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    "Espère": les souvenirs mélancoliques d'un pape âgé

    «Une autobiographie n’est pas une affaire privée, mais plutôt un sac de voyage», confie le pape François dans sa nouvelle autobiographie, Espère (Albin Michel), publiée le 15 janvier 2025. Dans ce récit sans grandes révélations, mais riche en anecdotes aux accents mélancoliques, le pontife de 88 ans retourne aux origines de sa longue vie et propose un nouvel éclairage sur son pontificat.

    Ces dernières semaines, des bonnes feuilles de cet ouvrage de 400 pages ont été publiées par des médias italiens et américains. Le pape y raconte notamment avoir évité une tentative d’assassinat lors d’un voyage en Irak en 2021, ou encore la façon dont sa famille avait providentiellement échappé au naufrage du Principessa Mafalda en 1927.

    Annoncée depuis plusieurs mois, cette autobiographie à quatre mains, écrite avec le journaliste piémontais Carlo Musso, est la deuxième du genre, après Life, mon histoire dans l’Histoire, publiée en mars 2024 et écrite avec le journaliste Fabio Marchese Ragona. Avec Espère, le pontife, qui a célébré ses 88 ans le 17 décembre dernier, enchaîne les ouvrages retraçant son passé. Il a aussi accepté de publier Le successeur, un livre-entretien sur sa relation avec Benoît XVI accordé au vaticaniste espagnol Javier Martinez-Brocal et paru en avril.

    Un récit plus intime

    Malgré quelques redondances avec les deux précédents volumes, Espère est un récit plus intime de la vie de Jorge Mario Bergoglio. Plus de la moitié du volume est ainsi consacrée à la destinée de ses parents et grands-parents italiens, puis à la jeunesse du futur pape à Buenos Aires.

    Dans son récit, le pape assume une certaine «mélancolie», qu’il décrit comme une «compagne de vie» qui «constitue une part de [son] âme». Il confie d’ailleurs retrouver ce sentiment dans la célèbre Chanson d’automne du poète français Paul Verlaine, dont il connaît par cœur les premiers vers.

    Méditant sur cette «longue vie» qu’il n’aurait «jamais pu imaginer» étant enfant, le pontife exprime sa reconnaissance pour tout ce que cette existence lui a offert et lève le voile sur certains remords. «Si quelque chose me manque, tout compte fait, c’est du temps pour corriger ce que j’aurais voulu faire autrement dans l’enfance», déclare-t-il.

    Tout au long du texte, le pape rappelle le rôle central qu’ont joué pour lui sa famille originaire du Piémont et de la Ligurie. Il parle longuement de sa grand-mère paternelle Rosa, membre de l’Action catholique, dont on apprend qu’elle a fréquenté dans sa jeunesse turinoise le bienheureux Pier Giorgio Frassati (que le pape canonisera cet été) et qu’elle exécrait le fascisme. Il lève le voile sur l’antimonarchisme de son grand-père Francisco, qui a combattu lors de la Première Guerre mondiale et qui considérait que le roi Victor-Emmanuel II avait sacrifié une génération dans un conflit sanglant et inutile.

    Confiant que la première langue qu’il apprit a été le piémontais, il se souvient aussi de sa grand-mère maternelle Maria, ancienne employée de maison chez des Parisiens émigrés à Buenos Aires. Elle lui a appris des chansons françaises «que je me surprends toujours à fredonner», rapporte-t-il.

    Dans les rues de Buenos Aires

    Le cœur du récit est plein de ces souvenirs d’enfance, au gré de rencontres avec des proches et anonymes de son quartier dans l’Argentine de l’après-guerre. En se remémorant ce pays où il n’est jamais revenu depuis son élection en 2013, il prend soin de rendre un hommage touchant au peuple argentin «pour lequel je prie chaque jour, celui qui m’a formé, m’a préparé puis offert aux autres».

    Ces souvenirs sont parfois inattendus, comme quand le pape raconte le destin de deux sœurs prostituées, «la Porota et la Cice» qu’il a vu changer de vie, telles des «Madeleine[s] contemporaine[s]», ou celui, plus tragique, de ce jeune garçon de 15 ans qu’il préparait à la première communion et qui a soudainement tué sa mère avec un couteau.

    Ces portraits, souvent savoureux – citons encore celui d’un prêtre chilien qui n’hésita pas à insulter ses paroissiens lorsqu’il monta en chaire -, servent ce grand récit initiatique, aux accents parfois dickensiens, du futur pontife.

    Une histoire avec des trous

    La seconde partie de l’ouvrage, qui propose une réflexion sur ses convictions profondes, fait le pont entre la jeunesse fondatrice du jeune Jorge Mario et le pontificat de François – notamment concernant des thèmes clés tels que son rapport aux dévotions populaires, à l’immigration, à la politique ou à la guerre. Pour nourrir sa réflexion, il fait dialoguer le jeune enfant qu’il a été et le vieux pape qu’il est devenu.

    Il faut cependant noter qu’entre ces deux âges, le récit est souvent interrompu. Les nombreuses années qui vont de sa nomination comme provincial des jésuites d’Argentine jusqu’au conclave de 2013 sont traitées très partiellement, son action épiscopale notamment étant en grande partie oubliée.

    Concernant son pontificat, François en défend le bilan, par exemple quand il décrit l’affaire financière de l’immeuble de Londres comme «douloureuse» et explique avoir dû prendre des décisions «pas faciles». Il s’agit d’une référence au procès qu’il a autorisé et qui a abouti en première instance à la condamnation à cinq ans et demi de prison de son ancien proche collaborateur, le cardinal Angelo Becciu.

    Le diaconat féminin encore «à l’étude»

    Au cours du récit, le pape évoque plusieurs questions d’actualité, par exemple celle du diaconat féminin «qui demande un grand discernement» et qui «reste ouverte à l’étude». Il exprime en outre son incompréhension du traditionalisme, qu’il décrit comme découlant souvent d’une «mondanité sectaire» et dont il moque le goût pour les «toilettes recherchées et coûteuses».

    L’ouvrage s’ouvre sur la mort prochaine du pontife. «Même si je sais qu’Il m’en a déjà beaucoup accordé, j’ai demandé une dernière fois une dernière grâce au Seigneur: prends soin de moi, que ce soit quand Tu le voudras, mais, tu le sais, je suis un peu douillet en ce qui concerne la souffrance physique… Donc s’il-te-plaît, qu’elle ne soit pas trop douloureuse», implore-t-il. (cath.ch/imedia/cd/lb)

    Joies et traumatismes de l’enfance, le pape se dévoile dans une nouvelle autobio

    13/01/2025

    Joies et traumatismes de l’enfance, le pape se dévoile dans une nouvelle autobio

    «Je continue à ressentir un amour identique, grand et intense» pour l’Argentine, assure le pape François dans sa nouvelle autobiographie.

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