Le cardinal américain Robert Francis Prevost élu pape sous le nom de Léon XIV
Depuis la Loggia de la basilique Saint-Pierre de Rome, le cardinal Dominique Mamberti a annoncé l’élection du cardinal américain Robert Francis Prevost, le 8 mai 2025. Le 267e pape de l’histoire a pris le nom de Léon XIV.
Le cardinal américain Robert Francis Prevost élu pape sous le nom de Léon XIV
«La paix soit avec vous tous»: le premier message de Léon XIV au monde
Léon XIV, entre la vieille chrétienté du Nord et le Sud global
Nouveau pape: le nom de Léon XIV est un héritage qui oblige
Vu du Pérou: Léon XIV, un diplomate aux qualités d’écoute incontestables
Le jour du pape Léon XIV- Récit d'une élection sur la place Saint-Pierre
Léon XIV: “Je suis fils de saint Augustin”
Léon XIV n’est pas un pape américain mais un citoyen du monde
Le premier jour de Léon XIV, dans les pas de ses prédécesseurs
Claire Jonard: “Léon XIV coche toutes les cases”
“Il a eu un score magistral et tout le monde est derrière lui”
Léon XIV: "Le pontificat est un fardeau clairement au-dessus de mes forces"
RDC: Quand Robert Francis Prevost visitait les communautés de Saint-Augustin
Messe d'inauguration du pontificat: entre symbolique et droit canon
Les papes au balcon
Deux cent mille personnes à la messe d’inauguration du pontificat
Le cardinal américain Robert Francis Prevost élu pape sous le nom de Léon XIV
Depuis la Loggia de la basilique Saint-Pierre de Rome, le cardinal Dominique Mamberti a annoncé l’élection du cardinal américain Robert Francis Prevost, le 8 mai 2025. Le 267e pape de l’histoire a pris le nom de Léon XIV.
Le cardinal américain Robert Francis Prevost élu pape sous le nom de Léon XIV
Depuis la Loggia de la basilique Saint-Pierre de Rome, le cardinal Dominique Mamberti a annoncé l’élection du cardinal américain Robert Francis Prevost, le 8 mai 2025. Le 267e pape de l’histoire a pris le nom de Léon XIV.
«La paix soit avec vous tous»: le premier message de Léon XIV au monde
«La paix soit avec vous tous». C’est ainsi qu’a débuté le pontificat de Léon XIV. Élu 267e pape de l’histoire de l’Église catholique le 8 mai 2025, le natif des États-Unis a délivré un message de paix au monde entier et s’est inscrit résolument dans le sillage du pape François.
Léon XIV, entre la vieille chrétienté du Nord et le Sud global
Élu le 8 mai 2025, le nouveau pape Léon XIV, 69 ans, est le nouveau visage d’une Église catholique mondialisée, traçant des ponts entre le Nord et le Sud.
Nouveau pape: le nom de Léon XIV est un héritage qui oblige
En choisissant pour son pontificat le nom de Léon XIV, le cardinal Robert Francis Prevost inscrit ses pas dans ceux de Léon XIII réconcilia la papauté avec la modernité, au tournant du XXe siècle. Tout un programme.
Vu du Pérou: Léon XIV, un diplomate aux qualités d’écoute incontestables
«C’est un homme plus introverti que le pape François», un homme «d’écoute» aussi, conscient que «certains processus demandent du temps», déclarent à cath.ch Sœur Birgit Weiler et Véronique Lecaros, deux théologiennes enseignant au Pérou, à propos de Léon XIV. Experte du chemin synodal, la religieuse...
Le jour du pape Léon XIV- Récit d'une élection sur la place Saint-Pierre
Depuis le 8 mai 2025, l’Église catholique a un nouveau pasteur : Léon XIV, le nom qu’a choisi le cardinal américano-péruvien Robert Francis Prevost, 267e successeur de Pierre. Dans un climat de liesse, l’ancien missionnaire au Pérou devenu préfet du Dicastère pour les évêques a été acclamé par la fo...
Léon XIV: “Je suis fils de saint Augustin”
“Je suis fils de saint Augustin”a expliqué le cardinal Robert Francis Prevost au moment de son élection à la papauté sous le nom de Léon XIV. Comme son prédécesseur, le jésuite François, et comme d’autres avant lui, le nouveau pape appartient donc à un ordre religieux. Mais qui sont les augustins?
Léon XIV n’est pas un pape américain mais un citoyen du monde
Léon XIV n’est pas "un pape américain" mais "un citoyen du monde". Au lendemain de l’élection du 267e pape, sept cardinaux électeurs venus des États-Unis ont donné une conférence de presse à Rome, ce 9 mai 2025, signifiant que la stature de Robert Francis Prevost dépassait largement leur pays. Ils...
Le premier jour de Léon XIV, dans les pas de ses prédécesseurs
Lors des 24 premières heures de son pontificat, Léon XIV a laissé l’impression d’un pape capable de faire dialoguer les riches héritages de ses prédécesseurs François, Benoît XVI ou Jean Paul II.
Claire Jonard: “Léon XIV coche toutes les cases”
Facilitatrice lors des deux sessions du Synode de 2023 et 2024, Claire Jonard se félicite de l’élection du cardinal Robert Francis Prévost comme pape. "Il coche toutes les cases” à tel point que pour elle, il ne s’agit que d’une demi-surprise.
“Il a eu un score magistral et tout le monde est derrière lui”
Quelques heures seulement après l’élection de Léon XIV, le cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, raconte pourquoi le collège des cardinaux a choisi aussi rapidement le cardinal Robert Francis Prevost comme successeur de Pierre.
Léon XIV: "Le pontificat est un fardeau clairement au-dessus de mes forces"
«Le pape, depuis saint Pierre jusqu’à moi, son indigne successeur, est un humble serviteur de Dieu et de ses frères, rien de plus», a expliqué le pape Léon XIV le 10 mai 2025, lors de l’audience aux cardinaux organisée au troisième jour de son pontificat dans la salle du Synode.
RDC: Quand Robert Francis Prevost visitait les communautés de Saint-Augustin
Vue de Bukavu et de Goma, à l’est de la RDC, l’élection de Léon XIV, bien connu dans le pays, est une bonne nouvelle, porteuse d’espérance, selon un missionnaire souhaitant rester anonyme et qui y vit depuis longtemps.
Messe d'inauguration du pontificat: entre symbolique et droit canon
Le pape Léon XIV présidera sa messe d’inauguration de son pontificat sur la place Saint-Pierre, devant la basilique éponyme, le 18 mai 2025, avant de se rendre dans les trois autres basiliques majeures de Rome les 20 et 25 mai. Le canoniste Mgr Patrick Valdrini apporte un éclairage sur ces cérémonie...
Les papes au balcon
Depuis l’invention du cinéma, les images de la première apparition du nouveau pape à la loggia de la basilique Saint-Pierre sont devenues iconiques. Les exégètes de tous poils glosent sans fin sur leur signification pour le pontificat qui s’ouvre. Décryptage avec les derniers papes.
Deux cent mille personnes à la messe d’inauguration du pontificat
À Rome, 200’000 personnes sont venues assister à la messe d’inauguration du pontificat de Léon XIV indique le Saint-Siège à la fin de la célébration, ce 18 mai 2025.
Le cardinal américain Robert Francis Prevost élu pape sous le nom de Léon XIV
24 heures de conclave auront suffi aux 133 cardinaux électeurs pour donner un successeur au pape François. Depuis la Loggia de la basilique Saint-Pierre de Rome, le cardinal Dominique Mamberti a annoncé l’élection du cardinal américain Robert Francis Prevost, le 8 mai 2025. Le 267e pape de l’histoire a pris le nom de Léon XIV.
Annoncé par les vaticanistes comme un des 'papabili’, le cardinal Robert Francis Prevost, 69 ans, a donc été élu en seulement 24 heures. C’est le signe de la volonté des cardinaux de vouloir donner rapidement un chef à l’Église catholique et signifier son unité. C’est le premier pape des États-Unis.
Marqué par son expérience de missionnaire en Amérique latine, discret avec les médias, l’Américain Robert Francis Prevost a été repéré par le pape François pour diriger en 2023 le puissant dicastère chargé de sélectionner les évêques du monde. Créé cardinal cette année-là, ce membre de l’Ordre de Saint-Augustin a un parcours atypique.
Né à Chicago le 14 septembre 1955, Mgr Robert Francis Prevost est issu d’une famille d’ascendance française, italienne et espagnole. Après avoir été formé en mathématiques et en philosophie à l’Université de Villanova à Philadelphie, il entre en 1977 en noviciat chez les augustiniens, où il prononce ses vœux quatre ans plus tard. Il reçoit l’ordination sacerdotale en 1982 à Rome des mains de Mgr Jean Jadot (1909-2009), alors pro-président du secrétariat pour les non-chrétiens, et perçu comme une figure ‘progressiste’ au sein de la Curie. Cet archevêque de nationalité belge fut délégué apostolique aux États-Unis de 1973 à 1980, à une époque où la nonciature n’existait pas encore en raison de l’absence de relations diplomatiques formelles entre Washington et le Saint-Siège.
Le père Robert Francis Prevost obtient en 1987 un doctorat en droit canonique à l’Angelicum (Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin) avec une thèse sur le rôle du prieur local de l’Ordre de Saint-Augustin. Tout en préparant sa thèse, il vit par ailleurs une première expérience missionnaire au Pérou en 1985-86, en tant que chancelier du diocèse de Chulucanas et vicaire de la cathédrale.
Après un retour de quelques mois dans son Illinois natal comme responsable de la pastorale des vocations et directeur des missions pour sa province, il retourne au Pérou en 1988 pour 11 années durant lesquelles il cumule de nombreuses missions dans l’archidiocèse de Trujillo. Il fonde notamment une paroisse dont il sera le premier curé jusqu’en 1999, et sera aussi été prieur de sa communauté, juge ecclésiastique, directeur du séminaire augustinien, ou encore préfet des études et recteur du séminaire diocésain, où il enseigne le droit canonique, la patristique et la morale.
> Retrouvez noter dossier spécial conclave <
Élu provincial pour sa région d’origine couvrant le Midwest américain, il retourne à Chicago en 1999. Le père Prevost est ensuite élu prieur général de l’Ordre de Saint-Augustin, une charge qu’il exerce durant deux mandats de six ans, de 2001 à 2013. Après une année de transition comme directeur de la formation au couvent de Saint-Augustin à Chicago, premier conseiller et vicaire provincial, il est appelé à l’épiscopat par le pape François en novembre 2014, retournant ainsi dans son ancien pays de mission.
Un évêque missionnaire dans un Pérou instable
D’abord administrateur apostolique du diocèse de Chiclayo, il en devient en septembre 2015 évêque de plein droit. Selon l’édition 2022 de l’Annuaire pontifical, ce diocèse situé au nord du Pérou compte 90 prêtres incardinés, pour une population totale de 1,3 millions d’habitants, parmi lesquels 83% de catholiques. Mgr Prevost exerce par ailleurs la charge d’administrateur apostolique du diocèse de Callao, le grand port sur le Pacifique, de 2020 à 2021.
Au sein de la conférence des évêques du Pérou, Mgr Prevost occupe les fonctions de vice-président et de membre du conseil permanent de 2018 à 2023, et de président de la commission pour l’éducation et la culture de 2019 à 2023.
Les évêques du Pérou jouent un rôle important de stabilité institutionnelle durant les crises politiques successives qui mènent aux renversements successifs des présidents Pedro Pablo Kuczynski en 2018, Martín Vizcarra et Manuel Merino en 2020, et Pedro Castillo en 2022. Quelques jours avant sa chute et son arrestation, ce dernier, issu de la gauche radicale, est reçu par le président de la conférence épiscopale et par Mgr Prevost, afin de trouver une solution pacifique «dans ce moment très difficile de la vie démocratique péruvienne», soulignent alors les évêques, qui avaient eu jusqu’alors des relations difficiles avec son administration.
Mgr Prevost est donc un bon connaisseur de la réalité politique et sociale de l’Amérique du Sud. Il est à souligner qu’au sein de l’épiscopat latino-américain, les ressortissants des États-Unis sont rares. La conférence épiscopale du Pérou compte cependant un autre Américain: il s’agit de Mgr Arthur Colgan, religieux de l’Ordre de la Sainte-Croix, qui est évêque auxiliaire de Chosica depuis 2015.
Le Pérou, un pays relativement petit à l’échelle de l’Amérique latine mais néanmoins grand comme deux fois la France, a reçu la visite du pape François en janvier 2018: ce voyage lui a donc permis de rencontrer et de repérer Mgr Prevost, qu’il a reçu en audience privée en 2021.
Un profil missionnaire original au sein du dicastère pour les Évêques
L’ascension de Mgr Robert Prevost au sein de la Curie romaine a fait l’objet de spéculations durant plusieurs années, car il est devenu membre du dicastère pour le Clergé en juillet 2019, et du dicastère pour les Évêques en novembre 2020: ces nominations discrètes peuvent parfois constituer un premier indice en vue d’une prise de responsabilité au sein de la Curie romaine.
> Retrouvez notre dossier décès du pape François
En prenant la succession effective du cardinal Ouellet le 12 avril 2023, il est devenu le premier évêque missionnaire hors de son pays d’origine à être nommé à la tête de ce dicastère stratégique, chargé de sélectionner les évêques des diocèses des pays de ‘chrétienté ancienne’, essentiellement situés dans l’hémisphère Nord. Les évêques des terres de mission demeurent sous la juridiction du dicastère pour l’Évangélisation, l’ex-congrégation pour l’Évangélisation des peuples.
