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    Le pape Léon XIV à la rencontre d'une Afrique qui attend beaucoup de lui

    Le 26 mai 2025, le pape Léon XIV est venu participer à la messe finale du pèlerinage jubilaire pour la paix en Afrique, un événement organisé par 14 ambassadeurs africains près le Saint-Siège qui a rassemblé environ 250 participants.

     Dans la basilique Saint-Pierre, le pontife a souligné le grand témoignage que le continent africain apporte au monde entier et a enjoint les participants à être des signes d’espérance pour l’humanité.

    À l’occasion de la Journée de l’Afrique (célébrée le 25 mai), les diplomates africains accrédités près le Saint-Siège, mais aussi des ambassadeurs en Italie et auprès de la FAO, avaient décidé de se mobiliser dans le cadre du Jubilé pour organiser une journée de pèlerinage à Rome consacrée à "l’espérance de la paix en Afrique". L’ambassadeur gabonais Éric Chesnel s’est réjoui de la "mobilisation sympathique et non superficielle" de nombreux membres des communautés africaines de la capitale italienne, qui ont passé les ‘portes saintes’ des basiliques de Saint-Paul-hors-les-Murs, de Sainte-Marie-Majeure et de Saint-Jean-de-Latran dans la journée.

    Les près de 250 pèlerins – prêtres, religieuses et laïcs – ont ensuite rejoint la basilique Saint-Pierre de Rome, où le cardinal Francis Arinze, préfet émérite de la dicastère pour le Culte divin et la discipline des sacrements, a présidé une messe finale à l’autel de la Chaire en fin d’après-midi. Étaient également présents deux hauts responsables africains de la Curie: le cardinal Peter Turkson, président des Académies pontificales des sciences et des sciences sociales, et le secrétaire du dicastère pour l’Évangélisation, Mgr Fortunatus Nwachukwu. Le cardinal guinéen Robert Sarah avait été invité mais a dû décliner en raison d’un empêchement.

    À la fin de la messe, le pape Léon XIV, qui avait été sollicité discrètement par les organisateurs, a fait une apparition. Avant de venir saluer les pèlerins, le pontife américain a brièvement pris la parole en anglais, enjoignant les personnes présentes à rechercher l’espérance «que seul Jésus nous donne», et a remercié les ambassadeurs pour l’organisation du pèlerinage.

    Le "grand témoignage" de l’Afrique

    Le pape a aussi rendu hommage au "grand témoignage […] que le continent africain donne au monde entier", un message qui a été très apprécié par les organisateurs. "Nous sommes très sensibles au fait que dix jours après son accession au trône pontifical, le Saint-Père veuille bien se retrouver parmi nous", s’est réjoui Éric Chesnel.

    "L’Afrique est un continent qui continue à connaître des problèmes de développement et de guerres, mais c’est aussi le gisement d’une ressource essentielle pour la Sainte Église", souligne l’ambassadeur, mettant en avant le dynamisme du catholicisme africain. "C’est un continent où la foi est vivante", abonde Régis Kévin Bakyono, ambassadeur du Burkina Faso, qui met pour sa part en avant la valeur "symbolique et pastorale" de la participation du pape.

    Le diplomate burkinabé estime que le pontife fait référence à "la vitalité spirituelle et le sens du sacré, de la cohésion sociale et de la famille" de l’Afrique et qu’il appelle les Africains à "en faire le ferment d’un changement social". "Cela constitue une vraie boussole dans un monde qui est parfois désorienté", analyse-t-il.

    La question de la représentation africaine à Rome

    Cette rencontre avec le pape, confie Éric Chesnel, est aussi importante du point de vue de la visibilité de l’Église africaine à Rome. Il note que lors des dernières années du pontificat de François, les Africains sont devenus plus rares dans les plus hautes instances de l’administration pontificale, les seuls actuellement en poste étant le cardinal Turkson et Mgr Nwachukwu.

    "C’est important parce que l’Église catholique est universelle", insiste son confrère burkinabé Régis-Kévin Bakyono, qui regrette le manque de représentation de "l’important vivier humain et spirituel africain". "Au-delà de la présence de cardinaux africains, il s’agit de donner des signes de l’engagement de l’Église en Afrique à Rome", assure Éric Chesnel, qui espère aussi que des religieuses africaines pourront "se mettre dans le sillage des femmes nommées à des positions importantes par le pape François ces dernières années".

    L’ambassadeur du Gabon espère aussi que la "mémoire des saints africains" sera davantage mise en avant par le Vatican. Il souligne certaines évolutions positives, notamment la nomination de nonces apostoliques d’origine africaine, et affirme militer activement pour que plus de prêtres du continent soient envoyés à l’Académie pontificale ecclésiastique, "l’école des nonces". Un autre signe positif serait l’attribution d’une "église affectataire" pour certains pays africains à Rome, affirme-t-il, expliquant en avoir fait la demande et être satisfait de l’écoute rencontrée.

    Un voyage de Léon XIV en Afrique?

    Le 16 mai dernier, plusieurs ambassadeurs d’Afrique ont par ailleurs exprimé au nouveau pape leur souhait commun qu’il "puisse rapidement effectuer un voyage sur le continent africain", rapporte Éric Chesnel.

    Le diplomate gabonais s’attend à un déplacement "d’au moins deux ou trois étapes", comme c’est habituellement le cas, et souligne trois zones qui sont "particulièrement critiques" en Afrique : l’est de la RDC, la Corne de l’Afrique et le Soudan. "Il viendra peut-être au Gabon, ou chez nos voisins", explique l’ambassadeur, insistant surtout sur le "souhait commun" d’un pèlerinage apostolique africain exprimé par lui et ses confrères.

    Plus personnellement, l’ambassadeur espère que le pontife visitera son pays (où la dernière visite papale, celle de Jean-Paul II, date de 1982). Il confie que le président actuel, Brice Oligui Nguema, a formellement remis au pape une invitation lors de la cérémonie d’inauguration du pontificat, le 18 mai dernier. (cath.ch/imedia/cd/mp)

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