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    En Turquie, Léon XIV souhaite une mobilisation sur l’écologie et le numérique

    Le dernier rendez-vous public de Léon XIV en Turquie avait à nouveau une teinte œcuménique: le pape a participé à la «Divine liturgie» – messe orthodoxe –, en l’église Saint-Georges du patriarcat de Constantinople, le 30 novembre 2025. Aux côtés du patriarche Bartholomée Ier, il a appelé catholiques et orthodoxes à se mobiliser pour affronter la crise climatique et le défi de la déferlante technologique.

    Au quatrième et dernier jour de son voyage en Turquie, Léon XIV s’est rendu dimanche matin dans l’église patriarcale d’Istanbul qu’il avait déjà visitée la veille. Il y a retrouvé le patriarche Bartholomée pour la fête de saint André, frère de saint Pierre et saint patron du patriarcat. Accueilli par l’assemblée en cours de liturgie, le pape a formulé ses vœux «de santé et de sérénité» au patriarche de 85 ans, le remerciant pour son accueil chaleureux. Les célébrations des 1700 ans du Concile de Nicée – événement qui a défini les bases de la foi chrétienne – les a réunis à plusieurs reprises ces jours-ci.

    L’unité des chrétiens, «l’une des priorités de l’Église catholique»

    Devant la riche iconostase aux moulures dorées, sous les lueurs des cierges et des candélabres, le pontife a tenu à conclure sa visite en Turquie en incitant les chrétiens à ne «pas revenir en arrière dans [l’] engagement pour l’unité», malgré les «malentendus et les conflits» du passé et les «obstacles» du présent. L’évêque de Rome a affirmé que la recherche de la pleine communion «dans le respect des différences légitimes» constitue «l’une des priorités de l’Église catholique».

    Pour l’accessibilité universelle des nouvelles technologies

    Dans son homélie, Léon XIV a exhorté les catholiques et les orthodoxes à collaborer pour répondre aux grands enjeux actuels, à commencer par la paix «en cette période de conflits sanglants». Le pape a évoqué ensuite «la crise écologique menaçante», incitant les fidèles des deux Églises à «promouvoir une nouvelle mentalité, dans laquelle chacun se sent gardien de la création». Un thème sur lequel l’implication du patriarche Bartholomée Ier a servi d’inspiration au pape François pour ses nombreuses initiatives en faveur de l’écologie.

    Cardinal Koch: 1700 ans du Concile de Nicée, opportunités et défis 1/5

    30/04/2025

    Cardinal Koch: 1700 ans du Concile de Nicée, opportunités et défis 1/5

    Le premier Concile œcuménique de l’histoire de l’Église s’est tenu à Nicée, en Asie mineure, en 325. 1700 ans plus tard, les questions doctrinales et disciplinaires que les quelque 300 évêques présents abordèrent ont encore un écho.

    Enfin, le troisième défi énuméré par le 267e pape concerne l’irruption des nouvelles technologies, «en particulier dans le domaine de la communication». Dans une optique positive, il a incité à œuvrer pour leur «utilisation responsable» et pour leur «accessibilité universelle», afin que ces avantages «ne soient pas réservés à un petit nombre de personnes et aux intérêts de quelques privilégiés».

    Dépasser les divisions orthodoxes

    Léon XIV a également mentionné le travail de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe, née à la suite du rapprochement entre Paul VI et le patriarche Athénagoras – qui ont levé les excommunications réciproques de 1054 entre les deux Églises. Il a encouragé le patriarche de Constantinople, considéré comme le primat des orthodoxes, à «tout mettre en œuvre pour que toutes les Églises orthodoxes autocéphales reprennent une participation active à cet engagement». Le monde orthodoxe est lui-même divisé, notamment avec la rupture de communion entre Constantinople et Moscou depuis 2018.

    Léon XIV rend hommage au « courageux témoignage chrétien du peuple arménien »

    Comme l’avaient fait ses prédécesseurs Paul VI (1967), Jean Paul II (1979) ou Benoît XVI (2006), le pape Léon XIV a salué, dans la matinée du 30 novembre, l’Église apostolique arménienne en sa cathédrale, à Istanbul. Il y a été accueilli par le patriarche arménien de Constantinople Sahak II Mashalian, avec lequel il a béni l’assemblée à l’unisson.

    Dans son bref message, le pontife a esquissé un hommage aux souffrances passées des Arméniens. Comme attendu, il n’a pas prononcé le terme de «génocide» pour qualifier la persécution des Arméniens perpétrée entre 1915 et 1923 sur le territoire de l’actuelle Turquie, et c’est seulement en filigrane qu’il a évoqué ce douloureux passé.

    «Cette visite m’offre l’occasion de remercier Dieu pour le courageux témoignage chrétien du peuple arménien au cours des siècles, souvent lors de circonstances tragiques», a sobrement déclaré le pape américain, arrivé dans la cathédrale arménienne à 9h30.

    «Génocide», un mot tabou

    En 2001, le pape Jean Paul II avait provoqué une crise diplomatique avec la Turquie en reconnaissant le génocide arménien dans une déclaration cosignée avec le patriarche arménien Garéguine II. En 2015, le pape François avait cité la déclaration de Jean Paul II à l’occasion d’une messe célébrée pour le centenaire du massacre, dans la basilique Saint-Pierre. La Turquie avait alors réagi immédiatement en rappelant son ambassadeur pour consultation. En 2015, au cours de sa visite en Arménie, le pontife argentin était revenu sur les massacres perpétrés sous l’Empire ottoman en utilisant le terme de «génocide».

    La situation des Arméniens en Turquie reste délicate. Hier, lors de la seule messe publique du pape à Istanbul, certains fidèles catholiques arméniens ne cachaient pas que le terme «génocide» était un mot «tabou» et «dangereux».

    Le vœu de l’unité des chrétiens

    Dans son message, Léon XIV a aussi rappelé l’objectif de son voyage en Turquie: commémorer le 1700e anniversaire du Concile de Nicée et «retrouver l’unité qui existait dans les premiers siècles entre l’Église de Rome et les Églises orientales anciennes».

    Devant les Arméniens, il a résumé sa méthode: «Nous devons nous inspirer de l’expérience de l’Église naissante pour rétablir la pleine communion, une communion qui n’implique ni absorption ni domination, mais plutôt un échange des dons que nos Églises ont reçus». Il a souhaité la reprise rapide du dialogue théologique entre l’Église et les Églises orthodoxes orientales.

    Au terme de son passage, le pape a béni une plaque commémorative gravée des dates des visites des papes sur place.

    Après quatre jours en Turquie, Léon XIV a quitté le pays pour se rendre au Liban, deuxième étape de son premier voyage apostolique. Son avion a décollé à 15h heure locale ce 30 novembre 2025, après une brève cérémonie d’adieu en présence d’une petite délégation du gouvernement turque, dont le ministre de la Culture et du Tourisme, Mehmet Nuri Ersoy. (cath.ch/imedia/hl/ak/rz)

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