Dans un message diffusé ce 20 février 2026, le Saint-Siège adresse ses vœux à la communauté musulmane à l’occasion du ramadan. Ce texte, signé de la main du cardinal George Jacob Koovakad, préfet du dicastère pour le Dialogue interreligieux, insiste sur les convergences qui existent entre l’Islam et le christianisme, notamment la mission commune de «restaurer la paix dans notre monde blessé ».
La concordance de l’entrée en carême et du début du ramadan, le 18 février dernier, y est décrite comme une « convergence providentielle » par le prélat indien. Il rappelle la foi commune en un « Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes ».
« Nous – chrétiens et musulmans, avec toutes les personnes de bonne volonté – sommes appelés à imaginer et à ouvrir de nouveaux chemins par lesquels la vie peut être renouvelée », souligne le cardinal. Selon lui, cette « expérience partagée de l’épreuve », à l’occasion du carême et du ramadan, doit unir les communautés catholiques et musulmanes, tout comme la « mission sacrée de restaurer la paix dans notre monde blessé ».
Pour atteindre cet objectif, le cardinal Koovakad appelle à désamorcer les hostilités « à travers le dialogue, la pratique de la justice et la culture du pardon ». Il nourrit l’espoir que la « transformation intérieure » de chacun puisse être « le ferment d’un monde renouvelé, où les armes de la guerre cèdent la place au courage de la paix ».
Le 9 mars prochain, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, participera à une soirée baptisée « La table du ramadan », dans un hôtel romain, où il rompra le jeûne en compagnie du Cheikh Allahshukur Pashazade, grand mufti du Caucase. Cette année, la fin du ramadan aura lieu le 19 mars, à l’occasion de la fête de l’Aïd al-Fitr. (acth.ch/imedia/cz/mp)