La "connaissance mutuelle" demeure le meilleur moyen de parvenir à la fraternité, déclare le pape François. La "culture du dialogue" constitue la conduite la plus efficace pour créer un monde fraternel, a estimé le pontife devant les membres d'un centre international dédié au poète perse Nizami Ganjavi le 27 novembre 2019.
Actuellement à Rome dans
le cadre d'une rencontre sur le thème de la paix et de la sécurité, ses membres
ont été reçus en audience au Vatican par le pontife. Le pape François s’est
réjoui de l’existence de ce centre international qui promeut la paix, le
dialogue et le respect mutuel, à l’image du poète Nizami Ganjavi.
Savant reconnu pour sa
force d’invention poétique, ce Perse du 12e siècle a su promouvoir au sein de
son œuvre le dialogue entre les peuples.
Document sur la "Fraternité humaine" signé à Abou Dhabi
Durant cette courte
allocution, le pontife romain a encouragé les différents membres de ce centre à
promouvoir la culture du dialogue et la collaboration. Selon lui, la
connaissance mutuelle constitue la bonne méthode pour faire croître la
fraternité entre les personnes et les peuples. L'évêque de Rome a notamment
fait référence au document sur la "Fraternité humaine". Ce document a
été signé en février dernier à Abou Dhabi, dans les Emirats arabes unis (EAU),
par le pape François et le cheikh Ahmed al-Tayeb, grand imam d’al-Azhar, au
Caire.
Le chef de l'Eglise
catholique a également souhaité que les membres du centre international dédié à
Nizami Ganjavi œuvrent ensemble pour répondre aux défis climatiques, espérant
sur ce point "le meilleur résultat". Durant ces deux jours à Rome,
les membres de ce centre se penchent sur les objectifs de développement durable
pour 2030 des Nations Unies.
Le Nizami Ganjavi International Center compte parmi ses membres
plusieurs anciens chefs d’Etat, tels Tarja Kaarina Halonen, présidente de la
Finlande entre 2000 et 2012, ou encore Petar Stoyanov, président de Bulgarie de
1997 à 2002. (cath.ch/imedia/cg/be)