Cependant, des évêques venus des pays de l’hémisphère Sud ont parfois occupé la charge de préfet du dicastère pour les évêques: ce fut notamment le cas du cardinal béninois Bernardin Gantin de 1984 à 1998 et de son successeur, le cardinal brésilien Lucas Moreira Neves, de 1998 à 2000.
Durant ses premières années de mandat, le cardinal Prevost, resté relativement discret dans les médias, a été apprécié par sa qualité d’écoute et sa maîtrise des dossiers. Un évêque français l’ayant rencontré deux mois après sa prise de poste salue ainsi ses «questions judicieuses» et son esprit de synthèse, soulignant que ce premier contact lui avait laissé une «bonne impression».
Critiques sur sa conduite dans une affaire d’abus
Ses deux années à la tête de la province augustinienne Notre-Dame-du Bon Conseil (1999-2001) ont fait l’objet, 20 ans plus tard, de vives critiques de la presse américaine en raison d’une affaire d’abus sexuels sur mineurs impliquant un membre de sa congrégation. En tant que provincial, le Père Prevost avait en effet donné en septembre 2000 son accord pour l’accueil d’un religieux condamné à neuf ans de mise à l’écart pour abus sexuels sur mineurs, le Père James Ray, dans un prieuré augustinien situé près d’une école primaire.
Durant deux ans, ce religieux a continué à célébrer des mariages et des baptêmes, exerçant par ailleurs un ministère d’aumônier d’hôpital. Ce n’est qu’en 2002, avec le durcissement des règles établies par l’épiscopat américain, que ce prêtre a été écarté de cette résidence, avant d’être laïcisé en 2012 après la découverte de nouvelles affaires le mettant en cause.
À l’automne 2024, il a fait par ailleurs face à l’accusation d’avoir cherché à couvrir deux cas de prêtres pédophiles dans son ancien diocèse de Chiclayo. L’administrateur apostolique de ce diocèse a alors vigoureusement défendu son prédécesseur en précisant qu’il avait bien transmis les dossiers au procureur et au dicastère pour la Doctrine de la foi, et que son action était conforme aux règles du droit civil comme du droit canonique.
Plus récemment, en mars 2025, le cardinal Prevost a fait l’objet de nouvelles attaques venant cette fois du réseau SNAP (Survivors Network of those Abused by Priests) l’accusant d’avoir mené des «actions et omissions vouées à interférer ou à éviter une enquête civile ou canonique, administrative ou pénal, contre certains prêtres du diocèse de Chiclayo». Un courrier adressé par cette organisation au cardinal Parolin, alors secrétaire d’État du Saint-Siège, serait resté sans suite.
En tant que préfet du dicastère pour les Évêques, le cardinal Prevost avait pour mission d’appliquer les règles du motu proprio du pape François Vos estis lux mundi, qui peut amener à la démission d’évêques reconnus coupables de négligence, de couverture ou de mauvaise gestion de cas d’abus impliquant des prêtres situés sous leur juridiction.
Membre du Synode sur la synodalité
Membre du Synode sur la synodalité, ce grand chantier lancé par le pape en 2021 pour rendre l’Église plus inclusive et moins cléricale, le cardinal Prevost a été particulièrement impliqué dans les réflexions sur les nominations d’évêques et leur mode de gouvernance. Devant les journalistes, il n’a pas hésité à dire que le processus de sélection des candidats à l’épiscopat devait être plus synodal, c’est-à-dire impliquer toujours plus les prêtres, les religieux et surtout les laïcs. Il faut selon lui que les nonces – qui ont notamment la mission de mener cette tâche – aillent au contact des gens et des groupes paroissiaux.
Certes, pour le cardinal Prevost, un évêque doit être un leader. Mais il ne peut pas être un simple administrateur d’entreprises tant l’Église a besoin de pasteurs qui connaissent leur peuple. Dans un entretien aux médias du Vatican en 2023, il assure pour autant ne pas souhaiter que le choix des évêques soit le résultat d’un processus démocratique ou politique.
Dans le même registre, début 2024, il a fait partie des évêques de la Curie qui bloquent le projet de «Conseil synodal» du Synode allemand – structure voulue pour permettre à des représentants laïcs désignés démocratiquement de participer pleinement à la gouvernance de l’Église catholique outre-Rhin.
Sur la question du rôle des femmes dans la gouvernance de l’Église, le cardinal américain suivait la ligne du pape François en écartant a priori la possibilité de l’ordination de femmes diacres, une décision qui risquerait finalement de “cléricaliser” la femme. Le cardinal Prevost plaidait cependant pour donner davantage d’espace aux femmes, et notamment à des postes de responsabilités. Son dicastère a d’ailleurs connu une petite révolution sous le pontificat de François puisque trois femmes y siègent dorénavant, parmi lesquelles la religieuse française Yvonne Reungoat.
Relativement discret lors de l’assemblée de l’automne 2023, le cardinal Prevost est apparu comme l’une des figures les plus visibles de la seconde assemblée synodale, en 2024. Il a notamment mis en valeur l’importance d’une formation commune pour les évêques des diocèses de l’hémisphère Nord et ceux des diocèses dits «de mission», invitant à mieux articuler le lien entre Rome et les Églises locales et à élargir la sélection des nouveaux évêques en consultant le peuple de Dieu. (cath.ch/imedia/hl/rz)
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«La paix soit avec vous tous»: le premier message de Léon XIV au monde
«La paix soit avec vous tous». C’est ainsi qu’a débuté le pontificat de Léon XIV. Élu 267e pape de l’histoire de l’Église catholique le 8 mai 2025, le natif des États-Unis a délivré un message de paix au monde entier et s’est inscrit résolument dans le sillage du pape François.
Ému aux larmes et tremblant, le nouveau pape Léon XIV s’est avancé vers la foule massée sur la place Saint-Pierre à 19h23. «La paix soit avec vous tous», a lancé celui qui était encore quelques heures plus tôt le cardinal Robert Francis Prevost. L’américain de 69 ans a dit souhaiter que la «paix du Christ ressuscité» touche «tous les peuples», «toute la terre», qu’elle soit «une paix désarmée et une paix désarmante».
«Le mal ne l’emportera pas»
Dans son allocution qui a duré environ 8 minutes, le nouveau chef spirituel de l’Église catholique a eu une pensée pour le pape François, décédé le 21 avril dernier, au le lundi de Pâques. «Nous gardons encore dans nos oreilles la voix faible mais courageuse du pape François qui bénissait Rome», a-t-il confié à la foule qui a fortement applaudi les paroles de l’ancien préfet du dicastère pour les Évêques. Il a aussi remercié ses frères cardinaux qui l’ont choisi comme successeur de Pierre.
«Dieu nous aime, Dieu vous aime tous, et le mal ne l’emportera pas», a martelé l’ancien évêque missionnaire au Pérou. Dans cette première prise de parole, il a aussi rappelé son lien qui l’unit à saint Augustin, lui qui est membre de l’Ordre de Saint-Augustin.
Pour une Église synodale
Le nouvel évêque de Rome a dit aux fidèles de la Ville Éternelle vouloir «marcher ensemble vers la patrie que Dieu nous a préparée». Adressant un salut spécial à l’Église de Rome, il a proposé de chercher ensemble la façon d’être une «Église missionnaire», reprenant ainsi l’idée forte du dernier Synode sur la synodalité lancé par le pape François pour rendre l’Église catholique plus inclusive et capable d’annoncer l’Évangile au monde d’aujourd’hui.
Il a souhaité que l’Église soit comme les bras de la colonnade de la place Saint-Pierre, capable d’accueillir largement. «Nous voulons être une Église synodale, une Église qui marche, une Église qui cherche toujours la charité, qui cherche à être proche de ceux qui souffrent», a-t-il insisté. (cath.ch/imedia/hl/rz)
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Léon XIV, entre la vieille chrétienté du Nord et le Sud global
Élu le 8 mai 2025, le nouveau pape Léon XIV, 69 ans, est le nouveau visage d’une Église catholique mondialisée, traçant des ponts entre le Nord et le Sud. De nationalité américaine, né à Chicago dans une famille d’ascendance française, espagnole et italienne, il est marqué par une longue expérience de missionnaire en Amérique latine.
Robert Francis Prevost fut le prieur général de la congrégation des Augustins récollets, avant de devenir évêque de Chiclayo, au Pérou. Le pape François l’avait appelé à Rome en 2023 afin de prendre la tête du stratégique dicastère pour les Évêques, où son sens de l’écoute et de la synthèse était remarqué et apprécié. Il était aussi le président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, une charge importante pour le lien entre Rome et ce continent marqué par un puissant catholicisme populaire.
Cette élection du premier pape originaire des États-Unis constitue une confirmation de la ligne sociale et “synodale” portée par le pape François. Lors de la récente assemblée synodale d’octobre 2024, le cardinal Prevost était apparu comme une figure capable d’harmoniser les relations entre diocèses de vieille chrétienté et les territoires “de mission”. Cela constituera sans doute un chantier central de son pontificat dans un monde marqué par la polarisation.
La lourde tâche de la paix
Par son nom de pape, il s’inscrit aussi dans la filiation du pape Léon XIII (1878-1903), considéré comme un père fondateur de la Doctrine sociale de l’Église. Le compatriote de Donald Trump aura aussi la lourde tâche de promouvoir la paix, dans le contexte des nombreuses guerres qui déchirent le monde, notamment en Ukraine et au Proche-Orient. Lors de sa première prise de parole, il a appelé à une “paix désarmée et désarmante”.
Première expérience missionnaire au Pérou
Né à Chicago le 14 septembre 1955, Mgr Robert Francis Prevost est issu d’une famille d’ascendance française, italienne et espagnole. Après avoir été formé en mathématiques et en philosophie à l’Université de Villanova à Philadelphie, il entre en 1977 en noviciat chez les augustiniens, où il prononce ses vœux quatre ans plus tard. Il reçoit l’ordination presbytérale en 1982 à Rome des mains de Mgr Jean Jadot (1909-2009), alors pro-président du secrétariat pour les non-chrétiens, et perçu comme une figure «progressiste» au sein de la Curie.
Le Père Robert Francis Prevost obtient en 1987 un doctorat en droit canonique à l’Angelicum (Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin) avec une thèse sur le rôle du prieur local de l’Ordre de Saint-Augustin. Tout en préparant sa thèse, il vit par ailleurs une première expérience missionnaire au Pérou en 1985-86, en tant que chancelier du diocèse de Chulucanas et vicaire de la cathédrale.
Canoniste averti
Après un retour de quelques mois dans son Illinois natal comme responsable de la pastorale des vocations et directeur des missions pour sa province, il retourne au Pérou en 1988 pour 11 ans durant lesquels il cumule de nombreuses missions dans l’archidiocèse de Trujillo. Il fonde notamment une paroisse dont il sera le premier curé jusqu’en 1999, et sera aussi prieur de sa communauté, juge ecclésiastique, directeur du séminaire augustinien, ou encore préfet des études et recteur du séminaire diocésain, où il enseigne le droit canonique, la patristique et la morale.
Un “fils de saint Augustin”
Élu provincial des augustiniens pour sa région d’origine couvrant le Midwest américain, il retourne à Chicago en 1999. Le Père Prevost est ensuite élu prieur général de l’Ordre de Saint-Augustin, en 2001. Son élection à 46 ans, un âge exceptionnellement bas pour prendre la tête d’une congrégation religieuse à l’échelle mondiale, rencontre alors un large consensus dans cette communauté diffusant la spiritualité de saint Augustin. Ce Père de l’Église fut l’évêque d’Hippone, l’actuelle Annaba en Algérie. En apparaissant à la Loggia de la basilique Saint-Pierre, le nouveau pape s’est présenté comme “un fils de saint Augustin”.
La congrégation des augustiniens compte actuellement environ 1000 religieux, répartis en 187 communautés dans 21 pays, notamment aux États-Unis, en Amérique latine, en Chine, en Indonésie, en Espagne, au Royaume-Uni, en Italie ou encore en Sierra Leone. Leur vocation est orientée vers le service de la charité, dans un esprit de radicalité évangélique.
Après avoir été réélu pour un mandat de six ans à la tête de cette congrégation, le Père Prevost quitte cette charge en 2013. Il assume une année de transition comme directeur de la formation au couvent de Saint-Augustin à Chicago et comme vicaire provincial. Il est ensuite appelé à l’épiscopat par le pape François en novembre 2014, retournant ainsi dans son ancien pays de mission, le Pérou.
Un évêque missionnaire dans un Pérou instable
D’abord administrateur apostolique du diocèse de Chiclayo, il en devient en septembre 2015 évêque de plein droit. Selon l’édition 2022 de l’Annuaire pontifical, ce diocèse situé au nord du Pérou compte 90 prêtres incardinés, pour une population totale de 1,3 millions d’habitants, parmi lesquels 83% de catholiques. Mgr Prevost exerce par ailleurs la charge d’administrateur apostolique du diocèse de Callao, le grand port sur le Pacifique, de 2020 à 2021.
Au sein de la conférence des évêques du Pérou, Mgr Prevost occupe les fonctions de vice-président et de membre du conseil permanent de 2018 à 2023, et de président de la commission pour l’éducation et la culture de 2019 à 2023.
Bon connaisseur de la réalité politique
Les évêques du Pérou jouent un rôle important de stabilité institutionnelle durant les crises politiques successives qui mènent aux renversements successifs des présidents Pedro Pablo Kuczynski en 2018, Martín Vizcarra et Manuel Merino en 2020, et Pedro Castillo en 2022.
Quelques jours avant sa chute et son arrestation, ce dernier, issu de la gauche radicale, est reçu par le président de la conférence épiscopale et par Mgr Prevost. Le but est alors de trouver une solution pacifique «dans ce moment très difficile de la vie démocratique péruvienne», soulignent alors les évêques, qui avaient eu jusqu’alors des relations difficiles avec son administration.
