Avant d’entamer la prière de l’Angélus du 22 février 2026, Léon XIV a mis en garde contre les «voies de satisfaction» faciles proposées par Satan. Elles ne sont que de «piètres substituts à la joie pour laquelle nous sommes faits», a-t-il prévenu en ce premier dimanche de Carême.
Jésus «ressent le poids de son humanité» au désert, a expliqué le pape en commentant l’évangile du jour où le Christ est tenté par Satan. «Il éprouve la même fatigue que nous ressentons tous sur notre chemin et, en résistant au démon, il nous montre comment vaincre les ruses et les pièges», a-t-il souligné devant la place Saint-Pierre baignée de soleil.
Le Carême est «un chemin exigeant», a reconnu le pontife, soulignant le risque de se décourager ou de se «laisser séduire par des voies de satisfaction moins fatigantes, comme la richesse, la renommée et le pouvoir». Ce ne sont que de «piètres substituts à la joie pour laquelle nous sommes faits», a-t-il mis en garde.
Le rôle de la pénitence
Pour surmonter ces tentations, Léon XIV a conseillé de ne pas craindre de faire pénitence. Dans la tradition chrétienne, cette démarche de repentir est souvent associée d’actes de privation. «Tout en nous rendant conscients de nos limites, la pénitence nous donne la force de les surmonter», a déclaré le successeur de Pierre.
Le pontife a donc conseillé de pratiquer la pénitence «généreusement, avec la prière et les œuvres de miséricorde». Il a également conseillé de «faire la place au silence en faisant taire un peu les télévisions, les radios, les smartphones».
Le pape a aussi exhorté les milliers de fidèles présents à se mettre au service des plus faibles: «Consacrons du temps à ceux qui sont seuls, en particulier aux personnes âgées, aux pauvres, aux malades.» Avant d’entamer la prière mariale, il a exhorté à renoncer «au superflu» et à partager «ce que nous économisons avec ceux qui manquent du nécessaire».
Appel pour la paix en Ukraine
Après la prière de l’Angélus, Léon XIV a lancé un appel à la paix en Ukraine: «Je renouvelle avec force mon appel: que les armes se taisent».
«Mon cœur est toujours tourné vers la situation dramatique qui se trouve sous nos yeux», a confié Léon XIV à propos de cette guerre commencée il y a quatre ans, le 24 février 2022. «Combien de victimes, combien de vies et de familles brisées, combien de destructions, combien de souffrances indicibles?» s’est interrogé le successeur de Pierre.
«Chaque guerre est une blessure infligée à toute la famille humaine», a déclaré encore pape, rappelant qu’elle laissait derrière elle une traînée de douleur qui marque des générations». «La paix ne peut pas être remise à plus tard, a-t-il insisté. […] C’est un besoin urgent qui doit trouver sa place dans les cœurs et se traduire par des décisions responsables.»
Le pontife américano-péruvien a appelé à se joindre à sa prière pour le «peuple ukrainien torturé» et pour tous ceux qui souffrent des conflits dans le monde. Il a achevé cet appel en espérant que le «don tant attendu de la paix puisse briller de nos jours». (cath.ch/imedia/cz/lb)