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    "J'espère aller en Algérie", confie le pape de retour du Liban

    Destinations de prochains voyages, regard sur l’islam dans les sociétés occidentales, bras de fer entre Venezuela et États-Unis, diplomatie vaticane, situation de l’Église allemande… Dans l’avion qui le ramenait de Beyrouth à Rome le 2 décembre 2025, Léon XIV a répondu pendant près d’une demi-heure aux questions des 82 journalistes présents à bord.

    Un voyage probable en Afrique et sans doute en Amérique latine

    «J’espère aller en Algérie», a déclaré le pape en parlant d’un voyage en Afrique «qui pourrait être le prochain». Il s’agirait d’un déplacement «pour visiter les lieux de la vie de saint Augustin», a expliqué l’ancien supérieur de l’Ordre de Saint-Augustin, très attaché à la figure de ce «père de l’Église» du Ve siècle. Le pape considère que l’ancien évêque d’Hippone «aide beaucoup en tant que pont parce qu’en Algérie, il est très respecté comme fils de la patrie».

    «Évidemment, j’aimerais beaucoup visiter l’Amérique latine, l’Argentine, l’Uruguay, qui attendent une visite du pape»

    Ce serait la première fois qu’un pape se rendrait dans ce pays du Maghreb. Léon XIV a confié qu’il souhaitait y «poursuivre le discours sur la construction de ponts entre les mondes chrétiens et musulmans». Lors de son séjour en Turquie, le pape s’est rendu dans la Mosquée bleue d’Istanbul «dans un esprit de recueillement et d’écoute», avec «un profond respect» pour les fidèles, avait précisé le Saint-Siège.

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    Le pape a visité la Mosquée Bleue (ou mosquée du Sultan Ahmet) | © Vatcian Media

    Léon XIV s’est aussi confié sur son désir de voyager en Amérique du Sud. «Évidemment, j’aimerais beaucoup visiter l’Amérique latine, l’Argentine, l’Uruguay, qui attendent une visite du pape», a-t-il précisé, alors que son prédécesseur François, originaire d’Argentine, n’était jamais retourné dans son pays une fois élu pape, en mars 2013. «Je pense que le Pérou me recevrait volontiers aussi», a souri celui qui a passé quinze années de sa vie dans ce pays en tant que missionnaire puis évêque. «Si je vais au Pérou, il y a beaucoup de pays voisins» qui pourraient être visités, a-t-il laissé entendre, en précisant que le projet n’était pas encore défini. Un tel voyage pourrait se faire en «2026 ou 2027», a-t-il estimé.

    Islam: «nous devrions être moins effrayés»

    Interrogé sur le fait que certains catholiques en Europe considèrent l’islam comme une menace pour l’identité chrétienne de l’Occident, le pape a reconnu qu’il y a «souvent des peurs» qui sont générées par des personnes «opposées à l’immigration». Mais il a expliqué que «ce voyage en Turquie et au Liban avait précisément pour objectif de transformer les expressions de tension en possibilité de dialogue et d’amitié entre chrétiens et musulmans, autant que possible».

    Le pape Léon XIV en Turquie: comment vit la communauté catholique à Istanbul?

    21/11/2025

    Le pape Léon XIV en Turquie: comment vit la communauté catholique à Istanbul?

    Le pape Léon XIV s’est envolé le 27 novembre 2025 pour son premier voyage à l’étranger depuis son élection le 8 mai. En Turquie, il commémorera avec d’autres responsables chrétiens le Concile de Nicée qui a défini en l’an 325 les fondements de la foi chrétienne. Au Liban, il viendra soutenir un pays...

    «Je crois que l’une des plus grandes leçons que le Liban peut enseigner au monde est précisément de montrer un pays où l’islam et le christianisme sont tous les deux présents et sont respectés», a assuré Léon XIV. Il s’est dit marqué par les témoignages reçus ces deux derniers jours concernant des «gens qui s’entraident, chrétiens avec musulmans», par exemple, lorsqu’ils sont confrontés à la destruction de leurs villages à cause de la guerre. Cela montre qu’il est possible de «parler ensemble, travailler ensemble». «C’est important que nous entendions cela en Europe ou en Amérique du Nord, et peut-être que nous devrions être moins effrayés et au contraire rechercher des voix pour promouvoir un dialogue authentique et le respect», a insisté le pontife.

