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    Être humain à l’ère de l’IA: la nouvelle interpellation de Léon XIV

    Léon XIV a de nouveau exprimé sa préoccupation pour le développement des enfants et des jeunes dans un monde submergé par l’Intelligence artificielle (IA). II recevait, le 5 décembre 2025, les participants à une conférence portant sur ce thème.

    Léon XIV a reçu quelque 70 universitaires et professionnels de la finance, de l’industrie et de l’éducation, qui participaient à un événement organisé par la fondation Centesimus Annus Pro Pontifice – organisme qui promeut la doctrine sociale de l’Église – et l’Alliance stratégique des Universités de recherche catholiques (SACRU).

    Quel impact sur le développement de l’enfant?

    Face à l’avènement de l’intelligence artificielle, le pontife a invité à se pencher sur une question «fondamentale»: «Qu’est-ce qu’être humain dans ce moment de l’histoire?». Car «reconnaître et sauvegarder ce qui caractérise la personne humaine […] est essentiel pour établir un cadre adéquat de gestion des conséquences de l’IA.»

    Le pape américain, qui est intervenu à de multiples reprises sur le sujet de l’IA depuis son élection, a demandé de réfléchir particulièrement «à la liberté et à la vie intérieure de nos enfants et de nos jeunes», et à «l’impact possible de la technologie sur leur développement intellectuel et neurologique». Et de mettre en garde: la capacité d’accéder à des «quantités immenses» de données «ne doit pas être confondue avec la capacité d’en tirer un sens et une valeur».

    Utiliser sa propre intelligence

    Afin que les êtres humains ne deviennent pas «de simples consommateurs passifs de contenus générés par la technologie artificielle», le 267e pape a recommandé d’enseigner aux jeunes «à utiliser ces outils avec leur propre intelligence». Il s’agit de promouvoir la «capacité à réfléchir, à choisir librement, à aimer sans condition et à entrer en relation authentique avec les autres».

    Léon XIV a aussi noté que la confiance dans la capacité humaine à «orienter» le développement de l’IA est aujourd’hui «de plus en plus fragilisée par l’idée paralysante selon laquelle leur développement suivrait une trajectoire inévitable». Sans céder à ce sentiment de fatalité, le pape a appelé une action concertée impliquant la politique, les institutions, les entreprises, la finance, l’éducation, la communication, les citoyens et les communautés religieuses.

    Le risque de manipulation

    Dans son discours, le pontife a incité à de ne pas laisser le domaine de la technologie «concentré entre les mains de quelques-uns». «Comme vous le savez sûrement, la ressource la plus prisée aujourd’hui sur les marchés concerne précisément le domaine de l’IA», a-t-il alors glissé en sortant de ses notes.

    Depuis son élection, le 8 mai dernier, le pape Léon XIV a parlé à de nombreuses reprises de l’IA et des nouvelles technologies. Le 13 novembre encore, il exhortait dans un discours à protéger les enfants des risques de «manipulation» par les algorithmes. Le 10 novembre, il se préoccupait du «potentiel destructeur de la technologie» si celle-ci est influencée par des  idéologies antihumaines, dans un message à un Congrès international organisé à Rome. Le 6 novembre, il invitait à mettre la technologie au service de l’évangélisation et du développement intégral de chaque personne.

    Le pape de la révolution numérique?

    À la mi-septembre, le pape demandait aux théologiens de travailler sur l’IA afin de «donner des réponses avisées aux défis numériques». En juillet, à l’occasion du sommet «L’IA au service du bien» organisé à Genève, il exhortait à une «clarté éthique» dans la régulation de l’intelligence artificielle. Un mois plus tôt, il s’inquiétait déjà des conséquences de l’IA chez les enfants, dans un message à l’occasion d’une conférence sur le sujet au Vatican.

    Quelques heures après l’élection de Léon XIV, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, avait prévenu que le nom du nouveau pape était une référence aux transformations des conditions du travail «à l’époque de l’intelligence artificielle». Le cardinal Prevost a en effet choisi de marcher sur les traces du pape Léon XIII, auteur de la première encyclique sociale Rerum novarum (1891), qui a précisé la pensée de l’Église face aux conséquences de la révolution industrielle. (cath.ch/imedia/ak/rz)

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