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    Procès pour dissimulation contre un évêque en Pologne

    Pour la première fois en Pologne, un évêque catholique diocésain en exercice comparaît devant un tribunal civil pour dissimulation d’abus sexuels sur mineurs.

    Le premier procès pour dissimulation d’abus contre un évêque diocésain polonais s'est ouvert le 18 février 2026 à Tarnow, dans le sud-est du pays. Le parquet reproche à Mgr Andrzej Jez de ne pas avoir immédiatement signalé aux autorités judiciaires deux cas d'abus sexuels commis par des prêtres de son diocèse.

    Mgr Jez a rejeté ces accusations devant le tribunal. « Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés », a-t-il déclaré selon les médias locaux. Il a également ajouté : « Je suis accusé à cause de mon zèle. Si je n'avais pas signalé l'affaire au parquet, ce procès n'aurait pas lieu aujourd'hui.”

    L’évêque a expliqué n'avoir appris les cas d'abus que tardivement. «Personne ne s'est adressé directement à moi, ni les victimes, ni leurs proches », a déclaré Mgr Jez. Dès qu'il a eu connaissance de ces informations, il a d'abord fait appel aux autorités ecclésiastiques.

    Passible de trois ans de prison

    Selon le parquet, l’évêque était au courant de deux cas de prêtres ayant agressé des enfants de chœur. L’un d’eux aurait abusé de pas moins de 95 enfants. Il s’agit de l’une des plus grandes affaires d’abus au sein de l’Église catholique en Pologne, remontant aux années 1980. Aucun des deux ecclésiastiques n’a été condamné, l’un ayant bénéficié de la prescription, l’autre n’ayant pas encore été jugé.

    Selon le ministère public, Mgr Jez aurait également dû informer les autorités publiques. Pour l'accusation, en attendant, les plaintes auraient été retardées de plusieurs mois, voire de plusieurs années.

    Selon la loi polonaise, le fait de ne pas signaler un crime est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement. Le procès se poursuivra le 2 mars.

    Dans un communiqué du 17 février, l’évêché de Tarnow  a indiqué avoir adressé “une bonne dizaine de signalements» ces dernières années, conformément à leur politique de «tolérance zéro». (cath.ch/kap/mp)

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