Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Mar. 31 mars | Saint du jour | Parole de Dieu
Advertisement
  • Flash Info

    Jubilé 2025 Année Sainte à Rome: pèlerinages et événements ouverts
    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    ✝️ En direct

    Vatican en direct

    Suivez en direct les célébrations et événements liturgiques depuis la Cité du Vatican.

    no_image
    Hans_Holbein,_the_Younger_-_Sir_Thomas_More_-_Google_Art_Project

    L’Eglise d’Angleterre veut exhumer la tête de Thomas More

    L'église Saint-Dunstan de Canterbury, dans le Kent, en Angleterre, a l’intention d'exhumer et de préserver les reliques du martyr catholique Thomas More. Canonisé en 1935, 400 ans après son exécution par le roi Henri VIII, il symbolise la résistance contre les prétentions hégémoniques des pouvoirs totalitaires.

    Le projet consiste à exposer cette relique, avant de la placer dans un reliquaire en 2035, à l'occasion du 500e anniversaire de l'exécution de Thomas More.

    Thomas More était le lord chancelier d'Henri VIII, il est connu pour avoir défié le roi et avoir été exécuté pour trahison en 1535 à Tower Hill, à Londres. Avocat, auteur, philosophe et fervent catholique, il a refusé d'accepter Henri VIII comme chef de la nouvelle Église d'Angleterre, une décision qui lui a coûté la vie.

    Son corps a été enterré à la Tour de Londres et sa tête a été ébouillantée et exposée sur une pique sur le London Bridge afin de dissuader les autres de s'opposer au roi. La fille de More, Margaret Roper, récupéra secrètement la tête et la conserva, semble-t-il, dans des épices, jusqu'à la fin de sa vie. À sa mort en 1544, la tête fut enterrée à ses côtés et, en 1578, ses restes, ainsi que la tête de son père, furent transférés dans le caveau familial des Roper à l'église St Dunstan, où ils se trouvent depuis lors.

    Préserver les reliques

    Aujourd'hui, l'Église d'Angleterre a décidé d'exhumer les restes et de les conserver à l'aide de techniques modernes. Le conseil paroissial a accepté de lancer le processus si l'autorisation était accordée, a rapporté le Catholic Herald.

    Les tribunaux ecclésiastiques n'approuvent pas souvent les exhumations, mais dans ce cas précis, les partisans espèrent que l'importance mondiale de Thomas More en tant que saint, érudit et martyr aidera à faire valoir leur cause.

    Installer un nouveau reliquaire

    Un reliquaire, dont la forme reste à déterminer, pourrait être établi dans une des chapelles de l’église. Les visiteurs demandent depuis des années à voir la relique, et l'église sollicite désormais les idées de la communauté sur la meilleure façon d'honorer l'héritage de Thomas More.

    Cette initiative pourrait transformer la paisible paroisse du Kent en un lieu prisé des pèlerins, des touristes et des passionnés d'histoire. Il s’agit de rassembler  également environ 50’000 livres sterling de dons pour que ce projet se concrétise, pour financer les services d'archéologues et de spécialistes de la conservation. Selon le révérend Jo Richards, recteur du bénéfice, a déclaré que les premières réactions de la communauté avaient été positives.

    L’auteur d’Utopia

    Thomas More a été décapité en 1535 pour avoir refusé de prêter serment à la souveraineté royale sur l'Église et d'approuver ainsi la rupture du roi Henri VIII avec le pape. Il est également connu comme auteur spirituel et humaniste; son œuvre la plus célèbre est Utopia, la description d'une société idéale, qui a donné le mot d’utopie.

    Depuis 2000, il est le saint patron des gouvernants et des politiciens. Sa canonisation en 1935 a été interprétée par les observateurs comme un signal de l'Église contre les prétentions hégémoniques des pouvoirs totalitaires. (cath.ch/ch/mp)

    Actualités liées

    Actualités les plus lues