Mgr Prevost est donc un bon connaisseur de la réalité politique et sociale de l’Amérique du Sud. Il est à souligner qu’au sein de l’épiscopat latino-américain, les ressortissants des États-Unis sont rares. La conférence épiscopale du Pérou compte cependant un autre Américain: il s’agit de Mgr Arthur Colgan, religieux de l’Ordre de la Sainte-Croix, évêque auxiliaire de Chosica depuis 2015.
Le Pérou, un pays relativement petit à l’échelle de l’Amérique latine mais néanmoins grand comme deux fois la France, a reçu la visite du pape François en janvier 2018: ce voyage lui a donc permis de rencontrer et de repérer Mgr Prevost, qu’il a reçu en audience privée en 2021.
Un profil missionnaire original au sein du dicastère pour les Évêques
L’ascension de Mgr Robert Prevost au sein de la Curie romaine avait fait l’objet de spéculations durant plusieurs années, car il est devenu membre du dicastère pour le Clergé en juillet 2019, et du dicastère pour les Évêques en novembre 2020. Ces nominations discrètes peuvent parfois constituer un premier indice en vue d’une prise de responsabilité au sein de la Curie romaine.
En prenant la succession effective du cardinal Ouellet comme préfet du dicastère pour les Évêques le 12 avril 2023, Mgr Prevost était devenu le premier évêque missionnaire hors de son pays d’origine à être nommé à la tête de ce dicastère stratégique. Ce département est en effet chargé de sélectionner les évêques des diocèses des pays de ‘chrétienté ancienne’, essentiellement situés dans l’hémisphère Nord.
Esprit de synthèse
Le cardinal Prevost, tout comme ses prédécesseurs à ce poste, a également pris la tête de la commission pontificale pour l’Amérique latine, un organe qui, durant plusieurs décennies, a servi de “tour de contrôle” de Rome afin de limiter les conséquences de la théologie de la libération sur le catholicisme dans cette région. Avec une vision nuancée et marquée par son expérience personnelle de la conduite d’un diocèse péruvien, le cardinal Prevost, avec cette charge stratégique, a pu bénéficier d’un regard global sur les perspectives du continent latino-américain.
Durant ses premières années de mandat, le cardinal Prevost, resté relativement discret dans les médias, a été apprécié par sa qualité d’écoute et sa maîtrise des dossiers. Un évêque français l’ayant rencontré deux mois après sa prise de poste saluait ainsi ses «questions judicieuses» et son esprit de synthèse. Il soulignait que ce premier contact lui avait laissé une «bonne impression».
Critiques sur sa gestion d’une affaire d’abus
Ses deux ans à la tête de la province augustinienne Notre-Dame-du Bon Conseil (1999-2001) ont fait l’objet, 20 ans plus tard, de vives critiques de la presse américaine en raison d’une affaire d’abus sexuels sur mineurs impliquant un membre de sa congrégation. En tant que provincial, le Père Prevost avait en effet donné en septembre 2000 son accord pour l’accueil d’un religieux condamné à neuf ans de mise à l’écart pour abus sexuels sur mineurs, le Père James Ray, dans un prieuré augustinien situé près d’une école primaire.
Durant deux ans, ce religieux a continué à célébrer des mariages et des baptêmes, exerçant par ailleurs un ministère d’aumônier d’hôpital. Ce n’est qu’en 2002, avec le durcissement des règles établies par l’épiscopat américain, que ce prêtre a été écarté de cette résidence, avant d’être laïcisé en 2012 après la découverte de nouvelles affaires le mettant en cause.
Chargé d’appliquer Vos estis lux mundi
À l’automne 2024, le cardinal Prevost fait par ailleurs face à l’accusation d’avoir cherché à couvrir deux cas de prêtres pédophiles dans son ancien diocèse de Chiclayo. L’administrateur apostolique de ce diocèse défend alors vigoureusement son prédécesseur en précisant qu’il avait bien transmis les dossiers au procureur et au dicastère pour la Doctrine de la foi, et que l’action du cardinal était conforme aux règles du droit civil comme du droit canonique.
Plus récemment, en mars 2025, le cardinal Prevost a fait l’objet de nouvelles attaques venant cette fois du réseau SNAP (Survivors Network of those Abused by Priests) l’accusant d’avoir mené des «actions et omissions vouées à interférer ou à éviter une enquête civile ou canonique, administrative ou pénal, contre certains prêtres du diocèse de Chiclayo». Un courrier adressé par cette organisation au cardinal Parolin, alors secrétaire d’État du Saint-Siège, serait resté sans suite.
En tant que préfet du dicastère pour les Évêques, le cardinal Prevost avait pour mission d’appliquer les règles du motu proprio du pape François Vos estis lux mundi, qui peut amener à la démission d’évêques reconnus coupables de négligence, de couverture ou de mauvaise gestion de cas d’abus impliquant des prêtres situés sous leur juridiction.
Membre remarqué du Synode sur la synodalité
Membre du Synode sur la synodalité, ce grand chantier lancé par le pape en 2021 pour rendre l’Église plus inclusive et moins cléricale, le cardinal Prevost a été particulièrement impliqué dans les réflexions sur les nominations d’évêques et leur mode de gouvernance. Devant les journalistes, il n’a pas hésité à dire que le processus de sélection des candidats à l’épiscopat devait être plus synodal, c’est-à-dire impliquer toujours plus les prêtres, les religieux et surtout les laïcs. Il faut selon lui que les nonces – qui ont notamment la mission de mener cette tâche – aillent au contact des gens et des groupes paroissiaux.
Certes, pour le cardinal Prevost, un évêque doit être un leader. Mais il ne peut pas être un simple administrateur d’entreprises tant l’Église a besoin de pasteurs qui connaissent leur peuple. Dans un entretien aux médias du Vatican en 2023, il assure pour autant ne pas souhaiter que le choix des évêques soit le résultat d’un processus purement démocratique ou politique, mais devant toujours relever d’un discernement ecclésial.
L’une des figures les plus visibles du Synode
Début 2024, il a fait partie des évêques de la Curie ayant bloqué le projet de «Conseil synodal» du Synode allemand – structure voulue pour permettre à des représentants laïcs désignés démocratiquement de participer pleinement à la gouvernance de l’Église catholique outre-Rhin.
Sur la question du rôle des femmes dans la gouvernance de l’Église, le cardinal américain suivait la ligne du pape François en écartant a priori la possibilité de l’ordination de femmes diacres, une décision qui risquerait finalement de “cléricaliser” la femme. Le cardinal Prevost plaidait cependant pour donner davantage d’espace aux femmes, et notamment à des postes de responsabilités. Son dicastère a d’ailleurs connu une petite révolution sous le pontificat de François puisque trois femmes y siègent dorénavant, parmi lesquelles la religieuse française Yvonne Reungoat.
Relativement discret lors de l’assemblée de l’automne 2023, le cardinal Prevost est apparu comme l’une des figures les plus visibles de la seconde assemblée synodale, en 2024. Il a notamment mis en valeur l’importance d’une formation commune pour les évêques des diocèses de l’hémisphère Nord et ceux des diocèses dits «de mission». Il a invité à mieux articuler le lien entre Rome et les Églises locales et à élargir la sélection des nouveaux évêques en consultant le peuple de Dieu.
La filiation de Léon XIII
En choisissant le nom de Léon XIV, le nouveau pontife s’est également inscrit dans la filiation de Léon XIII (1810-1903), un pape élu en 1878 dont le pontificat fut notamment marqué par la publication en 1891 de l’encyclique Rerum Novarum. Ce document est considéré comme le texte fondateur de la doctrine sociale de l’Église et de l’attention au monde ouvrier et aux pauvres.
En assumant cette ligne, l’Américain portera donc une voix alternative sur la scène mondiale. Le nouveau pape orientera certainement son pontificat sur la défense de la justice sociale, avec une attention au cri des pauvres et aux souffrances et potentialités des populations du Sud, qui constituent les forces vives du catholicisme mondial.
Avec un style plus classique et plus nuancé que le pape François, il continuera probablement à assumer une ligne de dialogue avec tous et de promotion inlassable de la paix “désarmée et désarmante” qui a été au centre de sa première prise de parole devant la foule rassemblée sur la place Saint-Pierre. (cath.ch/imedia/cv/rz)
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Nouveau pape: le nom de Léon XIV est un héritage qui oblige
En choisissant pour son pontificat le nom de Léon XIV, le cardinal Robert Francis Prevost inscrit ses pas dans ceux de Léon XIII réconcilia la papauté avec la modernité, au tournant du XXe siècle. Tout un programme.
La référence à Léon XIII est forte de multiples significations. Gioachinno Pecci fut un grand pape dont l’empreinte marqua profondément l’Eglise sur de nombreux points, même s’il ne fut pas béatifié ni canonisé. En le prenant pour 'patron’, Robert Francis Prevost place la barre haut.
Lorsqu’il est élu en 1878, il est âgé de 67 ans et de santé fragile. On pense qu’il fera un pape de transition. En fait, il aura un des pontificats les plus longs de l’histoire de 25 ans, jusqu’à son décès à 93 ans, en 1903.
Réconcilier la papauté avec la modernité
L’Eglise est alors encore empêtrée dans son furieux combat contre le modernisme et le concile Vatican I n’a pas arrangé grand chose. 'Prisonnier du Vatican’ depuis l’occupation de Rome par la République italienne, Léon XIII va sortir de l’impasse par un habile jeu diplomatique. Il refusa de demeurer dans la nostalgie d’un passé douloureux, mais choisit de négocier avec l’Allemagne de Bismarck, la Belgique, l’Angleterre ou la France républicaine. En 1892, il invite les catholiques français à se rallier à la république honnie.
Fondateur de la doctrine sociale de l’Église
Sur le plan social, Léon XIII avait pleinement conscience des enjeux de son temps. Il dénonça les excès du capitalisme, tout en condamnant le socialisme, et pris la défense des ouvriers, réclamant un juste salaire et une limitation du temps de travail. Son encyclique de 1891, Rerum novarum, a fondé la doctrine sociale de l'Église.
Un grand intellectuel
Léon XIII fut aussi un grand intellectuel à la plume prolixe laissant une œuvre doctrinale importante dans une vingtaine d’encycliques. Il écrit sur la famille, la Vierge Marie, le rosaire, mais aussi la démocratie, la république, etc.
Il fit du néo-thomisme le point de départ d'un renouveau intellectuel dans l'Église qui, pour manifester l'actualité de la pensée de saint Thomas d'Aquin, insère la théologie thomiste classique dans une problématique moderne, la dégageant de ses oripeaux scolastiques.
En se rattachant à l’héritage de son prédécesseur Léon XIV entend probablement aussi bien marquer son attention pour les pauvres, dans la lignée du pape François que son attachement à la raison et à la sciences, chères à Benoît XVI, ou encore à la dimension missionnaire de Jean Paul II.
Son style ne sera certainement pas celui de François. Il l’a d’ailleurs déjà démontré en apparaissant à la tribune dans la tenue portée par Benoît XVI et Jean Paul II, tout en répétant le message de paix du pape François adressé Urbi et Orbi le jour de Pâques. (cath.ch/mp)
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Vu du Pérou: Léon XIV, un diplomate aux qualités d’écoute incontestables
«C’est un homme plus introverti que le pape François», un homme «d’écoute» aussi, conscient que «certains processus demandent du temps», déclarent à cath.ch Sœur Birgit Weiler et Véronique Lecaros, deux théologiennes enseignant au Pérou, à propos de Léon XIV. Experte du chemin synodal, la religieuse allemande a du reste travaillé avec Mgr Robert Francis Prevost, devenu pape ce 8 mai 2025.
«De ma propre expérience, je peux dire que cet homme sait écouter patiemment, profondément. Il est véritablement ouvert à l’autre, aimable dans les rapports. Il est certes plus introverti que le pape François, mais il est véritablement respectueux de l’autre», lance Sœur Birgit Weiler.
Conseillère théologique du Centre des programmes et réseaux pastoraux du Conseil épiscopal pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CELAM), la théologienne a eu l’occasion de rencontrer Mgr Robert Francis Prevost alors qu’il était encore évêque du diocèse de Chiclayo, au nord du Pérou, puis d'échanger avec lui quand il est devenu président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine. Elle souligne que c’est un homme qui vit simplement et qui aborde ses tâches de manière systématique (il a fait des études en mathématiques et en droit canonique, ndlr), avec patience. «Il sait que certains processus demandent du temps pour être intériorisés et pour aboutir.»
Mise en avant des laïcs et des femmes
Contactée à son tour par cath.ch, Véronique Lecaros, directrice du département de théologie de l’Université catholique pontificale de Lima, partage cet avis. «Mgr Robert Francis Prevost ne posera peut-être pas des gestes aussi forts que ceux du pape François, mais il est capable de faire bouger les lignes sans heurter ses interlocuteurs. Il a mené des réformes dans le diocèse de Chiclayo, en nommant par exemple des laïcs à des postes occupés jusque-là par des religieux. L’un de mes doctorants a ainsi été nommé par lui responsable de la pastorale. Il a aussi mis une femme en charge de la commission d’écologie intégrale, une préoccupation importante pour lui.»
L'archevêque Prevost, confirme Sœur Birgit Weiler, s'inscrit dans la ligne du pape François à plusieurs titres. «En sa qualité d’évêque, il a beaucoup œuvré en faveur de la synodalité et notamment en faveur de la participation des laïcs et des femmes dans ce chemin. Il désire vraiment que les femmes assurent plus de responsabilités dans l’Église. Il a d’ailleurs accueilli avec plaisir la nomination de femmes à des postes-clefs dans le dicastère pour les évêques qu’il dirige depuis 2023. J’espère qu’il poursuivra dans cette voie. Par contre, tout comme le pape François, il ne semble pas envisager de changement en ce qui concerne l'ordination des femmes."
