais les jeunes se rendent en masse dans les centres de recrutement des groupes d'autodéfense, ceux qu'on appelle Wazelando », indiquent à l'Agence Fides des sources locales en provenance de la capitale du Sud-Kivu, désormais menacée par l'avancée du M23 après avoir pris Goma (capitale du Nord-Kivu).

    « Le M23 semble avoir arrêté son avancée vers Bukavu », indiquent les sources. « Nous vivons sans trop savoir à quoi nous attendre. L'armée a lancé une campagne de recrutement de civils pour rejoindre les groupes d'autodéfense. De nombreux jeunes ont répondu à l'appel des autorités et viennent grossir les rangs des 'Wazalendo' ».

    Sommet extraordinaire à Harare

    Sur le plan politique, à l'issue de leur sommet extraordinaire tenu le 31 janvier à Harare, au Zimbabwe, les chefs d'État des pays membres de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) ont affirmé leur « engagement inébranlable à continuer de soutenir la République démocratique du Congo dans ses efforts pour sauvegarder son indépendance, sa souveraineté et son intégrité territoriale ». Il est donc à craindre que le conflit ne dégénère en un affrontement qui dépasse la région des Grands Lacs, comme l'a déclaré le président du Burundi dans une vidéo YouTube: «S'il n'y a pas de paix dans l'est du Congo, il n'y a pas de paix dans la région ». Le conflit n'affecte pas seulement la RDC mais le Burundi, la Tanzanie, l'Ouganda, le Kenya, et oute la région. (cath.ch/fides/mp)

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