La religieuse kenyane de la congrégation des Sœurs de l'Annonciation de Nazareth (NSA), soupçonnée du meurtre d’une consoeur et placé en garde à vue depuis le 14 octobre 2025 a été libérée le 28 octobre, après avoir été blanchie de tout soupçon.
Le religieuse était considérée comme la principale suspecte dans la mort d’une de ses consoeurs, dont le corps sans vie a été retrouvé allongé sur le dos, avec du sang qui coulait de sa tête, le 12 octobre.
Le rapport indique que l'enquête a révélé que la religieuse tuée était décédée des suites de graves blessures à la tête causées par un objet contondant, qui ont entraîné une hémorragie cérébrale mortelle. Elle souffrait également d'une fracture du cou et de blessures aux mains et aux jambes, ce qui indique qu'elle a été ligotée et torturée avant d'être assassinée. Selon la police, la défunte aurait été attirée hors de sa résidence au foyer pour enfants de Nkabune, avant d'être assassinée et son corps ramené ensuite dans les locaux.
L’enquête approfondie de la police a conclu que les preuves de l’implication de la suspecte n’étaient pas suffisantes pour la lier au meurtre de sa consoeur. «Toutes les investigations pour homicide, analyses du téléphone portable de la victime et tous les témoignages recueillis convergent sur l’innocence de la religieuse», a déclaré au tribunal, l’officier de police judiciaire en charge de l’enquête. Confirmant ainsi indirectement les propos de la religieuse suspectée qui avait déclaré à la police, que sa consœur était décédée pendant qu’elle la conduisait à l’hôpital.
La juge du tribunal de Meru, qui avait mis la religieuse en garde à vue aussi pour la protéger de la vindicte populaire, a ordonné sa remise en liberté et l’a blanchie de tout soupçon.
Pour l’heure, on ne dispose pas d’informations sur le ou les véritables assassins de la religieuse. (cath.ch/ibc/mp)