L'importance de son ordre dans sa vie
La religieuse souligne aussi l’importance que le nouveau pape accorde à sa communauté, l’Ordre de Saint-Augustin. «Elle lui sera certainement précieuse en tant que pape, car ce n’est pas facile de se retrouver seul face à cette lourde charge.», remarque-t-elle.
Une expérience communautaire que Véronique Lecaros voit aussi comme un plus. «En sa qualité de prieur général de sa congrégation, il a beaucoup voyagé. Cela lui a permis de se familiariser avec d’autres approches culturelles et de se faire connaître dans de nombreux pays. En plus, c'est un polyglotte il sait travailler en équipe.»
La professeure de théologie se dit confiante. «Robert Francis Prevost a montré qu’il a des qualités qui lui permettront de répondre aux plus conservateurs. Son style de gouvernance lui permet de concilier les contraires, tout en maintenant ses orientations. On l’a vu à l’œuvre dans son diocèse, où il n’y a pas eu de conflits. C’est aussi un spécialiste du droit canon, un autre atout face aux conservateurs. On sait combien ceux-ci accordent de l’importance aux règles.»
Un diplomate avant tout
Le décrivant comme «ni franchement progressiste, ni totalement conservateur» mais comme un «diplomate» avant tout, Sœur Birgit Weiler se fait plus prudente. «Mgr Robert Francis Prevost a toujours cherché à bâtir des ponts, notamment par le dialogue. Dans certaines circonstances toutefois, la diplomatie ne suffit pas et il faut du courage, courage qu’il trouvera, je l'espère, en tant que pape.» (cath.ch/lb)
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Le jour du pape Léon XIV- Récit d'une élection sur la place Saint-Pierre
Depuis le 8 mai 2025, l’Église catholique a un nouveau pasteur : Léon XIV, le nom qu’a choisi le cardinal américano-péruvien Robert Francis Prevost, 267e successeur de Pierre. Dans un climat de liesse, l’ancien missionnaire au Pérou devenu préfet du Dicastère pour les évêques a été acclamé par la foule amassée sur la place Saint-Pierre, délivrant un premier message de paix. I.MEDIA raconte cette journée historique au milieu des fidèles.
Il était là la veille et ce matin pour les fumées noires, et ne voulait manquer « pour rien au monde » la blanche. Kévin, un Corse venu pour un week-end prolongé avec un ami, a patienté des heures sous le soleil, adossé à une barrière, dans l’espoir de voir le nouveau pape. Aux alentours de 18h, malgré la forte chaleur de cette belle journée de mai, il ne perd pas patience : «on attendra jusqu’au bout, et s’il le faut, on reviendra demain !».
Entre deux commentaires sur les goélands qui apparaissent sporadiquement autour de la cheminée de la chapelle Sixtine, Kévin regarde vers la loggia centrale. Il explique avec humour qu’il aimerait bien voir sortir, tout de blanc vêtu, le cardinal François Bustillo, son évêque. « Mais il est trop jeune, je n’y crois pas du tout !», ajoute-t-il en riant.
« Je n’ai pas de candidat, mais en tant que catholique, cette élection est pour moi très importante », affirme le jeune homme, qui travaille dans le bâtiment. Pour lui, elle va déterminer « la direction que va prendre le monde et l’Église catholique pour de nombreuses années ».
18h07: la fumée blanche
À 18h07, tout d’un coup, la foule entière explose: une fumée sort de la cheminée. «Elle est blanche !», s’écrie Kévin, alors que le nom de cette couleur résonne dans toutes les langues. Il hurle: « Habemus papam ! » — « Nous avons un pape », la fameuse formule que le protodiacre doit prononcer bientôt. Le son puissant des cloches de la basilique vient confirmer la nouvelle.
Des milliers de fidèles se ruent vers la place, bloqués par les barrières de sécurité et l’important dispositif policier. Agnese, une religieuse polonaise de la communauté Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, ne bouge pas. Elle plonge son regard vers la basilique alors que la fumée blanche cesse de sortir de la cheminée. Elle ne parle presque que polonais, mais arrive à exprimer en italien son sentiment profond, les mains sur le cœur : «Quelle joie, quelle joie !», avant d’évoquer pêle-mêle la petite Thérèse de Lisieux, la Vierge de Częstochowa et le défunt pape François.
Une joie immense
«C’est une immense joie, j’ai envie de crier pour lui, c’est incroyable de vivre ça au milieu d’autant de monde », témoigne Ségolène, une catholique parisienne de passage à Rome pour un voyage mêlant pèlerinage et travail. Elle note que l’élection du nouveau pontife correspond jour pour jour aux 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale, y voyant un «message de paix».
«Je pense à lui, à ce qu’il est en train de vivre, au nom qu’il doit choisir et à la stature qu’il est en train d’acquérir», affirme-t-elle, les yeux mouillés de larmes. Autour d’elle, les gens se prennent dans les bras, crient dans toutes les langues, brandissent haut des drapeaux colorés sous la lumière aveuglante du soleil qui passe encore au-dessus de la basilique Saint-Pierre.
Sur le parvis, une fanfare entame un air de fête, puis l’hymne du Vatican, le son étant largement couvert par les hurlements de la foule qui emplit la place Saint-Pierre et toutes les voies attenantes. La liesse est totale.
Soudain, la fenêtre s’ouvre et le cardinal Dominique Mamberti, après une attente interminable, prononce la célèbre formule : «Habemus Papam !». Puis vient le prénom : «Robertum Franciscum». Dans le Bureau de presse du Saint-Siège, certains exultent : ils savent déjà qui a été choisi. Vient le nom de famille : «Prevost», et son nom de pape : «Léon XIV».
Sur la place, la foule acclame son nouveau pape et se met à scander le nom: « Leone ! Leone ! ». Puis, après quelques minutes, le second pape venant des Amériques — et le premier des États-Unis d’Amérique et du Pérou, ses deux nationalités — se présente enfin à la loggia centrale.
« La paix soit avec vous ! », lance en italien le 267e pape de l’histoire, la foule lui répondant par des vivats. Dans un discours d’environ huit minutes, il fait l’éloge d’une « paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante », don d’un Dieu qui aime tout le monde «inconditionnellement».
Hommage à François
Le pontife américano-péruvien rend un hommage émouvant à son prédécesseur, le pape François, lui demandant « merci », laissant un long moment à la foule pour applaudir une nouvelle fois l’Argentin sur la place Saint-Pierre. Dessinant son vœu d’une Église « synodale », composée de missionnaires, le membre de l’ordre des Augustins récollets se présente comme un « fils de saint Augustin » et annonce au peuple rassemblé vouloir « marcher ensemble ».
Puis il salue Rome, son nouveau diocèse, ainsi que son ancien diocèse de Chiclayo, au Pérou, dont il a vanté en espagnol le «peuple fier» — mais il ne mentionne pas les États-Unis. Enfin, se tournant vers la Vierge Marie, il récite avec la foule un vibrant Ave Maria en demandant son aide pour sa mission, pour la paix et pour le monde, avant de prononcer la bénédiction solennelle et de se retirer.
La foule finit par se disperser, les fidèles continuant à manifester leur joie. Nicolas et Cédric, deux amis français, louent un « discours magnifique dans la continuité du pape François » et soulignent sa mention de la synodalité. « Pour un Américain, il parlait plutôt bien italien », s’étonne Nicolas. « Léon, c’est un nom difficile à porter », plaisante Cédric.
«C’est un hommage à Léon XIII, le pape de la doctrine sociale de l’Église », commente avec un grand sourire une religieuse passant par là. « Il a choisi le nom de frère Léon, le premier disciple de saint François d’Assise», s’exclame pour sa part un jeune Italien qui est venu avec une amie pour vivre ce moment. «Je ne l’ai pas vraiment vu, il était loin», confie-t-il, affirmant avoir beaucoup apprécié son discours. Avant d’assurer : « C’est le leader de paix dont a besoin le monde ». (caath.ch/imedia/cd/mp)
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Léon XIV: “Je suis fils de saint Augustin”
“Je suis fils de saint Augustin”a expliqué le cardinal Robert Francis Prevost au moment de son élection à la papauté sous le nom de Léon XIV. Comme son prédécesseur, le jésuite François, et comme d’autres avant lui, le nouveau pape appartient donc à un ordre religieux. Mais qui sont les augustins?
Robert Francis Prevost appartient à l'ordre de Saint-Augustin (OSA) ou en latin Ordo Fratrum Sancti Augustini. Moins connu que les franciscains ou les dominicains, les augustins constituent néanmoins un ordre antique et important de l’Eglise.
Né en 1955 à Chicago, Robert F. Prevost est entré en 1977 au noviciat de l'Ordre de Saint-Augustin (OSA). Il a fait ses vœux solennels en 1981 avant son ordination sacerdotale en 1982. Après divers ministères aux Etats-Unis et au Pérou, il est élu provincial des augustiniens pour sa région d’origine couvrant le Midwest américain, et retourne à Chicago en 1999. Le Père Prevost est ensuite élu prieur général de l’Ordre de Saint-Augustin, en 2001. Son élection à 46 ans représente un âge exceptionnellement jeune pour prendre la tête d’une congrégation religieuse à l’échelle mondiale. Après avoir été réélu pour un second mandat de six ans à la tête de cet ordre, il quitte cette charge en 2013. Il passe toutes ses années a Rome où il entretient évidemment de nombreux contacts avec la curie.
Un ordre mendiant
L’Ordre de saint Augustin (OSA) est un ordre mendiant de droit pontifical, qui se réfère à la règle de saint Augustin. Sa naissance remonte à 1243 lorsque quatre ermites de la région romaine demandent audience au pape Innocent IV pour obtenir une règle commune et un prieur général dans le but d'unifier les communautés. Par deux bulles le pape organise la fondation d'un nouvel ordre mendiant, le troisième après les franciscains et les dominicains.
Avant la fin du XIIIe siècle, cet ordre est déjà répandu dans toute l’Europe. La plupart de ses maisons sont en ville. L’ordre est organisé sur le modèle des dominicains: les couvents, dirigés par un prieur, sont regroupés en provinces, l’ensemble étant supervisé par un chapitre général réuni tous les trois ou quatre ans et un prieur général confirmé par le pape. Chaque couvent a une école.
La réforme luthérienne, qui démarre en 1517, emporte dans certaines régions, un grand nombre d’établissements augustins. En effet, Luther est lui-même un moine augustin.
Traditionnellement les augustins se dévouent aux soins des paroisses, à l'enseignement, à l'apostolat social et aux missions. Ils sont présents dans une cinquantaine de pays des cinq continents et comptent environ 3'000 membres.
De nombreuses autres Congrégations masculines et féminines sont agrégés à la famille augustiniennne. A noter qu’en Suisse, les chanoines de Saint-Maurice, les chanoines du Grand St-Bernard et le soeurs de St-Augustin appartiennent également à la famille augustinienne
La joie des augustins de Rome
L’élection du pape Léon XIV a provoqué une grande joie parmi les membres de sa communauté à Rome. «C’est une surprise, une grande joie ! Nous avions bien entendu lu son nom dans les listes de papabili des journaux, mais cela reste vraiment inattendu », assure à I.MEDIA Frère Cristiano, dans la basilique Sant’Agostino in Campo Marzio. Il a été touché par le choix de Léon XIV de se présenter comme un ‘fils de saint Augustin’. Avoir souligné sa provenance, sa formation, cela nous a touché le cœur, c’est un signe pour notre ordre », explique-t-il.
Il souligne l’importance que le nouveau pape a accordée à la paix dans son premier discours depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre. « Cela rappelle un peu La Cité de Dieu », souligne-t-il, faisant référence au célèbre ouvrage de l’évêque d’Hippone.
Le frère se réjouit aussi du choix du nom ‘Léon’, une référence à Léon XIII : « C’est un pape qui a fait beaucoup de bien aux augustins, qui nous a beaucoup aimés », explique-t-il. L’ordre connaissait en effet une période de déclin quand, en 1881, le pape italien a décidé de le relancer, poussant à la réouverture d’un noviciat en Italie. Léon XIII a ensuite créé plusieurs augustins cardinaux, puis a ouvert les causes de béatification de plusieurs de leurs membres. (cath.ch/imedia/mp)
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Léon XIV n’est pas un pape américain mais un citoyen du monde
Léon XIV n’est pas "un pape américain" mais "un citoyen du monde". Au lendemain de l’élection du 267e pape, sept cardinaux électeurs venus des États-Unis ont donné une conférence de presse à Rome, le 9 mai 2025, signifiant que la stature de Robert Francis Prevost dépassait largement leur pays. Ils se sont livrés à quelques confidences sur le conclave et ont donné leur premières impressions sur le nouveau pontife.
Léon XIV "est un citoyen américain mais c’est aussi vraiment un citoyen du monde entier" qui représente "le grand tableau de l’Église", a assuré le cardinal Daniel DiNardo, archevêque émérite de Galveston-Houston, devant un parterre de journalistes. "Tout le monde dit que c’est un pape américain, mais cet homme a passé la majeure partie de sa vie en Amérique du Sud", a souligné le nonce apostolique aux États-Unis, le cardinal français Christophe Pierre. Il a rappelé aussi les origines françaises du nouveau pontife – Prevost étant un nom français – et le caractère métissé de sa généalogie.
