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    Curé de Gaza: «Tous les soirs à 20 heures, François nous appelait»

    «Tous les jours à 20h, François nous appelait. Un rituel que nous attendions tous avec impatience. Il venait prendre des nouvelles de la communauté chrétienne qui s'était réfugiée, à l’étroit, dans l'église de la Sainte Famille à Gaza-ville”, explique le le père Gabriel Romanelli. Leur dernier échange remonte au soir du Samedi saint, le 19 avril 2025.

    Luc Balbont, pour cath.ch

    Il est un peu plus de 19 heures à Paris, le 24 avril 2025, quand la voix du Père Gabriel Romanelli résonne à l'autre bout du fil. Les communications sont mauvaises dans la petite bande de terre en ruine, écrasée par les bombardements israéliens. La voix est inaudible, hachée. «Ce n’est pas grave, me rassure l’intéressé, je t’envoie un témoignage audio.» Une heure plus tard, le message est sur mon téléphone. Le prêtre de Gaza me résume sur un ton vif les conversations, qu'il avait chaque soir, pendant la guerre, avec le pape François.

    "Ces derniers mois, le pape François avait même prononcé quelques expressions en arabe!"

    Il nous a appelé le Samedi Saint, le 19 avril 2025, deux jours avant sa mort. Ce fut son dernier appel. Ses appels étaient réguliers, et quand la connexion était trop faible ou absente, il nous contactait le lendemain. Le 20 avril, nous n’avons plus entendu sa voix. Nous avons appris sa mort le 21.
    Tous les deux argentins, nous nous parlions en espagnol, et je traduisais en arabe pour ceux qui étaient autour de la table. Ces derniers mois, le pape avait même prononcé quelques expressions en arabe!
    Il nous demandait chaque fois comment nous allions, ce que nous avions fait pendant la journée. Lors de notre dernier échange, après avoir prié. Il nous a remercié pour notre présence et nos prières, et nous a donné sa bénédiction. Il a adressé quelques mots au Père Youssef, mon vicaire paroissial, et a chaleureusement salué les Sœurs du Verbe Incarné, ma congrégation religieuse.

    "François nous demandait toujours de prendre particulièrement soin des plus faibles, des malades et des enfants."

    François nous demandait toujours de prendre particulièrement soin des plus faibles, des malades et des enfants, y compris ces petits musulmans handicapés pris en charge par les Sœurs de la Charité de Mère Teresa.

    Grâce à Dieu, à l’Église et à leur soutien, nous avons pu aider de nombreuses familles à Gaza, qu’elles soient catholiques, orthodoxes ou musulmanes.
    Quand je suis arrivé ici pour la première fois, il y a environ 20 ans pour aider l’ancien curé, il y avait 3’500 chrétiens à Gaza. Il en reste aujourd'hui moins de 700, dont une centaine de catholiques. Beaucoup ont fui, ou ont été tués. Nous avons perdu près de 30% de notre communauté.
    Les paroles de François étaient attendues comme un trésor. Il n’a jamais cessé de prier pour la fin de la guerre, la fin des massacres, notamment des enfants palestiniens, mais aussi pour la libération des otages israéliens.

    «Malgré sa souffrance, François nous a accompagné jusqu'au bout. Aujourd’hui, nous prions pour que son successeur suive le même chemin.» (cath.ch/lb).

    Père Romanelli: «La majorité des victimes à Gaza sont des civils»

    19/02/2024

    Père Romanelli: «La majorité des victimes à Gaza sont des civils»

    La voix tremble, les mots résonnent plus fortement, le ton devient plus incisif. Le Père Gabriel Romanelli prévient: «Ecrivez surtout que les victimes à Gaza sont d’abord des civils. La plupart sont des femmes et des enfants, pas des combattants, mais les otages d’une guerre horrible.» cath.ch a pu...

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