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    Les autorités vénézuéliennes confisquent le passeport du cardinal Porras

    Le cardinal vénézuélien Baltazar Porras Cardozo s’est vu confisquer son passeport à l’aéroport de Maiquetía (nord), alors qu’il s’apprêtait à faire un voyage à l’étranger, rapporte la presse hispanophone le 10 décembre 2025. Plusieurs voix se sont élevées contre cette «violation des droits» du citoyen.

    À 81 ans, le cardinal Porras, archevêque émérite de Caracas, devait se rendre en Espagne pour des engagements ecclésiaux. Mais alors qu’il s’apprêtait à prendre son vol, le contrôle à la douane l’a bloqué. «L’agent m’a dit que mon passeport posait problème et qu’ils ne pouvaient rien faire», a rapporté le cardinal dans un message envoyé à la Conférence épiscopale. Selon le média américain The Pillar, l’ancien archevêque de la capitale a été gardé en détention deux heures.

    Une douane récalcitrante

    Le prélat a dû rentrer chez lui sans son passeport vénézuélien. Comme membre du collège cardinalice, Baltazar Porras Cardozo possède aussi un passeport du Vatican, considéré comme passeport diplomatique et lui permettant de voyager sans visa dans 113 pays. «Les autorités étrangères ne peuvent pas lui retirer ce passeport mais ils peuvent refuser de le reconnaître», glisse une source vaticane à l’agence I.MEDIA.

    Dénonçant une «atteinte aux droits que nous avons en tant que citoyens», le cardinal Porras a déploré que ce genre d’incident soit devenu fréquent. «Depuis un quart de siècle, il est presque habituel qu’à l’arrivée à la Migration, l’agent prenne le passeport et parte consulter, prétextant que 'le système ne fonctionne pas’, que 'le nom n’apparaît pas’… À deux reprises, on m’a même dit que je figurais comme décédé», a-t-il confié.

    Tensions avec les États-Unis

    Exprimant leur «préoccupation», les évêques vénézuéliens ont demandé aux autorités des éclaircissements sur les faits rapportés. Plusieurs voix internationales ont protesté, à l’instar du président colombien Gustavo Petro qui a déploré un manque de démocratie et critiqué la «répression» du gouvernement du pays voisin.

    Vatican News souligne que «cet épisode survient dans un contexte de fortes tensions entre le Venezuela et les États-Unis», alors que ces derniers ont récemment renforcé leur présence militaire dans la mer des Caraïbes au large du Venezuela. Dans l’avion qui le ramenait du Liban le 2 décembre dernier, Léon XIV a évoqué l’ultimatum lancé par le président Donald Trump au président Nicolas Maduro pour qu’il quitte le pouvoir, expliquant chercher avec les évêques du pays et le nonce apostolique sur place «des moyens de calmer la situation». Il s’agit de «chercher surtout le bien du peuple parce que, souvent, celui qui souffre dans ces situations, c’est le peuple, pas les autorités», a-t-il souligné. «Il vaut mieux chercher des modes de dialogue, peut-être y compris des pressions économiques», a-t-il déclaré. (cath.ch/imedia/ak/rz)

    La relation entre les évêques vénézuéliens et le gouvernement actuel est tendue. La Conférence épiscopale a dénoncé à plusieurs reprises la crise humanitaire, l’érosion des droits fondamentaux et l’absence d’élections libres et équitables sous le régime de Maduro. Le Vatican essaye de jouer un rôle de médiateur ou de facilitateur de dialogue, mais sa position reste prudente et diplomatique afin de ne pas se mettre totalement à dos l’une ou l’autre des parties. RZ

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