La nationalité n’a joué aucun rôle au conclave
Le cardinal Robert McElroy a également fait valoir la dimension internationale du cardinal Prevost qui "durant toute sa vie a été au plus profond de son cœur un missionnaire, de toutes les façons possibles". Selon l’archevêque de Washington, "l’impact de son identité américaine était presque négligeable dans les délibérations, […] ce n’était pas du tout une question clé dans ce conclave".
"Je n’ai pas senti que le conclave était une continuation des élections politiques américaines", a glissé quant à lui le cardinal Wilton Gregory, assurant que "la préoccupation des cardinaux était de trouver qui parmi nous pouvait nous rassembler" et diffuser la foi dans le monde. Léon XIV "nous rappelle que nous avons tous notre citoyenneté dans le ciel", a abondé le cardinal Timothy Dolan, estimant que son origine était "un élément du passé". "Robert Francis Prevost n’est plus, c’est maintenant le ‘Pope Leo’, c’est une nouvelle personne, c’est le Saint-Père, c’est le successeur de Pierre", a-t-il scandé.
"Je ne vois pas de recherche de ‘contrepoids’ dans cette élection", a également affirmé le cardinal Dolan, interrogé sur la possibilité que son passeport américain puisse peser face à Donald Trump sur la scène internationale. Le pape "est un constructeur de ponts, j’imagine qu’il voudra bâtir des ponts avec Donald Trump mais aussi avec les leaders de toutes les nations", a ajouté l’archevêque de New York.
Le conclave, une course folle vers l’unité
Les sept électeurs ont indiqué que, contrairement au conclave de 2013 où Jorge Mario Bergoglio avait fait une intervention déterminante lors des congrégations générales, le schéma ne s’était pas reproduit avec le cardinal Prevost. "Ce qui était important n’est pas tant ce qu’il a dit que la façon dont il a parlé", a souligné le cardinal McElroy.
"Beaucoup de dialogues se passent à la pause-café, aux repas, dans des petits groupes", a confié quant à lui le cardinal Gregory. Tous étaient unanimes pour assurer que Léon XIV, élu au quatrième scrutin, avait bénéficié d’un "grand mouvement" d’unité.
"En entrant dans la chapelle Sixtine, tout sens de division venant du monde s’est évanoui", a témoigné le cardinal McElroy. "Nous venions de plus de 70 pays et en 24h nous avons été capables d’arriver à l’unité et de prendre une décision", a insisté le cardinal Blase Cupich, voyant dans cette "course folle vers l’unité » un "signal pour le monde qu’il est possible de dépasser nos différences".
"C’est arrivé très vite", a assuré le cardinal Pierre. Le Français a alors renversé l’aphorisme du poète Charles Péguy selon lequel "tout commence en mystique et tout finit en politique". "Dans le conclave, j’ai fait l’expérience que tout a commencé en politique et fini en mystique. C’est ce que nous avons vécu", a-t-il déclaré.
La personnalité de Léon XIV
Le cardinal Joseph William Tobin, qui a confié connaître Léon XIV depuis 30 ans, a raconté avoir jeté un coup d’œil sur lui lors des scrutins où son nom prenait sensiblement de l’ampleur. "Il tenait sa tête entre ses mains […] et je le regardais parce que j’avais du mal à concevoir ce que vit un être humain confronté à [une telle élection]. Mais quand il a accepté, c’est comme s’il avait toujours été fait pour cela", s’est-il souvenu, y voyant la grâce de Dieu.
L’archevêque de Newark a évoqué la personnalité de celui qu’il appelle familièrement "Bob". "Il n’est pas du tout du genre à se disputer avec les personnes, mais il n’est pas non plus du genre à se rendre si la cause est juste". Il l’a décrit comme "quelqu’un qui écoute et [qui] agit une fois qu’il a écouté".
"Il a dans son âme le même genre de liberté que le pape François, mais ce ne sera pas une photocopie", a averti le cardinal McElroy. Le nonce apostolique Christophe Pierre l’a lui aussi situé dans le sillage de François, faisant valoir que Robert Prevost, qui a été appelé au Vatican par le pontife argentin, a « une profonde compréhension" de son prédécesseur.
Léon, un pape aux figures multiples dans l’histoire
Le cardinal Dolan a commenté le choix du nom de Léon XIV en remontant non pas à Léon XIII mais au Ve siècle avec le Docteur de l’Église Léon Le Grand, ou Léon Ier (391-461). Celui-ci "a été pape à une époque où l’Église catholique vivait vraiment un désastre", a rappelé l’Américain, citant son influence en théologie et ses négociations pour la survie de Rome avec Attila. "Léon a pris un nom qui a des figures multiples", s’est-il amusé. (cath.ch/imedia/ak/mp)
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Le premier jour de Léon XIV, dans les pas de ses prédécesseurs
Lors des 24 premières heures de son pontificat, Léon XIV a laissé l’impression d’un pape capable de faire dialoguer les riches héritages de ses prédécesseurs François, Benoît XVI ou Jean Paul II.
Jeudi 8 mai 2025, peu après 19h, le pape Léon XIV rejoint la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre, où il prononce son premier discours devant plus de 100’000 personnes. En quelques instants, le cardinal Robert Francis Prevost devient le pape sous un nouveau nom. Un choix qui sonne comme un programme, Léon XIII étant le pape qui fit basculer l’Église dans le XXe siècle et formula sa doctrine sociale.
Les premiers mots du pape Léon XIV, «la paix soit avec vous tous», résonnent sur la place. Dans son intervention, le pape reprend les grandes thématiques du pontificat de François – la synodalité, l’inclusion, la priorité pour les pauvres – sans oublier de rendre un émouvant hommage à celui qui, moins de vingt jours auparavant, bénissait encore les fidèles exactement du même endroit. «Il a une profonde compréhension de qui est le pape François», confiera le lendemain le cardinal Christophe Pierre, nonce aux États-Unis.
En moins de vingt minutes, se dessinent les premiers grands traits d’une personnalité nouvelle et, par bien des aspects, différente de celle de son prédécesseur. Son intervention, longue et riche en citations des Évangiles, lue à partir de notes, ressemble davantage à une homélie qu’aux salutations chaleureuses et spontanées du pontife argentin en 2013.
Contrairement à Jean Paul II et Benoît XVI, Léon XIV renonce à porter les souliers rouges des papes, gardant de simples chaussures noires comme François. Mais son choix d’endosser, comme les deux premiers, la mosette rouge, une croix pectorale dorée et un rochet ne passe pas inaperçu. François, lors de son élection, portait uniquement sa soutane blanche et n’avait mis sur ses épaules l’antique étole des saints Pierre et Paul que pour la bénédiction finale, là où son successeur la porte durant toute son apparition.
Un retour à la maison inattendu
Mais déjà la nuit tombe, et Léon XIV retourne à la résidence Sainte-Marthe avec les autres cardinaux pour partager le traditionnel repas de fin de conclave. « Un bon dîner, sympathique et détendu », rapporte le cardinal François Bustillo, évêque de Corse. Au menu, sans surprise, de la cuisine italienne. Le cardinal Jean-Paul Vesco témoigne lui aussi d’une atmosphère « très joyeuse, très légère ». À table, les cardinaux reviennent sur les 24 heures essentielles qu’ils viennent de vivre, et qui leur ont permis de trouver parmi eux le 267e pape de l’histoire.
Plus tard dans la soirée, Léon XIV décide de ne pas rester dans la chambre qu’il occupait pendant le conclave. Il gagne en voiture le Palais du Saint-Office, situé à quelques centaines de mètres, où il s’était installé seulement sept semaines auparavant. François était lui resté à Sainte-Marthe et n’en était jamais reparti, délaissant les appartements pontificaux. Pour l’heure, nul ne sait encore ce que décidera Léon XIV.
Au Saint-Office où elle réside, sœur Nathalie Becquart a la surprise de voir arriver le pape. Le nouveau pontife est accueilli dans la cour du palais par un groupe de résidents et quelques visiteurs fortunés, qui n’en reviennent pas. Le pape serre des mains, que certains fidèles embrassent avec déférence – un geste que n’aimait pas beaucoup François, mais qui ne semble pas gêner son successeur. Il échange quelques mots en italien, puis en espagnol avec des pèlerins venus du Mexique, fait quelques selfies. « Ce n’est pas banal de croiser un pape dans son immeuble », s’amuse sœur Becquart, très heureuse d’avoir pu le saluer et le féliciter.
Une bible dédicacée
Une jeune Italienne tend une Bible au nouveau pape pour qu’il la dédicace, et Léon XIV accepte, prenant même le temps d’écrire un petit mot personnalisé. Mais au moment d’apposer sa signature, il se reprend avec humour, expliquant qu’il ne doit pas utiliser «la vieille qui ne sert plus», avant de demander avec malice à l’assemblée : « Quel jour sommes-nous ? », suscitant de nombreux rires.
Après avoir salué et donné sa bénédiction à tout le monde, le pontife regagne pour la nuit son appartement personnel. Sa porte est restée sous la protection des gardes suisses, la petite armée en charge de veiller sur le pontife.
Un nouveau style
Le lendemain matin, changement de décor: le pape célèbre sa première messe officielle dans la chapelle Sixtine, en présence des cardinaux. Là encore, le choix des parements liturgiques est scruté avec attention, car, comme François, il a choisi de porter la férule de Benoît XVI. L’Argentin avait ensuite abandonné celle du pape allemand pour une autre, réalisée spécialement pour lui.
Mais plus que ce détail, c’est le style adopté par le pontife natif de Chicago dans son homélie qui semble le distinguer de celui de François. En 2013, ce dernier avait proposé une sorte d’«homélie type» de son pontificat : construite en trois parties, très pédagogique, pleine de formules fortes et de citations littéraires. Et régulièrement, il avait quitté son texte pour improviser – comme il le fit durant tout son pontificat.
Léon XIV, lui aussi, s’est permis une improvisation dès le début de sa prise de parole. Elle est en anglais – comme pour réparer l’oubli de la veille, où il avait salué la place Saint-Pierre en italien et en espagnol. Mais le pape lit ensuite fidèlement en italien l’ensemble de son homélie, du début à la fin. Son texte, structuré autour d’une grande ligne de réflexion, rappelle les inspirations spirituelles de Jean Paul II. Et la densité théologique de son propos fait écho à celle de Benoît XVI, notent plusieurs observateurs.
Après la messe, célébrée sobrement en latin, le pape américano-péruvien retourne à la résidence Sainte-Marthe pour un nouveau repas en présence des cardinaux. Le nouveau pape circulant entre les tables, est venu échanger quelques mots avec les personnes présentes dans la cantine où François a partagé pendant tant d’années ses repas avec les hôtes des lieux. (cath.ch/imedia/cd/mp)
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Claire Jonard: “Léon XIV coche toutes les cases”
Facilitatrice lors des deux sessions du Synode de 2023 et 2024, Claire Jonard se félicite de l’élection du cardinal Robert Francis Prévost comme pape. "Il coche toutes les cases” à tel point que pour elle, il ne s’agit que d’une demi-surprise.
“A l’issue du synode de 2024, le nom du cardinal Prévost circulait déjà sur pas mal de lèvres, explique Claire Jonard à cath.ch. Ses interventions ont été à la fois pastorales et percutantes. Il a en outre travaillé aussi bien dans les groupes anglophones qu’hispanophones. Parmi les cardinaux de la curie, il a été un des plus fidèles et des plus assidus.”
Pour Claire Jonard, le nouveau pape Léon XIV cumule plusieurs expériences décisives: la pastorale de terrain, il a été prêtre de paroisse, missionnaire et évêque diocésain. Il a été ensuite prieur général de l’ordre de saint Augustin, avant d’être appelé à la curie pour reprendre l’important dicastère des évêques. Il était aussi président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine.
Un homme doux et attentif
“Sur le plan personnel, j’ai eu l’occasion de boire un café avec lui. C’est une personnalité douce, attentive, à l’écoute. Il ne parle pas français, mais anglais, italien et espagnol. Au contraire d’autres prélats qui restaient dans leur cercle, il est allé vers tout le monde.”
“J’ai été aussi frappée de voir les visages rayonnants des cardinaux après l’élection. Le climat semblait serein et détendu,” poursuit Claire Jonard.
Le nouveau pape poursuivra-t-il la ligne du pape François? “Oui sans doute. Son premier discours prononcé à la loggia reprend les grands thèmes de François: la paix, la justice, l’attention aux pauvres et la synodalité. Il avait même des notes à la main. Peut-être pour être sûr de ne rien oublier!” (cath.ch/mp)
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“Il a eu un score magistral et tout le monde est derrière lui”
Quelques heures seulement après l’élection de Léon XIV, le cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, raconte pourquoi le collège des cardinaux a choisi aussi rapidement le cardinal Robert Francis Prevost comme successeur de Pierre.
Quelques heures après l’élection de Léon XIV, quel est votre sentiment?
Mgr Jean-Paul Vesco: On a un bon pape, on a un très bon pape! Je suis très, très heureux, comme tout le collège des cardinaux. Il y a eu une immense unanimité, une immense joie. Il a eu un score magistral. Il a derrière lui tout un collège cardinalice. Et en avant!
Le conclave a été rapide…
Il a été plus rapide que vous ne pouvez l’imaginer! Je n’en doutais pas mais c’est vrai que le Saint-Esprit a été à l’œuvre. Il y a eu durant les congrégations générales l’expression de la différence, et puis très vite, le temps de l’unité est arrivé. Nous avons été unanimes. Ce n’était pas forcément gagné d’avance. Mais j’ai vu les planètes s’aligner durant le conclave, sans forcément que des paroles soient échangées. Aujourd’hui, je peux affirmer qu’on a un bon pape comme on dit du pain qu’il est bon!
