Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Mar. 31 mars | Saint du jour | Parole de Dieu
Advertisement
  • Flash Info

    Jubilé 2025 Année Sainte à Rome: pèlerinages et événements ouverts
    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    ✝️ En direct

    Vatican en direct

    Suivez en direct les célébrations et événements liturgiques depuis la Cité du Vatican.

    no_image
    prevost

    Léon XIV n’est pas un pape américain mais un citoyen du monde

    Léon XIV n’est pas "un pape américain" mais "un citoyen du monde". Au lendemain de l’élection du 267e pape, sept cardinaux électeurs venus des États-Unis ont donné une conférence de presse  à Rome, le 9 mai 2025, signifiant que la stature de Robert Francis Prevost dépassait largement leur pays. Ils se sont livrés à quelques confidences sur le conclave et ont donné leur premières impressions sur le nouveau pontife.

    Léon XIV "est un citoyen américain mais c’est aussi vraiment un citoyen du monde entier" qui représente "le grand tableau de l’Église", a assuré le cardinal Daniel DiNardo, archevêque émérite de Galveston-Houston, devant un parterre de journalistes. "Tout le monde dit que c’est un pape américain, mais cet homme a passé la majeure partie de sa vie en Amérique du Sud", a souligné le nonce apostolique aux États-Unis, le cardinal français Christophe Pierre. Il a rappelé aussi les origines françaises du nouveau pontife – Prevost étant un nom français – et le caractère métissé de sa généalogie.

    La nationalité n’a joué aucun rôle au conclave

    Le cardinal Robert McElroy a également fait valoir la dimension internationale du cardinal Prevost qui "durant toute sa vie a été au plus profond de son cœur un missionnaire, de toutes les façons possibles". Selon l’archevêque de Washington, "l’impact de son identité américaine était presque négligeable dans les délibérations, […] ce n’était pas du tout une question clé dans ce conclave".

    "Je n’ai pas senti que le conclave était une continuation des élections politiques américaines", a glissé quant à lui le cardinal Wilton Gregory, assurant que "la préoccupation des cardinaux était de trouver qui parmi nous pouvait nous rassembler" et diffuser la foi dans le monde. Léon XIV "nous rappelle que nous avons tous notre citoyenneté dans le ciel", a abondé le cardinal Timothy Dolan, estimant que son origine était "un élément du passé". "Robert Francis Prevost n’est plus, c’est maintenant le ‘Pope Leo’, c’est une nouvelle personne, c’est le Saint-Père, c’est le successeur de Pierre", a-t-il scandé.

    "Je ne vois pas de recherche de ‘contrepoids’ dans cette élection", a également affirmé le cardinal Dolan, interrogé sur la possibilité que son passeport américain puisse peser face à Donald Trump sur la scène internationale. Le pape "est un constructeur de ponts, j’imagine qu’il voudra bâtir des ponts avec Donald Trump mais aussi avec les leaders de toutes les nations", a ajouté l’archevêque de New York.

    Le conclave, une course folle vers l’unité

    Les sept électeurs ont indiqué que, contrairement au conclave de 2013 où Jorge Mario Bergoglio avait fait une intervention déterminante lors des congrégations générales, le schéma ne s’était pas reproduit avec le cardinal Prevost. "Ce qui était important n’est pas tant ce qu’il a dit que la façon dont il a parlé", a souligné le cardinal McElroy.

    "Beaucoup de dialogues se passent à la pause-café, aux repas, dans des petits groupes", a confié quant à lui le cardinal Gregory. Tous étaient unanimes pour assurer que Léon XIV, élu au quatrième scrutin, avait bénéficié d’un "grand mouvement" d’unité.

    "En entrant dans la chapelle Sixtine, tout sens de division venant du monde s’est évanoui", a témoigné le cardinal McElroy. "Nous venions de plus de 70 pays et en 24h nous avons été capables d’arriver à l’unité et de prendre une décision", a insisté le cardinal Blase Cupich, voyant dans cette "course folle vers l’unité » un "signal pour le monde qu’il est possible de dépasser nos différences".

    "C’est arrivé très vite", a assuré le cardinal Pierre. Le Français a alors renversé l’aphorisme du poète Charles Péguy selon lequel "tout commence en mystique et tout finit en politique". "Dans le conclave, j’ai fait l’expérience que tout a commencé en politique et fini en mystique. C’est ce que nous avons vécu", a-t-il déclaré.

    La personnalité de Léon XIV

    Le cardinal Joseph William Tobin, qui a confié connaître Léon XIV depuis 30 ans, a raconté avoir jeté un coup d’œil sur lui lors des scrutins où son nom prenait sensiblement de l’ampleur. "Il tenait sa tête entre ses mains […] et je le regardais parce que j’avais du mal à concevoir ce que vit un être humain confronté à [une telle élection]. Mais quand il a accepté, c’est comme s’il avait toujours été fait pour cela", s’est-il souvenu, y voyant la grâce de Dieu.

    L’archevêque de Newark a évoqué la personnalité de celui qu’il appelle familièrement "Bob". "Il n’est pas du tout du genre à se disputer avec les personnes, mais il n’est pas non plus du genre à se rendre si la cause est juste". Il l’a décrit comme "quelqu’un qui écoute et [qui] agit une fois qu’il a écouté".

    "Il a dans son âme le même genre de liberté que le pape François, mais ce ne sera pas une photocopie", a averti le cardinal McElroy. Le nonce apostolique Christophe Pierre l’a lui aussi situé dans le sillage de François, faisant valoir que Robert Prevost, qui a été appelé au Vatican par le pontife argentin, a « une profonde compréhension" de son prédécesseur.

    Léon, un pape aux figures multiples dans l’histoire

    Le cardinal Dolan a commenté le choix du nom de Léon XIV en remontant non pas à Léon XIII mais au Ve siècle avec le Docteur de l’Église Léon Le Grand, ou Léon Ier (391-461). Celui-ci "a été pape à une époque où l’Église catholique vivait vraiment un désastre", a rappelé l’Américain, citant son influence en théologie et ses négociations pour la survie de Rome avec Attila. "Léon a pris un nom qui a des figures multiples", s’est-il amusé.   (cath.ch/imedia/ak/mp)

    Actualités liées

    Actualités les plus lues