«Le droit à la liberté religieuse n’est pas facultatif mais essentiel», a déclaré Léon XIV à une délégation de l’Aide à l’Église en détresse (ACN/AED), reçue au Vatican ce 10 octobre 2025. «Comme une seule famille dans le Christ, nous n’abandonnons pas nos frères et sœurs persécutés», a-t-il assuré.
Fondée en 1947 aux Pays-Bas, l’ACN/AED est une fondation internationale de droit pontifical investie dans le soutien aux communautés chrétiennes persécutées. Devant ses membres, le pontife a salué la façon dont l’organisation «donne une voix à l’Église là où elle est dans le besoin, là où elle est menacée, là où elle souffre».
«Vous renforcez la vie de l’Église, ainsi que le tissu spirituel et moral de la société», s’est réjoui Léon XIV. Il a cité les nombreux projets financés par l’AED. Il a noté que leur soutien aux communautés catholiques minoritaires de pays tels que le Burkina Faso, la République centrafricaine ou le Mozambique permet aux chrétiens de ces nations d’être «un signe vivant d’harmonie sociale et de fraternité, montrant à leurs voisins qu’un monde différent est possible».
La liberté religieuse «préserve l’espace moral»
Le pape a aussi rendu hommage au Rapport sur la liberté religieuse que l’AED publie chaque année. Il l’a qualifié «d’instrument puissant de sensibilisation» qui «donne une voix aux sans-voix et révèle les souffrances cachées de nombreuses personnes». «Notre monde continue d’être le témoin d’une hostilité et d’une violence croissantes à l’égard de ceux qui ont des convictions différentes, y compris de nombreux chrétiens», s’est-il par ailleurs alarmé.
Citant la déclaration conciliaire Dignitatis humanae (1965) du Concile Vatican II, le pape a rappelé que la liberté religieuse était un «droit qui doit être reconnu dans la vie juridique et institutionnelle de chaque nation». «Le droit à la liberté religieuse n’est pas facultatif mais essentiel.» Il l’a décrit comme «la pierre angulaire de toute société juste».
La liberté religieuse, a souligné Léon XIV, «préserve l’espace moral dans lequel la conscience peut se former et s’exercer». Sa remise en cause prive non seulement l’être humain «de la capacité de répondre librement à l’appel de la vérité», mais entraîne aussi une «lente désintégration des liens éthiques et spirituels qui soutiennent les communautés». (cath.ch/imedia/cd/rz)