Quelles sont les qualités de Léon XIV?
C’est un homme qui a un capital d’expérience absolument colossal. C’est un religieux, un homme qui est entré à 17 ans dans l’Ordre de saint Augustin. Il a grandi dans une vie communautaire. Il a été élu supérieur général à deux reprises.
C’est un homme à qui on a tout demandé, qui a tout connu. Moi-même étant religieux, je vois bien, dans le cursus du cardinal Prevost, que c’était le bon soldat. On lui a demandé de faire de la formation, on l’a envoyé au Pérou, puis on l’a renvoyé aux États-Unis, il a été évêque au Pérou puis aussi administrateur d’un diocèse qui avait des soucis. Il a été nommé à la Curie romaine pour prendre la tête du dicastère pour les Évêques… Au fond, toutes les personnes qui parlent de lui, partout où il est passé, en disent du bien.
Je crois aussi que la vraie dimension qui l’emporte est que tout le monde dit qu’il sait travailler en équipe. C’est un homme qui sait décider, mais en travaillant en équipe.
Quelle était l’ambiance dans la chapelle Sixtine quand le cardinal Prevost a obtenu les deux tiers des votes?
Il y avait une joie manifeste, une énorme émotion. Il n’y avait pas d’arrière pensée mais seulement une joie profonde chez tous les cardinaux. C’est étonnant. Cela s’est fait très rapidement. Cela aurait même pu se terminer plus tôt.
"Il n’y avait pas d’arrière pensée mais seulement une joie profonde chez tous les cardinaux."
Le connaissiez-vous auparavant?
Non, je ne le connaissais pas. Je l’ai rencontré durant les congrégations générales. Je savais que c’était une personne qui comptait et pour laquelle on pouvait se dire que c’était possible. Je suis arrivé avec un candidat puis je me suis ouvert à tous les autres profils en essayant de chercher celui qui était meilleur que lui.
Avant le conclave, plusieurs personnes me demandaient ce que j’en attendais. Je répondais spontanément que j’aimerais rentrer à Alger avec la sensation d’avoir donné un bon pape à l’Église. C’est exactement cela qui se produit.
"Certes, il a une nationalité, mais son identité est autre que nationale, surtout quand on est religieux."
Léon XIV est le premier pape venu des États-Unis. Le fait qu’il soit Américain a-t-il pesé dans les réflexions?
Je n’en sais rien! Pas dans les miennes! Parce que c’est un homme qui a vécu en Amérique du Sud, au Pérou. Il a aussi été supérieur général d’un ordre religieux. Or, un supérieur ne s’appartient plus et va à la rencontre du monde entier. Certes, il a une nationalité, mais son identité est autre que nationale, surtout quand on est religieux.
Que retenez-vous de son premier discours à la Loggia de la basilique Saint-Pierre?
Je n’ai pas tout entendu parce que j’étais à côté. Mais je sais qu’il a parlé de paix. Il a donné une indulgence plénière. Et puis il a dit cette phrase de saint Augustin: «Avec vous je suis chrétien, et pour vous évêque». Magnifique!
Vous avez ensuite dîné avec lui?
Oui, il a dîné avec nous, tous ensemble. C’était très simple, c’est un homme très simple et ça c’est très beau. L’ambiance était très joyeuse, très légère, pour tout le monde.
Vous attendiez-vous à cette légèreté en temps de conclave?
On pense généralement les conclaves avec des réflexes d’analyse politique. Mais ce n’est pas de la politique. J’en suis désormais convaincu. Le soir de l’élection, tout le monde était bien. En politique, il y a toujours un gagnant et un perdant. Ce n’est pas le cas ici. Tout le monde est heureux. Il a eu un score magistral et tout le monde est derrière lui.
"En politique, il y a toujours un gagnant et un perdant. Ce n’est pas le cas ici."
Ce nom, Léon XIV, vous a-t-il surpris?
Énormément surpris oui! Je connais peu de parents qui appelleraient leur enfant Léon! Après le nom de François, qui avait impressionné, je me suis dit que cela serait moins évident, que cela allait être ringard… Et puis j’ai entendu les fidèles sur la place Saint-Pierre qui criaient «Leone! Leone!». C’était incroyable!
Ce nom l’inscrit dans le sillage de Léon XIII, le pape de la doctrine sociale de l’Église…
Evidemment qu’il y avait réfléchi. Vous savez, en entrant en conclave, il y a un certain nombre de papabili qui s’y sont préparés. À ce propos, une chose m’a touché en voyant ceux qui pouvaient légitimement se dire “peut-être que ça sera moi le prochain pape”. Eux n’avaient pas d’autre choix de s’y préparer. C’est normal. Et puis l’élection se passe et la joie l’emporte partout. Dans quel autre monde cette situation existe-t-elle?
Pour un chrétien, est-ce bouleversant de vivre un conclave?
Ce conclave était très paisible. C’est une très belle expérience. Ce rite est très beau. La première journée sert de retraite, de prière. Il y a eu beaucoup de paroles dans les congrégations générales, on avait besoin de se poser, on avait besoin de temps.
Au lendemain de l’entrée en conclave, on savait déjà qui ce serait, il y avait une paix. On savait que dans la journée cela se ferait. On a eu le pape qu’il fallait, un homme simple, modeste, paisible, avec un vrai profil de pape. Très franchement, je redoutais de connaître trop bien le pape qui pouvait être élu et faire face à une émotion trop forte. Il y a donc un sentiment de soulagement.
"Ce conclave était très paisible. C’est une très belle expérience. Ce rite est très beau."
Depuis les balcons de la basilique Saint-Pierre, j’ai été bouleversé de voir ce peuple de Rome se rassembler aussi vite place Saint-Pierre. Ils étaient incroyablement nombreux. Ils ne savaient pas qui c’était mais ils étaient déjà là, en train de l’accepter. C’est cela l’Église. (cath.ch/imedia/cd/bh)
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Léon XIV: "Le pontificat est un fardeau clairement au-dessus de mes forces"
«Le pape, depuis saint Pierre jusqu’à moi, son indigne successeur, est un humble serviteur de Dieu et de ses frères, rien de plus», a expliqué le pape Léon XIV le 10 mai 2025, lors de l’audience aux cardinaux organisée au troisième jour de son pontificat dans la salle du Synode.
Son discours a été précédé par la récitation du Pater Noster et de l’Ave Maria en latin. Il a été suivi par un temps d’échanges durant lequel Léon XIV s’est dit disponible à des « conseils, suggestions, propositions, des choses très concrètes », conformément aux demandes des cardinaux pendant la phase de préparation du conclave. Cette partie n’a pas pas été rendue publique. La rencontre a duré environ deux heures au total, de 10h à midi.
Cette première audience du pontife n’a pas été diffusée en direct, contrairement à 2013 lors de la première rencontre du pape François avec les cardinaux. Mais le nouveau pape a tracé un axe de continuité, se référant notamment à Léon XIII, Paul VI, Benoît XVI et François, et s’inscrivant résolument dans la fidélité au Concile Vatican II.
« Vous êtes, chers cardinaux, les plus proches collaborateurs du pape, et c’est pour moi un grand réconfort dans l’acceptation d’un fardeau qui est clairement au-dessus de mes forces », a souligné Léon XIV, en laissant comprendre qu’il exercerait son pontificat d’une façon collégiale.
« Votre présence me rappelle que le Seigneur, qui m’a confié cette mission, ne me laisse pas seul pour en assumer la responsabilité », a-t-il insisté, en exprimant des remerciements appuyés au cardinal Re, le doyen du Sacré-Collège, et au cardinal Farrell, le camerlingue, pour leur service durant cette phase de Sede vacante et de préparation du conclave.
Un moment à la fois triste et joyeux
« En ce moment, à la fois triste et joyeux, providentiellement enveloppé de la lumière de Pâques, je voudrais que nous regardions ensemble le départ du regretté Saint-Père François et le conclave comme un événement pascal, une étape du long exode à travers lequel le Seigneur continue à nous guider vers la plénitude de la vie », a-t-il expliqué, confiant « l’âme du regretté Pontife et l’avenir de l’Église » au « Père miséricordieux et Dieu de toute consolation », une expression tirée de la deuxième Lettre de saint Paul aux Corinthiens.
En évoquant le « précieux héritage » de ses prédécesseurs, Léon XIV a particulièrement salué la mémoire du pape François en mentionnant « son style de plein dévouement dans le service », son « abandon à Dieu pendant le temps de la mission » et sa « confiance sereine au moment du retour à la Maison du Père ».
En soulignant que « c’est le Ressuscité, présent parmi nous, qui protège et guide l’Église », Léon XIV a expliqué que « Dieu aime se communiquer, plus que dans le fracas du tonnerre et des tremblements de terre », dans le « murmure d’une brise légère » ou dans une « voix subtile de silence ».
Fidélité au Concile Vatican II
Reprenant l’image du peuple de Dieu en marche dans le désert, le nouveau pontife s’est situé dans la filiation du Concile, qui s’est conclu il y a presque 60 ans, en décembre 1965. « Je voudrais que nous renouvelions ensemble, aujourd’hui, notre pleine adhésion au chemin que l’Église universelle parcourt depuis des décennies dans le sillage du Concile Vatican II », a-t-il insisté.
Il a repris à son compte certains axes de l’exhortation apostolique de 2013 du pape François Evangelii gaudium : « le retour à la primauté du Christ dans l’annonce », « la conversion missionnaire de toute la communauté chrétienne », ou encore « la croissance de la collégialité et de la synodalité ». Il a aussi évoqué « la piété populaire », « l’attention affectueuse aux plus petits et aux laissés-pour-compte » et la nécessité d’un « dialogue courageux et confiant avec le monde contemporain », reprenant les termes de Gaudium et Spes, texte central du Concile Vatican II.
Ces « principes évangéliques » permettent de révéler « le visage miséricordieux du Père » et de rejoindre « l’ultime espérance de quiconque recherche sincèrement la vérité, la justice, la paix et la fraternité », a-t-il insisté.
« C’est précisément parce que je me sentais appelé à poursuivre dans ce sillage que j’ai pensé à prendre le nom de Léon XIV », a–t-il expliqué, dressant un parallèle entre les défis sociaux de la la fin du XIXe siècle, période du règne de Léon XIII, et ceux d’aujourd’hui.
Les nouveaux défis de la doctrine sociale
« Le pape Léon XIII, avec l’encyclique historique Rerum novarum, a abordé la question sociale dans le contexte de la première grande révolution industrielle », a-t-il rappelé.
« Aujourd’hui, l’Église offre à tous son patrimoine de doctrine sociale pour répondre à une autre révolution industrielle et aux développements de l’intelligence artificielle, qui posent de nouveaux défis pour la défense de la dignité humaine, de la justice et du travail », a précisé Léon XIV, qui va donc investir ces thématiques déjà régulièrement abordées par le pape François durant son pontificat.
Léon XIV a repris les mots de saint Paul VI dans son premier « message à toute la famille humaine » diffusé peu après son élection, en juin 1963 : « Que passe sur le monde entier comme une grande flamme de foi et d’amour qui enflamme tous les hommes de bonne volonté, éclaire leurs chemins de collaboration mutuelle et attire sur l’humanité, encore et toujours, l’abondance de la complaisance divine, la puissance même de Dieu, sans l’aide duquel rien n’est valable, rien n’est saint ».
« Que ces sentiments soient aussi les nôtres, à traduire en prière et en engagement, avec l’aide du Seigneur », a conclu le pape Léon XIV. (cath.ch/imedia/cv/mp)
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RDC: Quand Robert Francis Prevost visitait les communautés de Saint-Augustin
Vue de Bukavu et de Goma, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), l’élection de Léon XIV, bien connu dans le pays, est une bonne nouvelle, porteuse d’espérance, selon un missionnaire souhaitant rester anonyme et qui y vit depuis longtemps. Mais qui ne changera pas la situation dramatique que traverse la région du Kivu qui s’enfonce dans le chaos sans aucune perspective.
«Lorsque nous avons appris qu’il y avait une fumée blanche, les séminaristes ont tout de suite allumé la télévision pour guetter ce nouveau pape. C’est la magie des médias qui permet de voir le nouveau pape apparaître à la loggia du fin fond de l’Afrique», raconte ce missionnaire installé de longue date à Bukavu.
Il se réjouit de ce pape à la riche expérience de terrain «qui a les intuitions de François en étant moins polarisant». Il ajoute que le choix s’est porté sur le 'DRH’ des évêques, un «signe de confiance des cardinaux».
Passée la surprise de voir «un pape américain habillé comme Benoît XVI», et rassurés par son parcours et son profil, les séminaristes et les fidèles ont bien accueilli Léon XIV. «Le fait qu’il soit un religieux missionnaire et qu’il ait pris la nationalité péruvienne, pays dans lequel il a œuvré, a touché les gens ici», témoigne le missionnaire qui ajoute que les origines afro-créoles du pape ont tout de suite fait «tilt» parmi la population. Il n’y a pas de déception de ne pas avoir eu un pape africain.
Très vite, précise-t-il, des photos de Mgr Prevost bénissant les locaux de la faculté de théologie de Université Saint-Augustin de Kinshasa, en 2009, ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Des photos archives montrant le supérieur général Prevost visitant les couvents de la RDC ont également émergé sur les réseaux sociaux. «Il n’avait pas hésité à effectuer des visites des communautés en empruntant des chemins chaotiques. Les gens ici y sont très sensibles.»
Bukavu dans le chaos
Ce nouveau pape, «c’est une bonne nouvelle, mais notre vie me change pas et la est situation catastrophique ici, depuis la prise de Bukavu par le M23 et les troupes de l’Alliance Fleuve Congo (soutenues par le Rwanda, ndlr). La sécurité n’est pas assurée et les occupants terrorisent la population», témoigne le missionnaire.
