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    Rupnik

    Le procès de Marko Rupnik commencera bientôt

    Le dicastère pour la Doctrine de la foi «doit maintenant créer un tribunal» pour juger le Père Marko Rupnik, a déclaré le préfet du dicastère, le cardinal Victor Manuel Fernández, à plusieurs journalistes, dont l’agence I.MEDIA, le 22 mars 2025. Le pape François est à l’origine de cette procédure, lancée en octobre 2023 contre l’ancien jésuite slovène et célèbre mosaïste accusé de graves abus par une quarantaine de femmes.

    Le cardinal Fernández n’a pas voulu commenter le détail de l’affaire, mais s’est concentré sur son déroulement processuel. Cette procédure est menée par la section disciplinaire de la Doctrine de la foi, dont le préfet a la supervision mais qu’il ne dirige pas directement, comme l’avait précisé la lettre de mission du pape François lors de sa nomination en juillet 2023.

    «Le dicastère a fait l’étude, a recueilli [les informations, NDLR] parce qu’il n’était pas facile de trouver tout le matériel ici, a organisé, lu, a fait tout le travail», a indiqué le cardinal. Désormais, il reste à «créer un tribunal pour faire le procès», a-t-il assuré.

    Le préfet argentin a expliqué que ses équipes cherchaient des juges «qui ont certaines caractéristiques» et qui seraient des «personnes extérieures au dicastère», laissant entendre que cette question n’était pas encore totalement réglée. Ces magistrats «feront leur travail et concluront», a-t-il annoncé, sans donner de date précise et en notant la nature très «médiatique» de cette affaire.

    Un artiste mondialement célèbre au cœur d’un scandale

    L’ex-jésuite Marko Rupnik, dont les mosaïques ornent de nombreux sanctuaires catholiques du monde entier – Lourdes, Beyrouth, Damas, Aparecida, le Vatican, Fatima, Częstochowa… – est réputé proche du pape François. Dans des récentes photographies, l’icône du prêtre a été aperçue accrochée au mur de l’appartement du pape dans la résidence Sainte-Marthe, alors même que l’artiste est au cœur d’un important scandale révélé en novembre 2022 par la Compagnie de Jésus.

    Le prêtre slovène est accusé d’avoir abusé spirituellement et sexuellement de 41 femmes – d’après les plaintes recueillies – dans les années 1980-2000. À cause du délai de prescription, il n’a jamais été inquiété par la justice civile.

    En 2022, la Compagnie de Jésus a révélé que le cas avait été examiné après un signalement en 2018, et que le Père Rupnik avait été excommunié en 2020 par le dicastère pour la Doctrine de la foi pour avoir utilisé le confessionnal afin d’absoudre une femme avec qui il avait eu des relations sexuelles. Le prêtre s’était cependant repenti et avait vu la sanction rapidement levée.

    Exclu de la Compagnie de Jésus

    Depuis, de nombreuses voix de femmes ayant collaboré avec le prêtre se sont élevées dans les médias pour dénoncer des abus spirituels et sexuels que ce dernier aurait commis. Les faits se seraient déroulés en Slovénie et en Italie, alors qu’il était à la tête du centre Aletti, son atelier de mosaïque, et de la communauté religieuse qui lui est liée, la Communauté Loyola.

    La Compagnie de Jésus a exclu le Père Rupnik de ses rangs en juin 2023 pour «refus obstiné d’observer le vœu d’obéissance» – notamment à des restrictions de mouvement qui lui avaient été imposées. En octobre 2023, le pape François a levé la prescription et demandé au dicastère pour la Doctrine de la foi d’examiner les accusations pesant contre le mosaïste. Enfin, en décembre 2023, la Communauté Loyola a été dissoute par le dicastère pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique après avoir constaté «des problèmes graves concernant l’exercice de l’autorité et la coexistence des communautés».

    Depuis, plusieurs médias se sont interrogés sur l’avancée de la procédure lancée par le pape François et ont rapporté que le Père Rupnik continuait de voyager et de travailler librement, malgré l’émergence de nouvelles accusations à son encontre. La proximité de l’ancien jésuite avec le cardinal Angelo De Donatis, ex-vicaire de Rome et actuel pénitencier majeur, a aussi été soulignée. En mars, des journalistes italiens de l’émission d’investigation Le Iene ont filmé le prêtre basé en Slovénie à son arrivée à l’aéroport de Rome-Fiumicino.

    La question du «délit d’abus spirituel» toujours à l’étude

    Le cardinal argentin a par ailleurs fait comprendre que l’étude sur la définition d’un délit d’abus spirituels menée par son dicastère n’est pas encore terminée. Ce délit n’existe pas à l’heure actuelle, même si la formule est souvent employée pour désigner un comportement utilisant l’emprise religieuse pour manipuler une personne sans respect pour sa dignité.

    «C’est une étude que j’ai demandée moi-même, pour apporter de la clarté définitivement, mais je ne sais pas combien de temps il faudra», a-t-il confié. Il a assuré que les équipes impliquées, notamment des spécialistes en droit canonique, mettaient «beaucoup de passion dans ce travail». (cath.ch/imedia/cd/rz)

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