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    Le jour du pape Léon XIV- Récit d'une élection sur la place Saint-Pierre

    Depuis le 8 mai 2025, l’Église catholique a un nouveau pasteur : Léon XIV, le nom qu’a choisi le cardinal américano-péruvien Robert Francis Prevost, 267e successeur de Pierre. Dans un climat de liesse, l’ancien missionnaire au Pérou devenu préfet du Dicastère pour les évêques a été acclamé par la foule amassée sur la place Saint-Pierre, délivrant un premier message de paix. I.MEDIA raconte cette journée historique au milieu des fidèles.

    Il était là la veille et ce matin pour les fumées noires, et ne voulait manquer « pour rien au monde » la blanche. Kévin, un Corse venu pour un week-end prolongé avec un ami, a patienté des heures sous le soleil, adossé à une barrière, dans l’espoir de voir le nouveau pape. Aux alentours de 18h, malgré la forte chaleur de cette belle journée de mai, il ne perd pas patience : «on attendra jusqu’au bout, et s’il le faut, on reviendra demain !».

    Entre deux commentaires sur les goélands qui apparaissent sporadiquement autour de la cheminée de la chapelle Sixtine, Kévin regarde vers la loggia centrale. Il explique avec humour qu’il aimerait bien voir sortir, tout de blanc vêtu, le cardinal François Bustillo, son évêque. « Mais il est trop jeune, je n’y crois pas du tout !», ajoute-t-il en riant.

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    Longue patience jusqu'à la fumée blanche| © I.MEDIA C. Dalmas

    « Je n’ai pas de candidat, mais en tant que catholique, cette élection est pour moi très importante », affirme le jeune homme, qui travaille dans le bâtiment. Pour lui, elle va déterminer « la direction que va prendre le monde et l’Église catholique pour de nombreuses années ».

    18h07: la fumée blanche

    À 18h07, tout d’un coup, la foule entière explose: une fumée sort de la cheminée. «Elle est blanche !», s’écrie Kévin, alors que le nom de cette couleur résonne dans toutes les langues. Il hurle: « Habemus papam ! » — « Nous avons un pape », la fameuse formule que le protodiacre doit prononcer bientôt. Le son puissant des cloches de la basilique vient confirmer la nouvelle.

    Des milliers de fidèles se ruent vers la place, bloqués par les barrières de sécurité et l’important dispositif policier. Agnese, une religieuse polonaise de la communauté Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, ne bouge pas. Elle plonge son regard vers la basilique alors que la fumée blanche cesse de sortir de la cheminée. Elle ne parle presque que polonais, mais arrive à exprimer en italien son sentiment profond, les mains sur le cœur : «Quelle joie, quelle joie !», avant d’évoquer pêle-mêle la petite Thérèse de Lisieux, la Vierge de Częstochowa et le défunt pape François.

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    Dans l'attente de la fumée blanche | © I.MEDIA C. Dalmas

    Une joie immense

    «C’est une immense joie, j’ai envie de crier pour lui, c’est incroyable de vivre ça au milieu d’autant de monde », témoigne Ségolène, une catholique parisienne de passage à Rome pour un voyage mêlant pèlerinage et travail. Elle note que l’élection du nouveau pontife correspond jour pour jour aux 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale, y voyant un «message de paix».

    «Je pense à lui, à ce qu’il est en train de vivre, au nom qu’il doit choisir et à la stature qu’il est en train d’acquérir», affirme-t-elle, les yeux mouillés de larmes. Autour d’elle, les gens se prennent dans les bras, crient dans toutes les langues, brandissent haut des drapeaux colorés sous la lumière aveuglante du soleil qui passe encore au-dessus de la basilique Saint-Pierre.

    Sur le parvis, une fanfare entame un air de fête, puis l’hymne du Vatican, le son étant largement couvert par les hurlements de la foule qui emplit la place Saint-Pierre et toutes les voies attenantes. La liesse est totale.

    Soudain, la fenêtre s’ouvre et le cardinal Dominique Mamberti, après une attente interminable, prononce la célèbre formule : «Habemus Papam !». Puis vient le prénom : «Robertum Franciscum». Dans le Bureau de presse du Saint-Siège, certains exultent : ils savent déjà qui a été choisi. Vient le nom de famille : «Prevost», et son nom de pape : «Léon XIV».

    Sur la place, la foule acclame son nouveau pape et se met à scander le nom: « Leone ! Leone ! ». Puis, après quelques minutes, le second pape venant des Amériques — et le premier des États-Unis d’Amérique et du Pérou, ses deux nationalités — se présente enfin à la loggia centrale.

    « La paix soit avec vous ! », lance en italien le 267e pape de l’histoire, la foule lui répondant par des vivats. Dans un discours d’environ huit minutes, il fait l’éloge d’une « paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante », don d’un Dieu qui aime tout le monde «inconditionnellement».

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    La joie domine après l'élection de Léon XIV | © I.MEDIA C. Dalmas

    Hommage à François

    Le pontife américano-péruvien rend un hommage émouvant à son prédécesseur, le pape François, lui demandant « merci », laissant un long moment à la foule pour applaudir une nouvelle fois l’Argentin sur la place Saint-Pierre. Dessinant son vœu d’une Église « synodale », composée de missionnaires, le membre de l’ordre des Augustins récollets se présente comme un « fils de saint Augustin » et annonce au peuple rassemblé vouloir « marcher ensemble ».

    Puis il salue Rome, son nouveau diocèse, ainsi que son ancien diocèse de Chiclayo, au Pérou, dont il a vanté en espagnol le «peuple fier» — mais il ne mentionne pas les États-Unis. Enfin, se tournant vers la Vierge Marie, il récite avec la foule un vibrant Ave Maria en demandant son aide pour sa mission, pour la paix et pour le monde, avant de prononcer la bénédiction solennelle et de se retirer.

    La foule finit par se disperser, les fidèles continuant à manifester leur joie. Nicolas et Cédric, deux amis français, louent un « discours magnifique dans la continuité du pape François » et soulignent sa mention de la synodalité. « Pour un Américain, il parlait plutôt bien italien », s’étonne Nicolas. « Léon, c’est un nom difficile à porter », plaisante Cédric.

    «C’est un hommage à Léon XIII, le pape de la doctrine sociale de l’Église », commente avec un grand sourire une religieuse passant par là. « Il a choisi le nom de frère Léon, le premier disciple de saint François d’Assise», s’exclame pour sa part un jeune Italien qui est venu avec une amie pour vivre ce moment. «Je ne l’ai pas vraiment vu, il était loin», confie-t-il, affirmant avoir beaucoup apprécié son discours. Avant d’assurer : « C’est le leader de paix dont a besoin le monde ». (caath.ch/imedia/cd/mp)

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