Les banques sont fermées, l’argent ne circule plus et une partie de la population n’a presque rien à manger. Les écoles ont rouvert et les marchés connaissent une reprise timide. Mais les gens n’ont pas d’argent et les prix des denrées alimentaires ont explosé, ajoute le missionnaire. «Même si aucun couvre-feu n’est vraiment officiel, personne ne sort à la nuit tombée, de peur de prendre une balle.» Et les escarmouches entre les occupants et les milices locales sont fréquentes.
"Il me semble que Léon XIV est venu trois fois en RDC, notamment à l'occasion d'un chapitre général régional de l'ordre. Il avait reçu les vœux perpétuels de Mgr Martin Banga, évêque de Buta (dans le nord du pays, ndlr)", rappelle Mgr Willy Ngumbi Ngengele, évêque de Goma, dans l'est de la RDC. Lui aussi a suivi à la télévision l'apparition du nouveau pape au balcon de St-Pierre, avec ses confrères de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). "Son premier message sur la paix nous a marqués. Nous y avons été très sensibles. Vous savez, nous en rêvons depuis des années!", lance Mgr Ngengele.
Une situation dramatique à Goma
La situation à Goma, occupée par les troupes du M23, est similaire à celle de Bukavu, explique l'évêque. A la crise alimentaire et sociale, s'est ajoutée la crise financière. L'aéroport est fermé et personne ne peut acheter ce que les paysans produisent. Il évoque le flou dans lequel se trouve la région et ne voit pas comment la situation va évoluer. "La citation de saint Augustin qu'il prononcée le soir de son élection – 'Pour vous je suis évêque, avec vous je suis chrétien' – nous a donné de l'espoir et dénote sa personnalité de pasteur au service du peuple de Dieu."
A Bukavu, les séminaristes vont-ils regarder la messe d’inauguration du pape ce dimanche? «Nous sommes dans les paroisses le dimanche matin pour célébrer la messe. Peut-être certains d’entre eux regarderont-ils par la suite sur YouTube», indique le missionnaire. Loin de la liesse de la place St-Pierre ce dimanche, alors que Bukavu s’enfonce dans le chaos, ce pape donne malgré tout un peu d’espérance. (cath.ch/bh)
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Messe d'inauguration du pontificat: entre symbolique et droit canon
Le pape Léon XIV présidera sa messe d’inauguration de son pontificat sur la place Saint-Pierre, devant la basilique éponyme, le 18 mai 2025, avant de se rendre dans les trois autres basiliques majeures de Rome les 20 et 25 mai. Le canoniste Mgr Patrick Valdrini apporte un éclairage sur ces cérémonies traditionnelles de début de pontificat, qui ont chacune une signification différente.
Dix jours après son élection, le pape Léon XIV va célébrer la messe «d’inauguration» de son pontificat le dimanche 18 mai sur la place Saint-Pierre. Certains parlent encore «d’intronisation» ou «d’investiture». Pourquoi cette dénomination a-t-elle évolué?
Mgr Patrick Valdrini: Le déroulement de cette cérémonie a changé avec Jean Paul Ier qui a abandonné le couronnement du pape avec la tiare pontificale, insigne temporel du pouvoir papal. Puis ce changement a été institutionnalisé par son successeur Jean Paul II. Le terme d’«inauguration» est, à mon avis, plus adapté à l’ecclésiologie actuelle.
Il est celui choisi par la constitution Universi Dominici Gregis (1996) de Jean Paul II qui considère qu’à partir du moment où le nouveau pape accepte son élection, il devient évêque de Rome, chef du collège des évêques et pasteur de l’Église universelle. Ce sont donc les fonctions spirituelles du pape qui sont mises en avant. Autrefois, avec les anciennes dénominations, on restait dans une certaine ambiguïté entre pouvoir spirituel et pouvoir temporel. Là, c’est très clair: le pape acte officiellement l’inauguration de son pontificat qui a commencé dès qu’il a accepté l’élection. Mais cette messe n’est pas le terme de la procédure de début de pontificat, car le pape doit encore prendre officiellement possession de son siège dans la basilique Saint-Jean-de-Latran, sa cathédrale.
"Une fois ce «oui» prononcé, l’élu devient pape. La cérémonie d’inauguration est une manifestation publique de cette réalité, notamment à travers la remise des insignes symbolisant ses fonctions."
Mais si l’on parle d’inauguration, le pontificat n’a-t-il pas commencé dès le 8 mai, dans la chapelle Sixtine?
Si, Léon XIV est pape depuis le moment où il a accepté son élection. Il ne l’a pas acceptée devant le collège des cardinaux, mais devant Dieu. Le collège ne lui confère aucun pouvoir: il le choisit pour qu’il exerce la charge suprême. C’est l’acceptation, ce «oui» qu’il prononce, qui est décisif. C’est le même «oui» que celui que saint Pierre adresse à Jésus dans l’Évangile quand il lui demande: «M’aimes-tu?». Une fois ce «oui» prononcé, l’élu devient pape. La cérémonie d’inauguration est une manifestation publique de cette réalité, notamment à travers la remise des insignes symbolisant ses fonctions.
> Retrouvez notre dossier "Habemus papam" <
Quelles seront les principales caractéristiques de la cérémonie d’inauguration dimanche?
Lors de cette messe, le cardinal protodiacre Dominique Mamberti remettra au pape le pallium, signe de sa juridiction sur l’Église tout entière. Par la suite, Léon XIV pourra remettre le pallium aux archevêques, marquant ainsi leur participation au pouvoir de juridiction du pape.
Le cardinal doyen remettra également au pape l’anneau du pêcheur, insigne de cette autorité qu’il reçoit sur toute l’Église. Cet anneau sera brisé lorsque le siège deviendra vacant, en cas d’empêchement, de mort ou de renoncement.
Le 25 mai, le nouveau pape célébrera une messe d’installation à la basilique Saint-Jean-de-Latran. Pourquoi cette étape est-elle indispensable?
Du IVe au XIIIe siècle, les papes résidaient au Latran, et la cérémonie d’inauguration se déroulait dans la basilique Saint-Jean-de-Latran, la cathédrale de Rome. Au XIVe siècle, en revenant à Rome après Avignon, le pape trouve les bâtiments du Latran délabrés et décide de s’installer au Vatican. Mais la basilique Saint-Jean-de-Latran demeure la cathédrale du pape. La procédure post-électorale prévoit donc ce qu’on appelle l’insediamento: la prise de possession du siège épiscopal laissé vacant par la mort du prédécesseur. Lors de cette cérémonie, Léon XIV s’assiéra sur la cathèdre de l’évêque de Rome, devenant ainsi officiellement chef du diocèse. À ce moment-là, ses trois fonctions principales seront pleinement manifestées: chef du collège des évêques (avec le pallium), pasteur de l’Église universelle (avec l’anneau du pêcheur) et évêque de Rome (avec la cathèdre du Latran).
"La procédure post-électorale prévoit donc ce qu’on appelle l’insediamento: la prise de possession du siège épiscopal laissé vacant par la mort du prédécesseur."
Les 20 et 25 mai, le pape Léon XIV visitera également les basiliques majeures Saint-Paul-hors-les-Murs et Sainte-Marie-Majeure. Le Saint-Siège avait d’abord évoqué une «prise de possession» avant de corriger en parlant de visite. Quel est le lien entre le pape et ces basiliques, et quelle est la portée de ces visites?
Il ne s’agit pas d’une «prise de possession» — ce terme est inadapté — mais bien de visites pastorales traditionnelles dans des basiliques papales. Le pape se rend dans deux hauts lieux de son diocèse, dont l’importance dépasse largement Rome. La visite à Saint-Paul-hors-les-Murs prend tout son sens dans la perspective missionnaire évoquée par Léon XIV lors de son apparition au balcon. Le successeur de Pierre se rend sur la tombe de Paul, le premier grand missionnaire de l’Église.
Quant à Sainte-Marie-Majeure, c’est un haut lieu de la spiritualité mariale. On y vénère l’icône de la Salus Populi Romani. Et s’ajoutera évidemment un arrêt devant la tombe de son prédécesseur direct, comme il l’a déjà fait le 10 avril dernier. (cath.ch/imedia/cd/bh)
Patrick Valdrini est né à Saint-Mihiel le 6 juillet 1947, est un prêtre catholique français. Recteur émérite de l'Institut catholique de Paris, Il a été pro-recteur et professeur de droit canonique de l'université pontificale du Latran à Rome et auteur d'ouvrages sur le sujet.
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Les papes au balcon
Depuis l’invention du cinéma, les images de la première apparition du nouveau pape à la loggia de la basilique Saint-Pierre sont devenues iconiques. Les exégètes de tous poils glosent sans fin sur leur signification pour le pontificat qui s’ouvre. Décryptage avec les derniers papes.
La plupart retiennent des impressions, des tenues ou des gestes, cherchant à détecter dans le moindre signe les orientations du pontificat qui s’ouvre. De fait, à revoir les images et à relire le texte de ces petits discours, on constate que les continuités sont beaucoup plus nettes que les ruptures. Ces messages qui apparaissent spontanés sont en fait assez codifiés. Le propos de Léon XIV, le 8 mai 2025 est nettement le plus construit, le plus spirituel et le plus intellectuel. Il est le seul pape qui a parlé avec des notes en main.
Jean Paul II fait le show
La salutation est le premier élément.
Jean Paul 1er, élu le 26 août 1978, salue la foule uniquement par quelques gestes de la main et par son sourire qui lui vaudra son surnom de 'pape au sourire’, avant de chanter directement d’une voix très émue, la formule en latin de la bénédiction Urbi et Orbi, puis de se retirer.
Moins de deux mois plus tard, Jean Paul II 'fait le show’, le 16 octobre 1978. Karol Wojtyla sait galvaniser la foule à grands coups de bras et s’appuyant sur le rebord du balcon pour se pencher vers les fidèles. 'Sia laudato Gesus Cristo’ (Loué soit Jésus-Christ en italien), puis 'Carissimi fratelli et sorelle’ (très chers frères et sœurs) seront ses premier mots de sa belle voix d’acteur.
Plus de 25 ans plus tard, le 19 avril 2005, Benoît XVI, se fait beaucoup plus sobre dans son expression. Il salue certes la foule des deux bras mais se contente d’un “chers frères et soeurs”.
"Buona sera!"
François, qui apparaît sur le balcon de la basilique le 19 mars 2013, en soutane blanche, sans le camail rouge porté par ses prédécesseurs, salue assez timidement d’une seule main, la foule et se tient un peu en retrait. Sa salutation tranche,il dit simplement: 'Buona Sera’ (bonsoir) puis en terminant son discours par: 'Bonne nuit et bon repos !’
Le 8 mai 2025, Léon XIV est le premier à utiliser la salutation liturgique propre aux évêques: “La paix soit avec vous! (...) À toutes les personnes, où qu’elles soient, à tous les peuples, à toute la terre: la paix soit avec vous.”
Hommage au prédécesseur
L’hommage au prédécesseur est naturellement le deuxième élément du discours. Alors que Jean Paul Ier n’a régné que 33 jours, Jean Paul II explique sans s’attarder: “Nous sommes encore tous attristés depuis la mort du très aimé pape Jean Paul Ier.”
François rend hommage aussi à son prédécesseur démissionnaire: “Et tout d’abord, je voudrais prier pour notre évêque émérite, Benoît XVI. Prions tous ensemble pour lui afin que le Seigneur le bénisse et la Vierge le protège.”
Léon XIV livre un hommage plus appuyé dans une formule plus chaleureuse et plus personnelle: “Nous gardons encore à l’oreille la voix faible mais toujours courageuse du pape François qui bénissait Rome, qui donnait sa bénédiction au monde entier, au matin du jour du Pâques. Permettez-moi de faire suite à cette bénédiction. Dieu nous aime, Dieu vous aime tous, et le mal ne l’emportera pas. Nous sommes tous dans les mains de Dieu.”
Évêque de Rome ou successeur de Pierre?
Le troisième élément développe le choix des cardinaux électeurs.
En tant que premier pape non italien depuis plusieurs siècles, Jean Paul II évoque ses origines: “Les éminentissimes cardinaux ont appelé un nouvel évêque de Rome. Un pape appelé d’un pays lointain. Lointain mais toujours quasi proche par la communion et la tradition chrétienne.”
Benoît XVI, toujours très sobre et précis dans son expression, combine les deux premiers éléments : “Après le grand pape Jean Paul II, Messieurs les cardinaux m'ont élu moi, un simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur.”
François reprend la définition d’évêque de Rome, dans des termes très similaires de ceux de Jean Paul II 35 ans plus tôt: “Vous savez que la tâche du conclave était de donner un évêque à Rome. Il semble bien que mes frères cardinaux soient allés le chercher quasiment au bout du monde… Mais nous sommes là… Je vous remercie pour votre accueil. La communauté diocésaine de Rome a son évêque: merci !”
En contraste, Léon XIV met en avant son rôle de 'successeur de Pierre’: ‘Je veux remercier aussi tous les confrères cardinaux qui m’ont choisi pour être successeur de Pierre et marcher avec vous comme Église unie, cherchant toujours la paix, la justice, cherchant toujours à travailler comme hommes et femmes fidèles à Jésus-Christ, sans peur, pour proclamer l’Évangile, pour être missionnaires.” Une phrase aux accents très 'bergogliens’.
"J’ai eu peur!"
Tous les papes insistent ensuite sur la peur qui les a saisis au moment de l’élection.
