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    polyphonie

    Giovanni da Palestrina, maître de polyphonie sacrée au Vatican du 16e siècle

    C'est «l’un des musiciens ayant le plus contribué à la promotion de la musique sacrée», a déclaré Léon XIV, le 18 juin 2025, lors d’une cérémonie organisée à l’occasion du 500e anniversaire de la naissance du compositeur Giovanni Pierluigi da Palestrina, ancien maître de chœur du Vatican.

    Le pontife a mis en avant la place de la tradition polyphonique romaine, particulièrement florissante aux 16e et 17e siècles, mais qui reste encore aujourd’hui un «point de référence» selon lui.

    L'événement a été promu par la Fondation Domenico Bartolucci, un cardinal qui fut à la tête du chœur de la chapelle Sixtine de 1956 à 1997. Ce dernier joua un rôle important dans la préservation du patrimoine de musique sacrée de l’Église catholique après la réforme liturgique du concile Vatican II, en mettant en valeur non seulement le chant grégorien, mais aussi la polyphonie, notamment celle de Palestrina, dont il était un expert reconnu.

    Ce que la liturgie doit à la tradition polyphonique romaine

    Après avoir écouté le chœur de la fondation interpréter un extrait de la Missa Papae Marcelli, le pape a prononcé un bref discours dans lequel il a rendu hommage à Palestrina. Il a souligné combien ses créations, «solennelles et austères, inspirées du chant grégorien, associent étroitement musique et liturgie», faisant le lien entre la réforme liturgique de Pie X au début du 20e siècle et celle mise en place par le concile Vatican II dans la constitution Sacrosanctum Concilium.

    Léon XIV a aussi noté que la polyphonie, forme musicale dans laquelle Palestrina a excellé, est «chargée de sens pour la prière et la vie chrétienne», exprimant «l’unité dans la diversité» de l’Église. Il a souligné comment, en s’inspirant du texte sacré, elle «harmonise le tout grâce à l’habileté avec laquelle le compositeur développe et entrelace les mélodies, en respectant les règles du contrepoint, en les faisant se faire écho les unes aux autres, parfois même en créant des dissonances, qui trouvent ensuite leur résolution dans de nouveaux accords».

    Mettant en avant «l’immense patrimoine artistique et spirituel» produit par la tradition polyphonique romaine, le pape a rappelé qu’elle restait aujourd’hui «un point de référence». Il a souligné sa compatibilité avec la réforme liturgique de Vatican II, en ce qu’elle encourage une «profonde implication de la voix, de l’esprit et du cœur».

    Le Saint-Siège, à l’occasion du 500e anniversaire de la naissance du compositeur Giovanni da Palestrina, a émis un timbre que Léon XIV a solennellement signé. Un album anniversaire, enregistré par le chœur de la fondation Domenico Bartolucci, a également été offert à Léon XIV par le cardinal Dominique Mamberti, président honoraire de la fondation.

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    Signature par Léon XIV du timbre émis par le Saint-Siège à l’occasion du 500e anniversaire de la naissance de Giovanni da Palestrina | © Vatican media

    Le compositeur du Tu es Petrus

    Natif de la ville de Palestrina, au sud de Rome, dont il a pris le nom, Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525-1594) est formé comme chantre à la basilique Sainte-Marie-Majeure. En 1551, il devient le maître de chœur d’une des chapelles de la basilique Saint-Pierre, bénéficiant de l’élection, deux ans auparavant, de l’évêque de sa ville d’origine, couronné sous le nom de Jules III. C’est à cette époque, dans un contexte marqué par la Contre-Réforme, que commence véritablement sa carrière de compositeur. Palestrina reste en poste sous le très bref pontificat de Marcel II (en 1555), mais est congédié la même année par Paul IV pour avoir contracté un mariage – ce qu’interdisait alors le règlement du chœur auquel il appartenait.

    Palestrina devient alors maître de chapelle dans la basilique romaine de Saint-Jean-de-Latran, puis, en 1561, de celle de Sainte-Marie-Majeure, avant de diriger le chœur du Séminaire romain, puis de reprendre son poste à la basilique Saint-Pierre en 1571. Dans les dernières années de sa vie, il connaît un réel succès. Il est enterré dans la basilique vaticane.

    Auteur de près de 650 œuvres, dont une centaine de messes et près de 250 motets, mais aussi de nombreux madrigaux, il est célèbre pour son Tu es Petrus, messe régulièrement interprétée au Vatican lors des grandes célébrations papales. (cath.ch/imedia/cd/lb)

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