Saluant des journalistes, le 12 mai 2025, le pape Léon XIV a confié qu’il préparait un voyage en Turquie à l’occasion du 1700e anniversaire du Concile de Nicée. Il a en revanche écarté l’idée d’un déplacement prochain aux États-Unis, son pays natal, ou à Fatima, au Portugal.
Après avoir prononcé son discours, Léon XIV s’est approché d’un petit groupe de journalistes, qui n’ont pas manqué de lui poser quelques questions. Un journaliste italien lui a notamment rappelé que cette année marquait le 1700e anniversaire du Concile de Nicée et le projet d’un voyage sur les lieux du concile, à Iznik (ancienne Nicée) en Turquie. Ce à quoi le pontife américain a répondu: «Je sais, nous nous y préparons.»
Ce voyage à forte dimension œcuménique faisait partie des projets envisagés par le pape François avant son décès, le 21 avril 2025. Il aurait pu se tenir à la fin du mois. Le Concile de Nicée, qui a permis de fixer pour la première fois un credo – profession de foi chrétienne – s’est en effet ouvert le 24 mai 325.
Pas de voyage aux États-Unis ni à Fatima
Selon une source consultée par l’agence I.MEDIA avant le conclave, l’élection du pape étant trop proche de l’événement prévu le 24 mai, il semble difficile qu’il puisse se rendre en Turquie à cette date. Mais la même source envisage qu’un déplacement soit possible ultérieurement.
Le pape Léon XIV a également été interrogé par Lester Holt, présentateur de la chaîne américaine NBC News, qui lui a demandé s’il comptait «rentrer bientôt à la maison». Le pape a répondu: «Je ne pense pas.»
Une vaticaniste portugaise a rappelé au nouveau pape que l’Église commémorerait le lendemain, 13 mai, la Vierge de Fatima – du nom du lieu d’une apparition mariale devenu un important site de pèlerinage au Portugal. Elle lui a demandé s’il comptait s’y rendre. «Le cardinal Prevost avait prévu d’y aller, mais les plans ont changé», a-t-il répondu.
Conversations sportives et don de relique
Ayant appris son intérêt pour le tennis, une membre de la communication des Œuvres pontificales missionnaires a proposé au pape de lui organiser un match avec André Agassi, célèbre champion américain. Avec humour, le pape lui a répondu: «Oui, mais nous n’amenons pas Sinner» – faisant un jeu de mots entre le joueur italien Jannik Sinner, numéro 1 mondial, et le mot anglais 'sinner’, qui signifie «pécheur».
À d’autres journalistes qui lui proposaient de jouer en double, il a confié qu’il jouait, mais «pas très bien». Un journaliste américain lui a également fait signer une balle de baseball, sport très populaire dans sa ville natale de Chicago, qui compte deux franchises: les Cubs et les White Sox. Dans un tout autre registre, la journaliste italienne Stefania Falasca a remis au pape une relique du bienheureux Jean Paul Ier. (cath.ch/imedia/cd/rz)