Le pape François aurait été cible d’une tentative d’attentat lors de son déplacement à Trieste le 7 juillet 2024, affirme une enquête publiée par le quotidien local Il Piccolo le 29 août 2025. Une arme à feu avait été découverte la veille de sa venue. Un suspect turc, présenté comme lié à l’organisation État islamique irakien, a été arrêté par Interpol. Interrogé par I.MEDIA, le Saint-Siège n’a pas pour l’instant pas commenté cette information.
Le 7 juillet 2024, le pape François s’était rendu en hélicoptère à Trieste, cité autrefois autrichienne, aujourd’hui frontalière de la Slovénie. Il avait clos les travaux de la 50e Semaine sociale catholique, organisée par la conférence épiscopale italienne, puis avait célébré une messe sur la piazza Unità d’Italia.
La veille de cette visite, peu médiatisée en dehors de l’Italie, une arme à feu avait été retrouvée dans un chariot abandonné dans le bar de la gare de Trieste. Selon une enquête exclusive du journal local Il Piccolo, les documents relatifs aux vérifications effectuées par les services secrets mentionnent un «possible complot visant à assassiner le souverain pontife».
L’arme, un pistolet automatique, était munie d’un chargeur contenant 14 cartouches. À partir des caractéristiques de l’engin, les enquêteurs ont porté leurs soupçons sur un Turc rattaché à la branche locale de l’État islamique irakien, un certain Hasan Uzun, âgé de 46 ans. Arrêté aux Pays-Bas par Interpol, il a été extradé en Italie, d’abord à Milan puis à Trieste où il est emprisonné actuellement.
Un précédent en Irak
Si la thèse des enquêteurs se confirmait, il ne s’agirait pas de la première tentative d’assassinat contre le pape François. Dans sa biographie Espère, publiée en 2024, le pontife argentin avait confié que les services secrets britanniques avaient permis d’empêcher deux attaques kamikazes lors de sa venue en Irak en 2021.
Le 13 mai 1981, alors qu’il circulait sur la place Saint-Pierre, le pape Jean Paul II avait quant à lui été grièvement blessé par plusieurs balles tirées par un Turc, Ali Agça, proche de l’organisation nationaliste des Loups gris. (cath.ch/imedia/cd/bh)