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    Léon XIV est devenu le premier pape à se rendre sur la tombe du saint Charbel Makhlouf au monastère de saint Maroun | © Vatican Media

    Sur ses relations avec Trump pour aider le Liban

    Interrogé par un journaliste libanais pour savoir s’il allait utiliser sa relation avec Donald Trump pour stopper les attaques d’Israël contre le pays du Cèdre, le pape a confié avoir «déjà commencé» – et «à petite échelle» – des «conversations avec des dirigeants» concernant la paix au Liban. «J’ai l’intention de continuer de le faire, personnellement ou à travers le Saint Siège», a-t-il ajouté.

    "Le travail du Saint-Siège n’est pas une chose publique que nous annonçons dans les rues. Il est plutôt en coulisse»

    À un autre journaliste qui l’interrogeait sur sa rencontre avec un responsable chiite ou sur l’appel du Hezbollah au pape pour qu’il soutienne le Liban, le pape a confirmé avoir eu «des rencontres personnelles pendant ce voyage avec des représentants de différents groupes». Sans jamais citer le nom des dirigeants, il a confié qu’il s’agissait de personnes ou de groupes ayant «quelque chose à voir avec les conflits en cours, internes ou internationaux». Avec prudence, il a souligné que le travail du Saint-Siège «n’est pas une chose publique que nous annonçons dans les rues». «Il est plutôt en coulisse», a-t-il précisé.

    Le pontife a expliqué avoir bien vu le message du Hezbollah, cette milice chiite libanaise soutenue par l’Iran et qu’Israël entend désarmer. «Il y a de la part de l’Église la proposition de laisser les armes et de chercher le dialogue», a-t-il brièvement commenté, sans vouloir en dire plus.

    Au Liban, beaucoup s’inquiètent d’une reprise de la guerre au sud Liban au lendemain de la visite du pape. Cette nuit, un drone israélien a frappé une maison dans le sud du pays.

    Ukraine: soutien à l’Europe et à l’Italie de Meloni

    Au sujet du conflit en Ukraine, le pape Léon XIV est revenu sur les négociations menées par Donald Trump sans l’Europe, jugeant que la participation de cette dernière était «importante». Il a jugé que l’Italie de Giorgia Meloni (sans la citer) pouvait jouer un rôle sur ce point, soulignant la capacité de la Botte à être un «intermédiaire» entre les parties. Il a aussi réaffirmé la disponibilité du Saint-Siège pour proposer une médiation en vue de trouver «une juste paix», et appelé une nouvelle fois à un cessez-le-feu.

    Sur la situation au Venezuela

    Interrogé sur la situation au Venezuela et sur l’ultimatum lancé par le président Donald Trump au président Nicolas Maduro pour qu’il quitte le pouvoir, Léon XIV a expliqué chercher avec les évêques du pays et le nonce apostolique sur place «des moyens de calmer la situation». Il s’agit de «chercher surtout le bien du peuple parce que, souvent, celui qui souffre dans ces situations, c’est le peuple, pas les autorités», a-t-il souligné.

    Le pape n’a fait ensuite que mentionner les rumeurs existantes quant à des conversations entre les présidents américain et vénézuélien, ou bien celles concernant une possible «opération» pour «envahir le territoire du Venezuela». «Je n’en sais pas plus», a-t-il reconnu. «Mais à nouveau je pense qu’il vaut mieux chercher des modes de dialogue, peut-être y compris des pressions économiques», a-t-il déclaré.

    Église en Allemagne: éviter la “rupture”

    Le pontife a été interrogé sur sa perception du chemin synodal allemand (Synodale Weg), un processus interne à l’Église catholique en Allemagne. Portant des propositions particulièrement réformistes – diaconat féminin, bénédictions rituelles pour les couples homosexuels –, il a suscité des tensions avec Rome pendant les dernières années du pontificat du pape François. Son successeur a estimé qu’en Allemagne, il y avait de la place pour de «l’inculturation» – l’idée que l’Église peut intégrer des aspects d’une culture locale – sans que cela ne signifie «une rupture ou une fracture» avec l’Église universelle.

