Le pape Léon XIV a confirmé l’élection canonique de Mgr Claudiu-Lucian Pop comme nouvel archevêque majeur de Făgăraș et Alba Iulia, siège métropolitain de l’Église grecque-catholique roumaine, l’une des Églises orientales en pleine communion avec Rome.
Mgr Claudiu-Lucian Pop a été préalablement élu dans le cadre d’un synode réuni à Rome du 2 au 6 novembre 2025. Âgé de 53 ans, il succède au cardinal Lucian Mureșan, décédé le 25 septembre dernier à 94 ans. Il a été élu par les membres du synode de l’Église grecque-catholique roumaine, une assemblée qui, dans une Église orientale, réunit tous les évêques. Selon le droit canonique oriental qui régit cette Église, le pape doit confirmer – ou refuser – cette élection.
Mission à Paris
Francophone et italophone, le nouvel archevêque majeur a été formé à Rome avant d’être ordonné prêtre en 1995. Il a ensuite exercé sa mission auprès de la communauté roumaine de Paris, où il a vécu de 1999 à 2007.
En 2007, il a été nommé recteur du Collège pontifical roumain à Rome. Puis, en 2011, Benoît XVI a accepté son élection comme évêque de la curie archiépiscopale majeure. En 2016, il a intégré le Synode permanent et en est devenu le secrétaire, avant d’être nommé évêque de Cluj-Gherla en 2021.
Une petite Église orientale
L’Église orientale dont il prend la tête compte un peu moins d’un demi-million de membres dans le monde selon une étude réalisée par le Département d’État américain. Environ 150’000 fidèles résident en Roumanie et une importante diaspora se trouve aux États-Unis. En Roumanie, l’Église de rite byzantin cohabite avec l’Église catholique latine, qui compte plus de 800’000 membres.
L’Église grecque-catholique roumaine a été fondée en 1697, après l’annexion de la Transylvanie par l’Empire austro-hongrois, ce qui a entraîné des persécutions contre la population orthodoxe. Le synode d’Alba Iulia, réuni la même année, a conduit au ralliement d’une partie de l’Église orthodoxe locale à Rome. Cette union a été facilitée par les racines latines de la culture roumaine.
Pendant la période communiste, l’Église grecque-catholique roumaine a été particulièrement persécutée par le régime. Lors d’un voyage en Roumanie le 2 juin 2019, le pape François avait béatifié sept évêques morts en martyrs entre 1950 et 1970. (cath.ch/imedia/cd/rz)