Les soeurs bénédictines du monastère Mount Saint Benedict, dans le comté d'Erie, en Pennsylvanie, ont été récompensées pour leur courage civique par la National Association of Secretaries of State (NASS). Accusées de fraude électorale par des militants républicains, elles ont défendu leur bonne foi et dénoncé une fake news.
L’affaire remonte à l'élection présidentielle de 2024, les tensions étaient vives et les militants étaient à la recherche de fraudes. Un certain Cliff Maloney, activiste républicain a alors déclaré sur le réseau social X qu'un de ses militants faisant du porte-à-porte avait découvert une adresse à Erie, en Pennsylvanie, où il n'y avait aucun résident mais 53 électeurs inscrits, ajoutant qu'il ne laisserait pas «les démocrates compter les votes illégaux», rapporte le site catholique OSVnews.
Dénoncer les fakenews
Or il se trouve que l’adresse en question était celle du monastère Mont Saint Benoît où vivent 53 religieuses dûment inscrites sur les registres électoraux. Appréciant peu d'être accusées de fraude, les soeurs ont réagi en dénonçant vivement cette 'fakenews’.
L’affaire n’est pas passée inaperçue aux yeux de la National Association of Secretaries of State (NASS) qui a décidé de décerner aux religieuses le Margaret Chase Smith American Democracy Award 2025 récompensant les lauréats pour «leurs actes individuels de courage politique, leur caractère hors du commun et leurs actions altruistes dans le domaine du service public».
Pour une république libre
Fondée en 1904, la NASS est la plus ancienne organisation professionnelle non partisane de fonctionnaires aux États-Unis. Elle est composée des secrétaires d'État des États et territoires américains. L’association s’occupe entre autres de questions touchant la participation électorale, les procédures de vote, l’administration électronique, ou encore les archives gouvernementales.
«Les sœurs ont répondu de manière réfléchie à ces allégations sans fondement et ont profité de leur temps sous les projecteurs pour avertir le public qu'une république libre dépend [...] de citoyens perspicaces et consciencieux qui n'acceptent pas sans réserve les propos de quiconque dispose d'une plateforme sur les réseaux sociaux», a déclaré la NASS dans un communiqué. (cath.ch/osvnews/mp)