    Léon XIV, qui a récemment reçu une opposante au chemin synodal allemand, a néanmoins estimé que «beaucoup de catholiques en Allemagne pensent que certains aspects du 'Synodale Weg’ […] ne représentent pas leur propre espérance pour l’Église». Il a demandé que «la voix de ceux qui sont puissants n’étouffe pas [celle] de ceux qui sont également nombreux, mais qui n’ont pas de lieu où s’exprimer».

    Le pape a ensuite fait écho à la récente réunion entre des responsables du Saint-Siège et de l’Église en Allemagne, qui s’est tenue le 12 novembre. Celle-ci portait notamment sur la création d’un nouvel organisme ecclésial appelé «conférence synodale», qui a suscité de vives critiques de la part de Rome ces dernières années. Le pape a expliqué que le but de cette rencontre était de «s’assurer que le Synodale Weg allemand ne rompe pas avec ce qui doit être considéré comme le chemin de l’Église universelle» et a estimé que ces échanges aboutissent à « des ajustements des deux côtés».

    Comprendre qui est Robert Francis Prevost

    «Il y a un an ou deux, moi aussi j’ai pensé à partir à la retraite un jour», a plaisanté le pape en s’adressant à une journaliste américaine qui réalisait son dernier voyage papal. Évoquant le conclave qui l’a élu – à la surprise de beaucoup – le 8 mai dernier, il a assuré respecter «strictement le secret». Avant de confier toutefois: «Je me suis résigné quand j’ai vu comment les choses tournaient et que […] ça pouvait devenir une réalité. J’ai pris une profonde respiration et je me suis dit: Seigneur, on y va, c’est toi qui me guides». Le pape a affirmé croire «profondément» que tout est «entre les mains de Dieu».

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    «Je me suis résigné quand j’ai vu comment les choses tournaient et que (…) ça pouvait devenir une réalité [son élection]." | © Vatican Media

    À la question personnelle de savoir «quel livre il faut lire pour comprendre qui est [Robert Francis] Prevost», le pontife a cité La pratique de la présence de Dieu écrit par frère Laurent de la Résurrection (né Nicolas Herman), carme français du XVIIᵉ siècle. «C’est ma spiritualité depuis des années», a-t-il glissé à propos de cet ouvrage qui décrit une façon de «donner simplement sa vie à Dieu en le laissant nous guider». «J’ai confiance en Dieu et je partage ce message avec tous», a-t-il ajouté en se remémorant les «défis» rencontrés dans sa vie, «ayant vécu au Pérou pendant des années de terrorisme, ayant été appelé au sacerdoce dans des endroits où je ne pensais jamais être appelé».

    Alors que la presse scrute ses premiers pas depuis près de sept mois, le pape s’est amusé de la manière des journalistes «d’interpréter» son visage, convenant qu’il était «très expressif». «J’ai des supers idées grâce à vous tous car vous pensez que vous pouvez lire mon esprit et mon visage alors que vous n’avez pas toujours raison», a-t-il taclé sur un ton bon enfant.

    Le sens de sa devise papale dans un monde individualiste

    Sur le choix de sa devise papale – In Illo Uno Unum (En celui qui est un, soyons un) –, le pontife américain a estimé que l’Église catholique était appelée à livrer le message «très important» de la haute valeur de «l’unité, l’amitié, [des] relations humaines, de la communion». Il a diagnostiqué en effet une société «très individualiste», où les relations personnelles «sont souvent très isolées» à travers les ordinateurs ou les smartphones – un état de fait aggravé par l’expérience de la pandémie, a laissé entendre le pape.

    Le pape a précisé que l’appel de sa devise n’était pas «seulement pour les chrétiens». Et de marteler son souci de «promouvoir l’unité authentique, la compréhension, le respect et les relations humaines de l’amitié et du dialogue dans le monde», laissant de côté «les armes de la guerre, […] la haine». (cath.ch/imedia/bh)

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