En la fête du «Corps et du Sang du Christ», le pape Léon XIV a invité les fidèles, lors de l'angélus, à apporter la paix à travers «le partage et la charité». Une procession eucharistique d'un kilomètre aura lieu en fin d’après-midi, entre les basiliques Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Marie-Majeure, conformément à une antique tradition.
«Nous nous mettrons en marche, en portant le Saint-Sacrement à travers les rues de notre ville. Nous chanterons, nous prierons et enfin, nous nous rassemblerons devant la basilique Sainte-Marie-Majeure pour implorer la bénédiction du Seigneur sur nos maisons, nos familles et toute l’humanité», a expliqué le nouveau pape aux dizaines de milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre pour l'angélus.
Léon XIV a souhaité que cette célébration soit «un signe lumineux de notre engagement à être chaque jour, à partir de l’Autel et du Tabernacle, porteurs de communion et de paix les uns pour les autres, dans le partage et la charité».
La Fête-Dieu trouve ses racines au XIIIᵉ siècle à Liège en Belgique. En 1246, la religieuse Julienne de Cornillon affirme avoir reçu des visions mystiques lui demandant une fête commémorant le Saint-Sacrement, c’est-à-dire l’hostie et le vin consacrés pendant la messe. Selon la foi catholique, Jésus est présent dans ce Saint-Sacrement, comme il l’a signifié lors de son dernier repas avec ses apôtres raconté dans les Évangiles. Ses paroles «voici mon corps», «voici mon sang» sont reprises par le prêtre pendant la consécration.
La date de la Fête-Dieu est fixée au jeudi qui suit la fête de la Sainte-Trinité, soixante jours après Pâques. Mais dans de nombreux pays, la célébration est reportée au dimanche suivant. (En Suisse, elle continue à être célébrée le jeudi et l'a donc été le 19 juin 2025: ndlr ) À Rome, la procession à laquelle participe le pape est très suivie par les habitants.
Le miracle de la multiplication des pains
Dans sa catéchèse, le pape Léon XIV a aussi commenté l’Évangile de ce dimanche qui raconte le miracle de la multiplication des pains par Jésus. «Pour nourrir les milliers de personnes venues l’écouter et demander la guérison, Jésus invite les Apôtres à lui présenter le peu qu’ils ont, bénit les pains et les poissons et leur ordonne de les distribuer à tous. Le résultat est surprenant: non seulement chacun reçoit suffisamment à manger, mais il en reste en abondance», a insisté le pape.
Pour lui, le miracle est un «signe» qui rappelle que «les dons de Dieu, même les plus petits, augmentent d’autant plus qu’ils sont partagés». Il a fait remarquer que le don d’un cadeau, «même petit», rend heureux. «Malgré sa simplicité, ce cadeau nous unit encore plus à ceux que nous aimons», a-t-il insisté. «Eh bien, dans l’Eucharistie, entre nous et Dieu, c’est précisément ce qui se passe: le Seigneur accueille, sanctifie et bénit le pain et le vin que nous déposons sur l’autel, avec l’offrande de notre vie, et les transforme en Corps et en Sang du Christ, Sacrifice d’amour pour le salut du monde», a-t-il expliqué. (cath.ch/imedia/hl/lb)