Jean Paul Ier s’en explique ouvertement lors de l’angélus du dimanche suivant son élection. Albino Luciani est le premier pape à parler à la première personne, récusant le 'nous’ de majesté qui prévalait jusqu’alors: “Hier matin je me suis rendu à la Sixtine pour voter tranquillement. Jamais je n’aurai soupçonné ce qui allait arriver. À peine le danger s’est-il annoncé pour moi, que les deux collègues, mes voisins, m’ont murmuré des paroles de réconfort. L’un d’eux m’a dit: 'Courage ! Si le Seigneur charge d’un poids, il donne aussi l’aide pour le porter’. L’autre a poursuivi : 'N’ayez pas peur, dans le monde entier, il y a tant de personnes qui prient pour le nouveau pape’. Le moment venu, j’ai accepté.» Trente-trois jours plus tard, le monde constatait avec effroi que le poids était effectivement trop lourd pour lui.
Jean Paul II, pour sa part en appelle à l’obéissance : “J’ai eu peur en recevant cette nomination, mais je l’ai fait en esprit d’obéissance à Notre Seigneur Jésus Christ et de confiance totale en sa mère, la Très Sainte Vierge.”
"Priez pour moi"
Benoît XVI insiste davantage sur l’humilité: “Le fait que le Seigneur sache travailler et agir également avec des instruments insuffisants me console et surtout, je me remets à vos prières, dans la joie du Christ ressuscité, confiant en Son aide constante.”
Si Benoît XVI demande déjà que l’on prie pour lui, François se distingue par son geste de s’incliner pour demander la bénédiction de la foule: “Et maintenant je voudrais donner la bénédiction, mais auparavant, je vous demande une faveur: avant que l’évêque bénisse le peuple, je vous demande de prier le Seigneur afin qu’Il me bénisse: la prière du peuple, demandant la bénédiction pour son évêque. Faisons cette prière en silence de vous tous sur moi.”
La prière de Léon XIV est collective: “Je voudrais prier avec vous, prions ensemble pour cette nouvelle mission, pour toute l’Église, pour la paix dans le monde. Et demandons cette grâce spéciale de Marie, notre mère.”
Un mot personnel
Souvent le pontife ajoute alors quelques mots plus personnels.
“Je ne sais si je peux bien m’expliquer dans votre... dans notre langue italienne. Si je me trompe, vous me corrigerez”, ajoute, le Polonais Karol Wojtyla, écornant effectivement l’italien au passage.
L’intervention de François prend un cours plus programmatique: “Et maintenant, initions ce chemin: l’évêque et le peuple. Ce chemin de l’Église de Rome, qui est celle qui préside toutes les Églises dans la charité. Un chemin de fraternité, d’amour, de confiance entre nous. Prions toujours pour nous: l’un pour l’autre. Prions pour le monde entier afin qu’advienne une grande fraternité.”
Fils de saint Augustin
Léon XIV évoque ici sa famille religieuse: “Je suis un fils de saint Augustin – un augustinien – qui a dit: 'Avec vous je suis chrétien, et pour vous évêque’. En ce sens, nous pouvons tous marcher ensemble vers cette patrie que Dieu nous a préparée.”
Léon XIV est le seul aussi à évoquer un de ses anciens ministères (en espagnol): “Et si vous me le permettez, aussi une parole, un salut à tous et d’une façon particulière à mon cher diocèse de Chiclayo au Pérou, où un peuple fier a accompagné son évêque, a partagé sa foi, et a donné tellement, tellement, pour rester une Église fidèle à Jésus-Christ.” Au risque de vexer les catholiques américains, il ne dit rien en anglais, sa langue maternelle.
Bénédiction Urbi et Orbi en latin
La bénédiction Urbi et Orbi est toujours prononcée ou chanté selon la formule liturgique en latin. François ne revêt qu’à ce moment là 'l’étole des papes’ ornée des figures des deux piliers de l’église saints Pierre et Paul.
La première apparition des papes qui ne dure que quelques minutes s’achève sur une brève conclusion où l’intercession de la Vierge Marie est toujours évoquée: ”Et voilà, je me présente à vous tous, pour confesser notre foi commune, notre espérance, notre confiance en la Mère du Christ et de l’Église, et aussi pour recommencer de nouveau sur cette route de l’histoire et de l’Église, avec l’aide de Dieu, et avec l’aide des hommes”, conclut Jean Paul II.
“Nous allons de l'avant, le Seigneur nous aidera et Marie, Sa Très Sainte Mère, est de notre côté dit Benoît XVI avant de conclure par un simple 'Merci’.
Après avoir fait réciter le Notre Père, le Je Vous Salue Marie et le Gloire au Père, (et il est le seul à le faire) François conclut par: “Priez pour moi et à bientôt! Nous nous reverrons rapidement: demain je veux aller prier la Vierge pour qu’Elle protège Rome tout entière.”
Toujours dans la suite directe du pape François, Léon XIV récite un Ave Maria avec la foule. “Aujourd’hui, au jour de la Supplique à la Vierge de Pompéi, notre mère Marie veut toujours marcher avec nous, être proche de nous, nous aider par son intercession et son amour. Je voudrais prier avec vous, prions ensemble pour cette nouvelle mission, pour toute l’Église, pour la paix dans le monde.” Léon XIV reprend aussi le 'avanti’ de Benoît XVI: “C’est pourquoi, sans peur, unis, main dans la main avec Dieu et entre nous, allons de l’avant.” (cath.ch/mp)
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Deux cent mille personnes à la messe d’inauguration du pontificat
À Rome, 200’000 personnes sont venues assister à la messe d’inauguration du pontificat de Léon XIV indique le Saint-Siège à la fin de la célébration, ce 18 mai 2025. Le pape a promu une Église «signe d’unité» pour «un monde réconcilié»
«Avec crainte et tremblements, je viens à vous comme un frère qui veut se faire le serviteur de votre foi et de votre joie», a déclaré le pape Léon XIV lors de la messe d’ouverture de son pontificat, célébrée le 18 mai 2025 sur la place Saint-Pierre, sous le soleil. Durant cette liturgie, le nouvel évêque de Rome a notamment reçu le pallium et l’anneau du pêcheur, symboles de sa nouvelle responsabilité de successeur de Pierre. Avec solennité et gravité, et avec une émotion palpable, le nouveau pape a présidé cette messe concélébrée par environ 200 cardinaux et 750 évêques et prêtres. Des représentants politiques de plus de 150 pays ont également assisté à cette célébration.
Heureux de pouvoir accompagner le pape
Dès les premières lueurs du jour, la place Saint-Pierre s’est remplie d’une dense foule de fidèles venus saluer leur nouveau pape. Originaires de tous les continents, des religieuses, prêtres et laïcs de tous âges, arborant fièrement leurs drapeaux nationaux, ont patienté sous un soleil éclatant pendant plusieurs heures. Certains ne sont pas parvenus à gagner la place et ont dû se résoudre à suivre la messe depuis les artères attenantes, notamment la Via della Conciliazione.
Dans l’assemblée se trouvaient de nombreux participants de pèlerinages diocésains organisés à l’occasion de l’Année sainte, mais aussi des représentants de confréries, ces organisations de laïcs très présentes dans le sud de l’Europe. Fabrizio, un représentant de la «Vénérable archiconfraternité des Saints Ambroise et Charles de la nation lombarde à Rome», expliquait que son organisation a participé à l’accueil de nombreux confrères et consœurs venant de divers pays ces derniers jours. «Nous sommes heureux de pouvoir accompagner le pape Léon à l’occasion de cette inauguration historique, c’est une grande chance», confiait-il.
Peu après 9h, Léon XIV est finalement apparu sur la place à bord d’une papamobile, provoquant une grande liesse dans la foule. Bénissant des enfants, saluant ceux qui l’acclamaient, le pontife a vécu son premier bain de foule, durant une vingtaine de minutes. Il est également entré en territoire italien pour effectuer un aller-retour sur la Via della Conciliazione, avant de regagner la basilique.
Plus de 150 pays représentés
Les chefs d’États et responsables politiques se sont installés sur le parvis de la basilique pendant l’heure précédant le début de la messe. Comme de coutume, l’Italie était massivement représentée, notamment par le président de la République Sergio Mattarella et la présidente du Conseil Giorgia Meloni, mais aussi par les anciens chefs du gouvernement Matteo Renzi, Paolo Gentiloni ou encore Enrico Letta.
Les États-Unis, pays natal du pape, étaient représentés par le vice-président J.D. Vance et par le secrétaire d’État Marco Rubio, qui s’est adonné à quelques selfies avec d’autres officiels présents sur le parvis. Le Pérou, pays dont le pape a obtenu la nationalité en 2015 afin de pouvoir exercer sa charge d’évêque de Chiclayo en vertu du Concordat local qui réserve l’épiscopat aux seuls ressortissants péruviens, était représenté par la présidente Dina Boluarte et les principales autorités civiles et militaires du pays andin.
Tout comme lors des obsèques du pape François, l’arrivée du président ukrainien Volodymyr Zelensky a été particulièrement remarquée. Le président israélien Isaac Herzog, dont la présence pourrait marquer un rapprochement entre Israël et le Saint-Siège et poser un jalon en vue d’un potentiel voyage du pape en Terre sainte, était assis devant le Premier ministre français François Bayrou. L’Arabie saoudite et le Vietnam, pays qui n’entretiennent pas encore de relations diplomatiques officielles avec le Saint-Siège, avaient envoyé des représentants.
Une liturgie conduite avec gravité et émotion
C’est au son des trompettes et de l’hymne “Christus vincit, Christus regnat” que le nouveau pape est descendu sous l’autel de la Confession, situé à l’intérieur de la basilique. Comme c’est la tradition pour chaque ouverture de pontificat, Léon XIV a prié sur l’emplacement du tombeau de l’apôtre Pierre, entouré par les archevêques majeurs et patriarches orientaux en communion avec Rome. Précédé par les cardinaux et patriarches, le pape est ensuite sorti en procession vers le parvis, au rythme de la litanie des saints, pour y célébrer la messe devant plus de 100’000 fidèles.
Le pape de 69 ans, souriant au début de la messe, a présidé la suite de cette liturgie avec sérénité et concentration. Après la proclamation de l’Évangile en latin puis en grec, il a reçu le pallium et l’anneau du pêcheur, insignes de sa charge comme successeur de Pierre.
L’émotion du pape
C’est finalement le cardinal italien Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie – et non le cardinal français Dominique Mamberti comme précédemment annoncé -, qui a remis au pape le pallium, cette écharpe de laine faisant référence au pasteur veillant sur ses brebis. Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, a ensuite prononcé une prière de bénédiction au nom des cardinaux-prêtres, avant que le cardinal philippin Luis Antonio Tagle ne lui remette l’anneau du pêcheur, sous les applaudissements de la foule.
Il a ensuite reçu le salut personnel de douze «représentants du peuple de Dieu», parmi lesquels deux couples et trois cardinaux, venus lui manifester leur promesse d’obéissance. Le pape, qui a échangé quelques mots avec chacun, a montré un visage très ému, tout comme lors de sa première apparition à la loggia de la basilique Saint-Pierre le 8 mai.
«choisi sans aucun mérite»
Dans son homélie, sobre et prononcée en italien, le pape est revenu sur «le moment particulièrement intense» vécu par les cardinaux et sur l’expérience récente du conclave. «Issus d’histoires et de parcours différents, nous avons remis entre les mains de Dieu le désir d’élire le nouveau successeur de Pierre, l’évêque de Rome, un pasteur capable de garder le riche héritage de la foi chrétienne et, en même temps, de jeter son regard au loin pour répondre aux questions, aux inquiétudes et aux défis d’aujourd’hui», a déclaré celui qui était encore, jusqu’au 8 mai dernier, le cardinal Robert Francis Prevost.
«Accompagnés par votre prière, nous avons senti l’action de l’Esprit Saint qui a su accorder les différents instruments de musique en faisant vibrer les cordes de nos cœurs en une mélodie unique», a déclaré le nouveau pape, confiant avoir été «choisi sans aucun mérite».
«Avec crainte et tremblements, je viens à vous comme un frère qui veut se faire le serviteur de votre foi et de votre joie, en marchant avec vous sur le chemin, de l’amour de Dieu, qui veut que nous soyons tous unis en une seule famille», a déclaré Léon XIV sous les applaudissements. Il a articulé son homélie autour des deux dimensions de la mission confiée à Pierre par Jésus «Amour et Unité».
Le désir d’une Église unie
Il a assuré que la charité devait orienter le service du successeur de Pierre. «Il ne s’agit jamais d’emprisonner les autres par la domination, la propagande religieuse ou les moyens du pouvoir, mais toujours et uniquement d’aimer comme Jésus l’a fait», a-t-il martelé. Il a dit son désir de voir «une Église unie, signe d’unité et de communion, qui devienne ferment pour un monde réconcilié».
«À notre époque, nous voyons encore trop de discorde, trop de blessures causées par la haine, la violence, les préjugés, la peur de l’autre, par un paradigme économique qui exploite les ressources de la Terre et marginalise les plus pauvres», a regretté le pontife américano-péruvien, avec des accents proches de ceux développés par le pape François durant ses douze années de pontificat.
L’heure de l’amour
Il a indiqué vouloir témoigner de la «proposition d’amour» du Christ «avec les Églises chrétiennes sœurs, avec ceux qui suivent d’autres chemins religieux, avec ceux qui cultivent l’inquiétude de la recherche de Dieu, avec toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté, pour construire un monde nouveau où règne la paix».
«Frères et sœurs, c’est l’heure de l’amour», a martelé Léon XIV. «Ensemble, comme un seul peuple, comme des frères, marchons vers Dieu et aimons-nous les uns les autres», a–t-il exhorté. (cath.ch/imedia/cv/rz)
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