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    Le Saint-Siège annonce le retour de 62 objets autochtones au Canada

    Dans un geste de réconciliation, le Saint-Siège et la conférence épiscopale canadienne ont annoncé le 15 novembre 2025 que 62 objets appartenant aux cultures autochtones du Canada vont retourner dans le pays «à la feuille d’érable», à la demande du pape Léon XIV. Il ne s’agit pas d’une restitution — demandée par certains représentants des peuples autochtones — mais d’un don, présenté comme un « signe concret de dialogue et de fraternité», dans la continuité des récents efforts de l’Église catholique envers les «Peuples premiers» d’Amérique du Nord pour réparer les blessures du passé.

    Dans la matinée de samedi, Léon XIV a reçu au Palais apostolique Mgr Pierre Goudreault, évêque de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et président de la Conférence épiscopale du Canada, accompagné de Mgr Richard Smith, archevêque de Vancouver. Au terme de cette rencontre, le pape a décidé de faire don à la conférence épiscopale canadienne de soixante-deux objets originaires des communautés autochtones du Canada, appartenant jusqu’alors aux collections ethnologiques des Musées du Vatican.

    «Le don du Saint-Père est un signe tangible de son désir d’aider les évêques au Canada à accompagner les peuples autochtones dans un esprit de réconciliation pendant l’Année jubilaire de l’espérance et au-delà», a déclaré Mgr Goudreault dans un communiqué. La conférence épiscopale canadienne a annoncé vouloir transférer ces artefacts aux organisations autochtones nationales, qui seront responsables de les remettre aux communautés d’origine. Le Saint-Siège assure avoir reçu «l’assurance que ces objets seront correctement conservés, valorisés et préservés».

    Un long chemin de réconciliation

    Cet acte de « partage ecclésial » est décrit par le Saint-Siège comme un « signe concret de dialogue, de respect et de fraternité », dans la continuité des gestes effectués par le pape François. En mars 2022, le pape argentin avait reçu les représentants des peuples autochtones du Canada et leur avait demandé pardon « au nom de l’Église catholique » pour les torts commis par des membres du clergé contre leurs peuples aux XIXᵉ et XXᵉ siècles.

    En cause, notamment, le rôle joué par l’Église catholique dans la gestion des pensionnats autochtones, mis en place à la demande du gouvernement canadien pour assimiler ces populations, souvent en arrachant les enfants à leurs familles. La découverte récente nombreuses tombes anonymes à proximité de certains de ces établissements a relancé les polémiques sur les mauvais traitements subis. En juillet 2022, François s’était rendu au Canada pour un «pèlerinage pénitentiel», durant lequel il avait écouté les souffrances des peuples autochtones.

    Le communiqué du Vatican inscrit également ce don dans la continuité de la déclaration de 2023 sur la « Doctrine de la découverte », qui affirmait que cette conception du monde, apparue dans trois bulles papales du XVᵉ siècle autorisant des nations européennes à se partager le «Nouveau Monde», «n’était pas catholique». Les bulles papales n’avaient cependant pas été abrogées – comme le demandaient certains représentants autochtones.

    Des objets envoyés à Rome il y a un siècle

    Les artefacts qui vont traverser l’océan Atlantique font partie du patrimoine constitué en 1925 par le pape Pie XI lors de l’Exposition Missionnaire Vaticane, organisée à l’occasion du Jubilé. Ces objets, envoyés par des missionnaires catholiques entre 1923 et 1925, avaient pour but de « témoigner de la foi et de la richesse culturelle des peuples », selon le communiqué. Ils avaient ensuite intégré le Musée missionnaire ethnologique du Latran, devenu en 2020 le Musée ethnologique « Anima Mundi ».

    En mars 2022, lors de la rencontre entre François et des leaders autochtones, certains représentants avaient visité ce musée et s’étaient «émus de la présence de plusieurs artefacts appartenant à leur culture», notamment un grand canoë en bois. Certains avaient alors exprimé le souhait de les voir restitués, questionnant les circonstances dans lesquelles le Saint-Siège avait acquis ces objets. Le Vatican s’est toujours défendu de toute acquisition illégale et assure, dans son communiqué, avoir transmis aux évêques canadiens des informations « attestant leur provenance et les circonstances de leur transfert ».

    Un précédent grec

    Ce n’est pas la première fois que le Saint-Siège se sépare volontairement d’une partie de son patrimoine. En décembre 2022, François avait décidé de donner trois fragments du Parthénon, appartenant aux collections des Musées du Vatican, à l’archevêque d’Athènes, Hiéronymus II. À l’époque, le Saint-Siège avait là encore insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une restitution, mais d’un don motivé par la volonté d’encourager le dialogue avec l’Église orthodoxe grecque. (cath.ch/imedia/cd/mp)

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